Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs les représentants des forces de gendarmerie,
Mesdames et Messieurs, chers habitants de Desvres,
C’est avec un réel plaisir et je dirais même avec un profond sens des responsabilités que je suis aujourd’hui à Desvres pour l’inauguration de cette nouvelle caserne de gendarmerie. Cet équipement est important et pour la commune, et pour le territoire, également très important pour celles et ceux qui y vivent !
Dans un département comme le Pas-de-Calais, profondément attaché à ses communes rurales, la question de la sécurité ne peut jamais être secondaire. Elle est une condition essentielle de la tranquillité quotidienne, de la cohésion sociale et de l’égalité entre les territoires. Où que l’on habite, en ville, en centre-bourg ou en milieu rural, chacun doit pouvoir se sentir protégé, écouté et accompagné.
La gendarmerie joue ici un rôle fondamental. À Desvres et dans les communes environnantes, les gendarmes sont connus, identifiés, accessibles. Ils connaissent le terrain, les habitants, les réalités locales. Cette proximité est une richesse précieuse, que nous devons préserver et renforcer.
C’est dans cet esprit que le Département du Pas-de-Calais a choisi de s’engager financièrement dans ce projet à hauteur de 300 000 €. Cet engagement n’est pas un geste isolé. Il s’inscrit dans une politique départementale assumée, qui consiste à soutenir les communes et à accompagner les projets structurants, notamment en milieu rural. Nous savons que sans l’appui des collectivités, beaucoup de projets essentiels ne verraient tout simplement pas le jour.
Cette nouvelle caserne répond à plusieurs objectifs très concrets : elle offre d’abord aux gendarmes des conditions de travail modernes, adaptées aux exigences de leurs missions, elle leur permet aussi de gagner en efficacité, en réactivité et en disponibilité. Enfin, elle constitue un signal fort adressé aux habitants : ici, la République est présente et elle l’est durablement.
Je veux également souligner que ce projet est le fruit d’un travail collectif. Il n’aurait pas pu aboutir sans l’implication de l’État, de la communauté de Communes de Desvres-Samer, de la ville de Desvres, du bailleur qui s’est chargé de la construction, des services techniques, des entreprises mobilisées et bien sûr des forces de gendarmerie elles-mêmes. C’est cette capacité à travailler ensemble, dans le respect des compétences de chacun, qui fait la force de nos territoires.
Mesdames et Messieurs, à travers cette inauguration, le Département du Pas-de-Calais réaffirme une conviction forte : nos territoires ruraux méritent la même attention, les mêmes moyens et la même ambition que les autres. Investir dans une caserne de gendarmerie, ce n’est pas seulement investir dans un bâtiment ; c’est investir dans la sécurité, dans la confiance et dans l’avenir.
A ce propos Monsieur le Préfet, je profite de cet instant pour vous interpellez sur les projets d’implantation de nouvelles brigades à Marquion, Sauchy-Lestrée, Audinghen et Le Parcq très attendues par les maires et les habitants concernés.
Je veux enfin adresser un message de reconnaissance aux femmes et aux hommes de la gendarmerie. Leur engagement, souvent discret mais toujours essentiel, mérite notre respect et notre soutien. Le département restera à leurs côtés, comme il restera aux côtés des municipalités et des habitants qui font vivre ce territoire.
Je vous remercie de votre attention et souhaite longue vie à cette nouvelle caserne, au service de Desvres, de ses environs et de l’intérêt général.
Mesdames, Messieurs,
Nous avons aujourd’hui notre première séance plénière de l’année 2026 qui sera je pense intense et constructive.
2026 est une année aux multiples célébrations.
C’est notamment l’année du 90e anniversaire de la loi instaurant la 3ème semaine des congés payés négociée entre les syndicats et le Président Léon Blum, dans le cadre du Front Populaire et des accords de Matignon.
Au-delà de l’avancée sociale indéniable pour tous les travailleurs, cette loi marque le démarrage du tourisme populaire qui a profondément impacté notre département et particulièrement notre littoral.
C’est donc l’occasion de rendre hommage au sous-secrétaire d’Etat aux sports et aux loisirs du Front Populaire, Léo Lagrange, qui a porté cette loi de juin 1936 et a su prendre une série de mesures pour permettre aux ouvriers et leurs familles de réellement de profiter de ces congés supplémentaires.
Je pense notamment à ce tarif négocié de 40% avec les compagnies ferroviaires et la mise en place de trains spéciaux à 60% vers la mer. Dès la 1ère année 36 0000 billets sont aussi vendus. Dans ce contexte, vous comprendrez donc bien que cette année nos MERcredis de l’été auront une saveur particulière.
Mais les mesures Léo Lagrange se sont aussi des aides financières pour développer les Auberges de Jeunesse, passant là aussi en une seule année de 250 à 400, et une aide conséquente pour le développement des campings.
Aussi, le soutien que nous avons décidé ici pour la création de l’Auberge de Jeunesse portée par notre partenaire de l’Education Populaire, les Francas, à Saint-Laurent-Blangy, de même que nos Sacs Ados pour les jeunes ou les aides financières pour les 10 000 départs en vacances et à la rénovation des campings municipaux ont eux aussi un petit air de 1936 !
Alors bien sûr ce ne sont pas là des mesures relevant de nos politiques obligatoires mais l’égalité et la justice sociale méritent bien des concessions ; Ca aussi c’est l’héritage des accords de Matignon et du Front Populaire.
En 2026 nous célébrerons un autre anniversaire, celui du Festival de la Côte d’Opale qui aura 50 ans. Et 50 ans ce n’est pas rien pour un festival populaire et familial qui a vu passé les plus grands noms de la chanson française.
Les vieilles charrues de Carhaix ont 33 ans.
Les francofolies de la Rochelle ont 41 ans.
Les TransMusicales de Rennes, qui est bien un festival de musique trans-courants et pas autre chose, a lui 47 ans.
Autant dire que notre festival de la Côte d’Opale est un des plus anciens de France et mérite un éclairage à la hauteur.
Mais il n’est pas le seul à fêter son demi-siècle cette année puisque c’est aussi l’âge de notre journal mensuel l’Echo 62.
L’Echo 62 est le journal de tous les territoires du Pas-de-Calais et de tous ceux qui œuvrent au quotidien. Et de l’Echo Rural à aujourd’hui, ce sont des centaines de milliers de personnes dont l’action a pu être ainsi valorisée aux yeux de tous. Nous aurions tort de minimiser cette reconnaissance de ceux dont on ne parle pas souvent. Cela ne coûte pas bien cher au regard de son impact sur notre lien social.
Je tiens donc à rendre hommage à toute l’équipe du journal qui n’a de cesse d’aller à la rencontre de notre population, sous la conduite de son rédacteur en chef, Christian DEFRANCE, présent aujourd’hui dans notre hémicycle.
C’est bien évidemment l’occasion aussi d’évoquer la clairvoyance de notre ancien Président, Roland HUGUET, et la mémoire de celui qui a donné ce ton si particulier au journal, Jean-Yves VINCENT.
A cet égard, comme je vous l’avais annoncé en septembre dernier, le Prix départemental Jean-Yves VINCENT sera lancé ce mois-ci. Les 12-25 ans et les plus de 25 ans auront ainsi jusqu’au 30 juin prochain pour nous adresser leur création en vidéo ou par écrit décrivant « Leur Pas-de-Calais en 2050 : une aventure visuelle et poétique », que ce soit en français ou en picard/chtimi.
Je n’ai finalement qu’un regret, c’est d’évoquer L’Echo 62 au moment où nous avons appris l’arrêt de la chaîne régionale WEO, première chaine télévisuelle locale de France, avec laquelle nous avions l’habitude de travailler. C’est une bien mauvaise nouvelle pour la pluralité de la presse et la démocratie.
J’espère que la prochaine élection Présidentielle permettra d’avoir un débat enfin éclairé sur l’accès à l’information parce que la méthode qui consiste à affaiblir les médias du service public pour mieux concentrer la presse dans les mains de quelques milliardaires, ne peut mener qu’au pire pour la Démocratie.
Ce matin nous entamons donc notre séquence budgétaire avec ce débat entre nous pour définir les orientations sur lesquelles sera construit notre budget 2026.
Je dois dire que cet exercice ressemble de plus en plus à un numéro d’équilibriste tant nous sommes dans l’hypothèse et le potentiel.
Fort heureusement, il y a quelques données sur lesquelles nous pouvons construire et je pense notamment à l’état du marché de l’immobilier qui consolidera nos recettes. Mais nous avons aussi des incertitudes liées à la conjoncture économique comme nous le présentera notre Vice-Président aux finances Daniel MACIEJASZ.
A cet égard, puisque j’évoque le développement économique, il convient je pense de mesurer l’importance du virage industriel que notre pays est en train de prendre et qui impactera très largement notre région.
Il y a quelques jours, j’étais à la cimenterie Eqiom de Lumbres où la décarbonation du site est en route et offre de très belles perspectives. Je me réjouis également de cette décision tant attendue permettant d’étendre l’exploitation du gaz de mine sur notre territoire ; c’est une telle revanche sur l’histoire.
Nous pourrions aussi évoquer les plus de 1 400 emplois prévus à la Gigafactory ACC de Douvrin/Billy Berclau et la perspective de 20 000 emplois sur le territoire du Dunkerquois qui Impacteront positivement le Pas-de-Calais. Tout cela c’est de l’emploi durable pour notre population et moins de difficultés sociales à traiter pour notre collectivité.
Pour autant, cela ne doit surtout pas cacher les alertes sur d’autres secteurs industriels et sur d’autres territoires parce qu’il n’y a pas de « vases communicants naturels » comme on le dit parfois.
Je pense bien évidemment aux difficultés rencontrées par la cristallerie Arc France venant après les fermetures des papetiers du secteur Audomarois.
L’avenir de la population de l’Audomarois ne peut pas s’écrire ailleurs que dans l’Audomarois, c’est une évidence que nous devons collectivement rappeler.
Hormis la conjoncture économique, il y a une autre incertitude qui ne devrait pas exister et qui pourtant nous empêche d’avancer dans la sérénité ; C’est incapacité désormais chronique de voter le budget de la Nation dans des temps raisonnables. C’est tout simplement insupportable !
Insupportable pour les collectivités locales contraintes d’attendre et de faire des hypothèses. Mais insupportable aussi pour les forces vives de ce pays, les entreprises, les associations, qui ont besoin de stabilité et de perspectives.
Evidemment on ne peut pas toujours être en phase à 100% avec un budget proposé. C’est le principe même de la démocratie. Mais à toujours vouloir tout rejeter en bloc et par principe, à vouloir continuellement renverser la table, il devient très compliqué d’apporter des réponses pertinentes aux territoires, aux entreprises et aux familles.
Alors, puisque nous sommes à peine sortis de la période des vœux, j’espère donc que le sens de l’intérêt général et de la responsabilité puisse redevenir une valeur politique un peu mieux partagée.
La seconde partie de la matinée sera elle, consacrée à l’activité des sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais, présentée par le Président du Conseil d’Administration, Raymond Gaquère, et son directeur le Colonel Stéphane Contal.
Il faut souligner je pense la qualité du dialogue que nous entretenons avec les services de l’Etat, les Préfets successifs et l’Etat Major des Sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais. Tout cela se fait au bénéfice des soldats du feu, qu’ils soient professionnels ou volontaires et bien-sûr au bénéfice de la sécurité de notre population. C’est la démonstration de l’efficacité de la décentralisation et de la présence effective de la République dans les territoires.
Enfin, cet après-midi nous aurons à étudier 3 rapports importants consacrés à notre bilan en matière de développement durable, d’égalité entre les femmes et les hommes et sur le logement des jeunes.
Il y a je pense un fil conducteur à ces 3 rapports ; ce qui les relient c’est la nécessité de pouvoir corriger les inégalités et les écarts. C’est à ce prix qu’il est possible de faire société et sûrement pas en laissant faire « l’ordre naturel des choses » comme certains veulent nous le faire croire.
Moins d’action publique c’est mécaniquement moins de mesures d’égalité et nous savons que les plus fragiles et les classes moyennes en payent alors le prix fort. C’est aussi cela qu’il convient d’expliquer lorsqu’on parle de rationalisation budgétaire et de fiscalité.
Voilà pour le programme de la journée et je vous propose de démarrer nos travaux par la traditionnelle rétrospective vidéo des événements de ces dernières semaines dans le Pas-de-Calais. Nous recevrons ensuite la délégation qui s’est rendue au Ministère de l’Ecologie en décembre dernier pour défendre le dossier de renouvellement du label « Grand Site de France » pour le Site des 2 Caps.
Là aussi, il y a un fil conducteur entre le Grand Site des 2 Caps et tous les événements qui se produisent sur nos territoires, c’est l’attractivité grandissante de notre département du Pas-de-Calais.
Pour illustrer cela, il suffit de regarder les 3 week-end à venir dans ce mois de février avec 3 événements sportifs majeurs qui feront assurément la Une de l’actualité nationale : la Coupe Davis au Portel, l’Enduropale du Touquet Pas-de-Calais et le 1er meeting indoor d’athlétisme du monde à Liévin.
Je ne crois absolument pas que ce soit le fruit du hasard ! Tout cela c’est le fruit de l’engagement de nos élus locaux pour construire un Pas-de-Calais attractif et dynamique ; A l’arrivée c’est une image qui ne cesse d’évoluer positivement, avec des retombées économiques et par conséquent de l’emploi.
Je vous remercie.
Chères habitantes, chers habitants du Pas-de-Calais,
Chers partenaires, chers acteurs associatifs, économiques et institutionnels,
Mesdames, Messieurs,
Le début d’une nouvelle année est toujours un moment particulier. Un moment où l’on prend le temps de se retrouver, d’échanger quelques mots simples et de regarder à la fois derrière et devant nous.
Regarder derrière nous, parce que l’année 2025, comme celles qui l’ont précédée, n’aura pas été une année facile. Une année marquée par des incertitudes, des inquiétudes, parfois de la colère, mais aussi par de nombreux élans de solidarité et d’engagement.
Regarder devant nous, surtout, parce que 2026 doit être une année d’espoir, de clarté et de volonté collective.
Il est important de savoir d’où l’on vient, pour savoir où l’on va.
L’année écoulée nous l’a encore rappelé : le quotidien des habitants du Pas-de-Calais reste sous forte pression. La vie chère continue de peser lourdement sur les familles, les retraités, sur les jeunes. Le logement, l’accès aux soins, la mobilité, l’accompagnement du grand âge ou du handicap sont devenus pour beaucoup des difficultés s’ajoutant à d’autres.
Une année de tensions et de fractures. Fractures sociales, avec l’augmentation du coût de la vie et la précarisation de nombreuses familles. Fractures territoriales, lorsque l’accès aux services publics recule. Fractures démocratiques enfin, quand le doute s’installe sur la capacité de l’action publique à protéger et à rassembler.
Et pendant que beaucoup comptent chaque euro à la fin du mois, d’autres continuent d’accumuler des profits records, souvent sans contrepartie pour les territoires et l’emploi local. Une situation qui n’est ni juste, ni soutenable, ni acceptable.
Une année qui a été également rude pour les collectivités locales, confrontées à des contraintes financières de plus en plus lourdes. Et pourtant, notre territoire a tenu. Il a tenu grâce à l’engagement quotidien de milliers de femmes et d’hommes : élus locaux, agents publics, bénévoles associatifs, assistants familiaux, soignants, enseignants, travailleurs sociaux, forces de secours et la liste est longue.
C’est à eux que je veux rendre hommage avant tout.
En 2025, le Département a consacré plus de 88 millions € aux sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais et, malgré les difficultés financières, nous venons d’attribuer 2 millions € supplémentaires pour l’acquisition de méga-pompes et de matériel spécifique. Nous assumons ainsi plus de 65% du budget du SDIS ce qui est beaucoup plus important que dans les autres Départements. C’est un effort considérable pour la sécurité de nos concitoyens. Si en moyenne le financement du SDIS est de 48 € par habitant, dans le Pas-de-Calais il est de 61 €.
A compter de 2026, nous avons fait le choix de lancer le recrutement de 90 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires dans le département dans les 3 ans pour répondre aux besoins opérationnels.
En matière de sécurité et de protection, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux comme les conseillers départementaux de notre groupe qui agissent. Cet engagement de notre collectivité est bien évidemment une question de choix politiques assumés par notre Président Jean-Claude LEROY.
En 2025, nous consacrons 345 millions d’euros à la protection de l’Enfance ; c’est 20 millions d’euros de plus que l’année dernière où il y avait déjà eu 15,5 millions d’euros de plus que l’année d’avant. C’est un engagement conséquent de plus de 100 M€ sur 4 ans pour pouvoir gérer le quotidien de ces 7 000 enfants.
Mais ce qu’il nous manque ce sont des financements pérennes de la part de l’Etat pour ouvrir des solutions d’accueil nouvelles comme celles que nous avons commencé à développer. Il est indispensable de pouvoir traiter l’urgence quand tombe une décision de justice ; Indispensable aussi de pouvoir créer les conditions de l’évaluation avant d’orienter ces jeunes. Indispensable enfin d’avoir des solutions aux doubles vulnérabilités quand le handicap vient se mêler aux difficultés sociales.
La République prend un véritable risque en ne traitant pas cette problématique à la hauteur des besoins et il est de notre responsabilité à tous de ne pas toujours souffler sur les braises.
Ce travail sur l’enfance à protéger ne pourra pas non plus se faire sans un développement plus important de la prévention dans notre pays ; C’est la seule issue si nous ne voulons pas alimenter continuellement ce puits sans fond du curatif.
Dans ce contexte, nous voulons le dire clairement : le Département est plus que jamais un échelon politique essentiel. Essentiel pour la solidarité, essentiel pour l’égalité entre les territoires, essentiel pour la cohésion sociale. Et nous refusons qu’il soit affaibli, contourné ou réduit à une simple collectivité de gestion.
Dans le Pas-de-Calais, le Département agit chaque jour pour protéger l’enfance, accompagner les allocataires du RSA vers l’insertion, soutenir les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, maintenir des routes sûres, des collèges de qualité et des services sociaux de proximité. Cette action, nous la menons malgré des contraintes budgétaires de plus en plus lourdes, souvent décidées loin des réalités locales.
Face à l’asphyxie budgétaire, nous avons fait un choix clair : celui de ne pas renoncer à nos valeurs et à nos politiques.
La rigueur budgétaire est un sujet. Mais elle ne peut se faire sur le dos des plus fragiles, ni au détriment du lien social.
Nous assumons, aux travers de nos dispositifs, nos choix de toujours aider les plus fragiles. Car dire qu’il y aurait trop de solidarité, c’est méconnaitre la réalité de ce que vivent des milliers de familles de nos territoires. C’est oublier que derrière chaque dispositif, il y a des visages, des dispositifs, des parcours de vie parfois cabossés.
Et nous assumons d’autant plus notre rôle, face aux désengagements de l’Etat, qui en demande toujours plus aux collectivités locales. Le social est un investissement humain, qui évite les ruptures, les exclusions, les drames silencieux.
La solidarité ne peut pas être un mot vide : elle exige des choix politiques clairs et des financements à la hauteur des besoins.
2025 aura été également une année qui nous rappelle à nouveau l’urgence climatique. Dans le Pas-de-Calais, cela signifie très concrètement des évènements climatiques de plus en plus violents, des territoires fragilisés, des habitants durement touchés. Face à cela, nous ne pouvons ni nier, ni minimiser, ni repousser à plus tard. L’adaptation et la prévention doivent être au cœur de l’action publique.
Le Département agit en investissant dans la protection contre les inondations, en particulier avec les pompes grands capacités mis à disposition des Pompiers du Pas-de-Calais ; en entretenant et adaptant les infrastructures dont il a la charge ; Il investit dans les mobilités durables, les rénovations énergétiques de ses bâtiments et la préservation des espaces naturels.
Mais nous le disons clairement, la transition écologique ne se fera ni contre la population et notamment les plus fragiles ni contre les classes populaires. Elle doit être juste socialement, lisible et bénéfique pour l’emploi local.
Face à la crise climatique, nous affirmons également une conviction : la transition écologique ne doit pas être punitive ni injuste. Elle doit être pensée à hauteur d’habitants, dans nos collèges, nos mobilités du quotidien, la protection de nos territoires face aux inondations. L’écologie sans justice sociale n’est pas une réponse.
Un territoire qui vit est un territoire qui sait entretenir ce qui fait société. La culture, le sport, la vie associative, l’éducation populaire ne sont pas des « à-côtés ». Ils sont au cœur du vivre-ensemble. Ils créent de la rencontre, de la fierté collective, de la fraternité. Dans le Pas-de-Calais, nous avons cette force incroyable : celle d’un tissu associatif dense, engagé, solidaire, porté par des milliers de bénévoles. Sans, sans elles, notre territoire ne serait pas ce qu’il est. C’est pour cela que le Département continuera de les soutenir, de les accompagner, de les reconnaitre.
Une année qui a poursuivie l’ambition de la majorité d’aller vers, notamment au sujet de la jeunesse. Avec une grande consultation sur le sujet du logement, notre jeunesse a été écouté, et a nourrit nos réflexions, pour répondre à leurs besoins.
Trop souvent, nos jeunes entendent qu’ils vivront moins bien que leurs parents. Comme si cela devait être une évidence, une fatalité. Comment voulez-vous que ces jeunes, à qui l’on vend un avenir sombre, puisse espérer une vie stable.
Nous refusons cette idée. Nous refusons de dire à une génération entière qu’elle devra se contenter de moins, sans rien faire pour changer les choses.
L’éducation, l’accès à la formation, au logement, à la culture, au sport, à l’autonomie reste nos priorités.
Notre ligne politique est constante : refuser les inégalités, refuser les abandons, refuser les discours de division. Dans un contexte où les idées de repli et de stigmatisation progressent, nous réaffirmons notre attachement indéfectible aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.
Le Pas-de-Calais est une terre populaire, une terre de solidarité et de dignité. Nous voulons un Département qui protège, qui accompagne et qui donne des perspectives, notamment à sa jeunesse. Un Département qui croit en ses territoires, ruraux comme urbains, et qui ne laisse personne au bord du chemin.
En 2026, notre engagement sera total. Aux côtés de Jean-Claude LEROY, avec les élus locaux, les agents départementaux, les associations et l’ensemble des forces vives, nous continuerons à porter une politique de solidarité, de proximité et de justice sociale. Une politique fidèle à l’histoire du Pas-de-Calais et tournée vers l’avenir.
Permettez-moi, pour conclure, de vous adresser des vœux à la fois chaleureux et engagés : que 2026 soit une année empreinte de santé, de sérénité et d’espoir, pour vous et vos proches.
Très belle et solidaire année 2026 à toutes et à tous.
Ouverture par Jean-Claude LEROY
Président du Département du Pas-de-Calais
Mesdames, Messieurs,
C’est avec grand plaisir que je vous accueille ici au sein de notre hémicycle départemental pour cette table ronde consacrée à la laïcité.
Vous accueillir ici a une forme d’évidence.
Une première évidence déjà quand cet Hôtel du Département se trouve dans la rue Ferdinand Buisson. En plus d’être le cofondateur de la Ligue des droits de l’Homme et d’avoir été le Président de la Ligue de l’Enseignement, Ferdinand BUISSON est une grande conscience laïque de notre République.
Il est donc difficile de trouver une adresse plus appropriée pour vos travaux !
Mais, au-delà de l’anecdote, c’est toujours un plaisir d’accueillir les évènements organisés par la Ligue de l’Enseignement, et son Président Ludovic IDZIAK, parce que nous sommes de véritables partenaires.
Vous le savez sans doute mais le Pas-de-Calais est le seul Département des Hauts-de-France à accompagner financement les mouvements et associations d’Education Populaire ; C’est un véritable choix politique.
Par ce partenariat avec la Ligue, avec les Francas, l’AAE 62 ou les Foyers Ruraux, nous renforçons l’accompagnement des jeunes qui veulent s’engager et facilitons le quotidien de centaines de bénévoles associatifs.
Mais si nous tenons tant à ce partenariat c’est surtout parce que nous croyons à la pertinence de la démarche d’Education Populaire.
Une démarche qui se veut émancipatrice et qui permet, par l’Education, de lutter contre toutes les formes d’obscurantismes.
Alors vous serez toujours les bienvenus dans cette enceinte démocratique pour provoquer le débat et pour éclairer nos réflexions.
L’autre évidence tient au sujet de votre table ronde et à votre engagement pour la laïcité.
S’il y a bien un concept que tout le monde connait mais que personne ne sait expliquer simplement c’est bien celui de la laïcité ! Alors aucun temps d’explication ou de ré-explication n’est inutile.
Je me garderai bien ici d’en donner une définition mais peut-être puis-je vous dire pourquoi je suis très attaché à la laïcité.
Un attachement à ce qu’est l’héritage de Jean Jaurès et à la loi de 1905 qui ne peut pas être qu’une simple tolérance mais contient une véritable dimension d’égalité. C’est d’ailleurs la laïcité qui a permis d’instaurer l’ascenseur social ; Les enfants des familles les plus modestes recevant alors la même instruction et le même enseignement que celui des familles les plus aisés.
Une laïcité porteuse de progrès et d’émancipation aussi dans une véritable vision de la société. « Laïcité et démocratie sont deux termes identiques », disait d’ailleurs Jaurès dans son discours de castres.
Mais cette vision de la laïcité n’est pas toujours partagée et certains militent même pour une adaptation de la loi de 1905, au nom « d’accordements raisonnables » ou d’ouverture.
Personnellement j’ai plutôt tendance à penser comme Elisabeth BADINTER qui disait qu’à « chaque fois que l’on fait passer nos différences avant nos ressemblances, on met le doigt sur un processus d’affrontement ».
D’autres ont fait le choix d’instrumentaliser la loi de 1905 pour mieux stigmatiser, pour mieux discriminer. Or la laïcité ne saurait être un outil de division.
La grande leçon de la République démocratique et laïque dans laquelle nous évoluons c’est que l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers ; C’est aussi que ce qui confine à la sphère privée ne peut pas prendre le pas sur ce qui concerne le plus grand nombre, toujours au nom de l’intérêt général et du respect de chacun.
Etre attaché à la laïcité n’a rien contre les religions, nous le savons tous ici. C’est en réalité tout l’inverse parce qu’elle nous garantit un espace de liberté, d’égalité et de fraternité.
Mais comme le disais récemment Richard MALKA, « nous n’avons pas su transmettre le goût de la laïcité ». Nous devons collectivement reconnaître cet écueil.
Alors je vais écouter avec grand intérêt vos travaux et je suis persuadé que nous sortirons d’ici beaucoup mieux armé pour faire ce travail d’explication sur la laïcité, notamment auprès des plus générations. Un travail nécessaire, un travail indispensable dans une République plus apaisée.
Pour ouvrir cette séance je vais vous demander de vous lever afin que nous puissions rendre hommage à Mathieu CORNU, jeune sapeur-pompier de la caserne de Marquise.
C’est effectivement avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Mathieu CORNU alors qu’il s’était arrêté pour porter spontanément secours aux victimes d’un carambolage sur l’Autoroute A16, entre Calais et Boulogne-sur-Mer.
Mathieu avait fait du soutien aux autres le fil conducteur de sa vie. Engagé comme jeune sapeur-pompier à 14 ans au centre de secours de Marquise, il a confirmé cet engagement en devenant sapeur- pompier volontaire dans ce centre qui l’a vu grandir. Il est l’incarnation de ce qu’il y a de meilleur dans la République.
Ce matin du 24 novembre, Mathieu avait pris la route pour aller prendre sa garde… Une route qui s’est tragiquement arrêtée.
A sa famille, à ses proches, à la corporation des sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais nous réitérons nos plus sincères condoléances.
(instant de silence)
Mesdames, Messieurs,
Nous ouvrons donc cette séance plénière qui sera dense et rythmée.
Nous commencerons tout d’abord par la présentation du livre blanc « Jeunesse et Handicap » qui s’est notamment nourri d’une rencontre au Parc Départemental d’Olhain particulièrement intéressante.
Je tiens d’ailleurs à remercier l’ensemble de nos vice-Présidentes et Vice-Présidents ainsi que les services départementaux pour cette manière désormais largement développée de travailler en transversalité.
Ce travail en transversalité a par exemple été développé dans nos collèges sous l’angle « Culture et Education » et il y a quelques jours, c’est un temps d’échange sur le logement et les jeunes qui a été organisé au sein de cet hémicycle. C’est donc bien en croisant nos politiques publiques que nous pouvons apporter les réponses les plus pertinentes. Parce que les problèmes et les difficultés rentrent rarement dans une seule case.
C’est d’ailleurs la méthode que nous avons adoptée depuis plusieurs années au sujet de l’insertion. Comment pourrions-nous favoriser durablement l’emploi si nous ne réglons pas les problèmes de santé, les problèmes de transport ou les problèmes de garde d’enfants ?!
Et puisque le Premier Ministre, Sébastien LECORNU, a souhaité consulter les Présidents des Conseils départementaux sur un nouvel acte de décentralisation, c’est un des points sur lesquels j’ai souhaité insister.
Rien ne serait pire que de cantonner les Départements à n’être qu’une collectivité de l’aide sociale, sans action globale et spécifique, sans nous permettre en parallèle de lever des freins.
Nous savons parfaitement ce qu’il faut faire pour que cela fonctionne ! Vous en avez d’ailleurs de multiples exemples dans ce document marquant un point d’étape de notre Projet de mandat.
Ce document montre combien nous avons agi, modifié, innové, travaillé pour que la population du Pas-de-Calais et nos partenaires puissent obtenir des solutions concrètes et souvent novatrices.
Tout à l’heure, plusieurs de nos partenaires viendront nous dire comment ils ont vécu certaines de ces nouvelles procédures développées dans ce projet de mandat. Ce sont des témoignages précieux pour pouvoir faire évoluer notre action et la réinventer au besoin.
Parce qu’effectivement, nous n’avons certainement pas besoin d’une énième réforme territoriale qui vienne nous dire ce que nous devons faire, ni comment nous devons le faire. La seule question utile c’est de savoir de quels moyens pérennes allons-nous disposer pour mener à bien notre action !
Je ne prendrai qu’un seul exemple pour illustrer mon propos avec notre compétence sur l’enfance à protéger.
Nous sommes tous capables de faire des constats et de mettre en lumière des difficultés.
Oui il y a des enfants déstructurés, parfois violents, souvent perdus dans leur évolution, en proie à de nombreuses dérives.
Oui il y a des fragilités multiples avec des réponses parfois inadaptées.
Oui il y a une difficulté majeure de recrutement aussi bien dans les structures d’hébergement que l’accueil à domicile.
Mais pensez-vous un seul instant que c’est en recréant la DDASS d’antan que les problèmes vont se régler ?
Pensez-vous que c’est en atomisant la psychiatrie dans notre pays que nous trouverons des solutions d’accompagnement ?
Pensez-vous que c’est en pointant continuellement et uniquement les problèmes que le métier d’éducateur sera valorisé et que nous trouverons de nouvelles familles d’accueil ?
Parce que oui il y a aussi de très belles réussites et surtout un véritable engagement de tous qui mériterait un minimum d’éclairage.
En 2025, nous consacrons 345 millions d’euros à la protection de l’Enfance ; c’est 20 millions d’euros de plus que l’année dernière où il y avait déjà eu 15,5 millions d’euros de plus que l’année d’avant.
C’est un engagement conséquent de plus de 100 M€ sur 4 ans pour pouvoir gérer le quotidien de ces 7 000 enfants.
Mais ce qu’il nous manque ce sont des financements pérennes de la part de l’Etat pour ouvrir des solutions d’accueil nouvelles comme celles que nous avons commencé à développer. Il est indispensable de pouvoir traiter l’urgence quand tombe une décision de justice ; Indispensable aussi de pouvoir créer les conditions de l’évaluation avant d’orienter ces jeunes. Indispensable enfin d’avoir des solutions aux doubles vulnérabilités quand le handicap vient se mêler aux difficultés sociales.
La République prend un véritable risque en ne traitant pas cette problématique à la hauteur des besoins et il est de notre responsabilité à tous de ne pas toujours souffler sur les braises.
Ce travail sur l’enfance à protéger ne pourra pas non plus se faire sans un développement plus important de la prévention dans notre pays ; C’est la seule issue si nous ne voulons pas alimenter continuellement ce puits sans fond du curatif.
A cet égard, je voudrais rappeler que nous fêtons cette année les 85 ans de la PMI et c’est l’occasion de rendre hommage à tous ces professionnels qui dépistent les problèmes dès le plus jeune âge ; l’occasion de rappeler aussi que ce que nous faisons pour l’éducation dans les collèges, les écoles maternelles, dans nos Maisons des Ados, dans les MDS avec nos travailleurs sociaux…
C’est là que doit se faire la différence, en repérant, en accompagnant et en corrigeant dès le plus jeune âge.
C’est en tout cas l’option que nous avons prise ici avec un engagement plus important qu’ailleurs, comme me l’ont récemment confirmé des responsables de la Banque Postale.
Dans cette étude sur les Départements de plus d’un million d’habitants qui nous a été présentée, le Pas-de-Calais apparaît clairement comme un de ceux faisant le plus sur le volet éducatif des collèges.
C’est aussi le même constat concernant le Service Départemental d’Incendie et de Secours avec un financement constamment en hausse quand les autres baissent. Si en moyenne le financement du SDIS est de 48 € par habitant, dans le Pas-de-Calais il est de 61 €.
Cet engagement de notre collectivité est bien évidemment une question de choix politiques assumés.
Je ne parle pas des choix faciles qui voudraient que l’on fasse toujours mieux avec toujours moins. Je parle de choix éclairés et de choix partagés.
Faire des choix éclairés suppose que nous connaissions parfaitement la situation face à laquelle nous devons agir.
Tout à l’heure, nous recevrons Nathalie DELATTRE et Olivier PUCHER de l’INSEE des Hauts-de-France. Ils nous présenteront un panorama de ce que devrait être la démographie dans le Pas-de-Calais pour les années à venir. Ce sont des données essentielles pour que nous puissions adapter nos actions pour l’enfance, pour les collégiens, pour les familles et pour les personnes âgées.
Il y a là de véritables défis à relever, nous le savons bien.
Mardi dernier, la Cour des Comptes a d’ailleurs rendu un rapport particulièrement intéressant, que je vous engage à lire, sur les conséquences de la baisse de la natalité et du vieillissement de la population sur les finances publiques. Vous imaginez bien que les besoins vont être considérables !
Et ce sont ces questions-là qu’il serait bon de voir abordées à l’Assemblée Nationale, dans un climat apaisé et propice aux projections, pour pouvoir avancer sur les ressources à trouver.
Et cela ne veut d’ailleurs pas forcément dire une fiscalité toujours plus lourde pour les classes moyennes mais de vrais choix à opérer, beaucoup plus égalitaires.
L’INSEE ne dit pas autre chose dans une nouvelle fois une étude de l’INSEE de la semaine dernière indiquant que près de la moitié de la rentrée d’argent des 40 000 foyers les plus favorisés de notre pays provient des placements financiers, des dividendes et des intérêts des contrats d’assurance vie.
C’est donc bien la part de la rente qui ne cesse de progresser dans notre pays au détriment de l’appareil productif et des salaires.
Il y a là de quoi nourrir une réflexion et surtout remettre de l’égalité au profit des plus en difficulté et des classes moyennes.
Dans la mesure où cela impacte nos recettes, nous sommes tout à fait légitimes pour prendre position et nous aurons toute latitude à le faire lors de notre Débat d’Orientation Budgétaire au début de l’année.
Mesdames, Messieurs les Parlementaires,
Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux, chers collègues,
Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,
Monsieur le Directeur départemental, Mon Colonel (ou son représentant)
Messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames, Messieurs les Officiers, Sous-Officiers, Caporaux et Sapeurs,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,
Mesdames et Messieurs,
C’est toujours un moment particulier d’assister à la Sainte-Barbe, ce rendez-vous annuel qui incarne à la fois la tradition, la cohésion et la reconnaissance.
Reconnaissance d’un engagement qui ne faiblit jamais, d’une solidarité qui ne s’éteint pas et d’un esprit de service public qui mérite l’admiration de tous.
Pour commencer, permettez-moi tout d’abord d’excuser « le Président du Conseil départemental et le Président du Conseil d’Administration du SDIS du Pas-de-Calais » qui n’ont pas pu se joindre à nous et que j’ai l’honneur de représenter aujourd’hui.
Je souhaite, avant de poursuivre, remercier « les élus locaux et les parlementaires » pour leur présence et aussi saluer chaleureusement l’ensemble des sapeurs-pompiers du centre d’incendie et de secours de «XXXXXXXXX », pour leur disponibilité, leur professionnalisme et leur dévouement quotidien au service des habitants du Pas-de-Calais.
La Sainte-Barbe n’est pas seulement une fête ; C’est un moment de recueillement, de reconnaissance et de gratitude.
Elle nous rappelle que derrière chaque intervention, chaque sirène, chaque uniforme, il y a des femmes et des hommes profondément attachés à la vie des autres, prêts à se mobiliser à tout instant pour secourir, protéger et sauver.
Dans le Pas-de-Calais, ces valeurs de fraternité et de service public sont profondément ancrées. Elles s’expriment à travers votre engagement quotidien, parfois au péril de votre vie, toujours avec le même sens du devoir. En ce moment solennel, j’ai une pensée émue et particulière pour nos sapeurs-pompiers qui ont été blessés cette année dans l’accomplissement de leur devoir. Mes pensées vont aussi à tous les sapeurs-pompiers de notre pays, blessés ou décédés en service.
Une pensée évidemment toute particulière et émue pour ce jeune sapeur-pompier volontaire du Centre d’Incendie et de Secours de Marquise qui a perdu la vie, le 24 novembre dernier, alors qu’il s’était arrêté pour porter assistance après de multiples accidents sur l’Autoroute A16, non loin de Boulogne-sur-Mer. A sa famille, à ses proches, à ses collègues nous réitérons nos plus sincères condoléances.
Notre département a connu, ces dernières années, des épreuves difficiles : inondations, tempêtes, et autres évènements climatiques d’ampleur exceptionnelle. Parce que le dérèglement climatique est là et il faut bien y faire face. À chaque fois, vous avez répondu présents.
Grâce à votre professionnalisme, à votre courage et à votre sang-froid, des vies ont été sauvées, des biens préservés et des drames atténués.
Votre engagement prend tout son sens dans un département comme le nôtre, marqué par son histoire, par ses paysages contrastés et par sa densité humaine.
Qu’il s’agisse du littoral, des collines de l’Artois ou encore du bassin minier, partout, les habitants savent qu’en cas de détresse, les sapeurs-pompiers seront là.
C’est pour cette raison que le Conseil départemental, aux côtés de l’État, des intercommunalités et des communes, continue d’investir dans les équipements, les formations et les infrastructures nécessaires à votre mission.
Car la sécurité de nos concitoyens n’a pas de prix.
L’année 2025 marque un tournant important, avec l’arrivée du nouveau directeur, la réorganisation des services, l’affirmation d’une nouvelle identité graphique et surtout l’avancement ou la concrétisation des projets infrastructures. Ainsi, nous avons eu le plaisir :
Pour 2026, de nombreux projets de construction ou de rénovation sont d’ores et déjà programmés : la construction du Centre d’Incendie et de Secours de Frévent, les travaux du CTA-CODIS, ainsi que des travaux de remise aux normes environnementales et réglementaires de bâtiments existants, afin de garantir sécurité, performance énergétique et conformité aux exigences actuelles.
Parallèlement, notre engagement s’illustre également par un investissement pérenne dans les équipements et matériels roulants. Il s’agit d’assurer la sécurité optimale de nos sapeurs-pompiers et garantir la meilleure protection possible de la population Pas-de-Calaisienne, tout en nous préparant aux défis futurs.
C’est pourquoi, cette année, le SDIS du Pas-de-Calais, avec la participation du Conseil départemental, de l’Etat, de l’Agence de l’eau et de la Région, a acquis des pompes de grande capacité, parfaitement adaptées aux risques croissants de notre territoire.
Autant d’initiatives qui traduisent une volonté : améliorer vos conditions de travail et renforcer la sécurité de nos concitoyens.
Et parce qu’un service efficace repose d’abord sur des femmes et des hommes, le Président du Conseil départemental, avec le Président du Conseil d’Administration du SDIS, ont acté récemment le recrutement de 90 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires sur trois ans.
C’est un engagement fort, dans un contexte budgétaire contraint, mais c’est aussi un choix : celui de la sécurité et de la solidarité avant tout.
J’en profite également pour mettre en avant le rôle fondamental et la vitalité du volontariat dans notre département.
Département qui dénombre plus de 3 200 sapeurs-pompiers volontaires, dont la fidélisation et la reconnaissance restent une priorité. Je souhaite ainsi remercier toutes celles et ceux qui ont participé aux travaux des Assises du Volontariat, lesquels ont permis de réfléchir et de proposer des mesures concrètes pour mieux soutenir et valoriser nos sapeurs-pompiers volontaires.
Nous devons encore faire plus pour susciter des vocations, notamment chez nos jeunes générations, dont la passion et l’enthousiasme sont une promesse pour l’avenir.
Mais être sapeur-pompier aujourd’hui, c’est aussi affronter une réalité parfois difficile.
Celle d’interventions toujours plus complexes, celle d’une intensité opérationnelle croissante, et malheureusement parfois, celle des violences et incivilités subies en pleine mission.
Je terminerais en réaffirmant ici toute notre solidarité et notre détermination à faire en sorte que chaque agression soit sanctionnée avec la plus grande fermeté.
Aucune violence envers un sapeur-pompier ne peut être accepté.
À travers cette cérémonie de Sainte-Barbe, c’est toute une communauté qui se rassemble pour dire merci, pour partager une fierté commune et pour consolider la valeur de l’engagement au service des autres.
Au nom du Président du Conseil départemental et du Président du Conseil d’Administration du SDIS du Pas-de-Calais, je vous redis toute notre admiration, toute notre reconnaissance et tout notre soutien.
Vive la Sainte-Barbe et vive les sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais !
Monsieur le Président du conseil d’administration du SDIS,
Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux,
Mesdames, Messieurs les administrateurs du SDIS du Pas-de-Calais,
Monsieur le Président de la communauté de communes des Campagnes de l’Artois,
Monsieur le maire d’Avesnes-le-Comte,
Mesdames et messieurs les élus, chers collègues,
Monsieur le directeur départemental,
Messieurs les représentants des corps constitués,
Monsieur le chef du groupement territorial Est,
Mesdames et messieurs les officiers, sous-officiers, caporaux et sapeurs,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,
Je tiens tout d’abord à remercier Monsieur le Président du conseil d’administration du SDIS, Raymond Gaquere, pour son implication au quotidien afin de vous offrir les meilleures conditions d’exercice de vos missions au service des habitants du Pas-de-Calais. Avec son accord, je m’exprimerai en nos deux noms.
C’est toujours une grande joie pour moi d’assister à la naissance d’un équipement public, cela l’est encore plus aujourd’hui avec l’inauguration de l’extension du Centre d’Incendie et de Secours d’Avesnes-le-Comte.
Un équipement de secours, au-delà de sa vocation technique et professionnelle, est, au même titre qu’une gendarmerie, un commissariat ou une trésorerie, un symbole de la présence de la République sur les territoires.
Cette inauguration symbolise la volonté de faire coïncider la modernité des moyens des sapeurs-pompiers avec l’exemplarité des actions qu’ils mènent chaque jour. Les conditions de vie et de travail des sapeurs-pompiers doivent être à la hauteur de leur engagement au service de nos concitoyens.
Dans ce département qui a été fortement impacté par les inondations de 2023 et 2024, nous avons besoin de repenser nos dispositifs et nos modes d’intervention. C’est la raison pour laquelle nous avons acquis, avec le concours de l’État et de l’Europe, des pompes de très grandes capacités. Les sapeurs-pompiers se forment actuellement au maniement de ces nouveaux équipements qui seront stationnés dans différentes casernes du département afin de permettre une intervention optimale.
Dans cette perspective, l’amélioration des équipements et installations est une exigence d’efficacité autant qu’une marque de reconnaissance.
C’est bien ce que nos concitoyens attendent des pouvoirs publics : leur garantir la sécurité en tout point du territoire. C’est ce que nous faisons aujourd’hui à Avesnes-le-Comte, dont je salue le Maire, Sébastien Bertout, dans une communauté de communes rurale, tout comme à Hucqueliers il y a quelques semaines où nous avons procédé à la pose de la première pierre de l’extension, et c’est ce que nous avons fait très récemment à Boulogne-sur-Mer dans le monde urbain. Car, dans le département du Pas-de-Calais, que ce soit en matière d’éducation avec les collèges ou de sécurité avec les sapeurs-pompiers, il n’y a pas de territoire oublié.
Le CIS d’Avesnes-le-Comte est un centre composé majoritairement de sapeurs-pompiers volontaires. À l’heure où le volontariat est au cœur des débats nationaux de la sécurité civile, il est essentiel de reconnaître et de fidéliser nos sapeurs-pompiers volontaires.
Préserver le modèle français du volontariat constitue un enjeu majeur : en France, les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des effectifs.
La fidélisation et la reconnaissance reposent notamment sur de bonnes conditions d’exercice et de vie en caserne. Ce nouveau centre sera un bel outil, offrant des espaces de formation, de convivialité et de cohésion adaptés aux besoins d’aujourd’hui. Implanté au cœur des Campagnes de l’Artois, ce centre moderne et ouvert préservera et encouragera l’engagement citoyen.
Cet investissement symbolise l’attachement des élus et des autorités au maillage territorial de proximité, indispensable en zones rurales pour garantir une capacité d’intervention rapide. Il renforce aussi la vitalité du volontariat et le sentiment d’appartenance à la grande famille des sapeurs-pompiers.
Alors, évidemment, la question budgétaire est au cœur des débats, et il est normal que chacun puisse prendre sa part dans la nécessaire réduction des déficits publics. C’est une question de responsabilité.
Mais chacun doit aussi comprendre que les sapeurs-pompiers, au même titre que les forces de l’ordre ou l’école, c’est la République en acte dans les territoires.
C’est la raison pour laquelle, dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, le Département a souhaité maintenir l’effort pour les sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais à hauteur de 85 millions d’euros dans ce budget 2025. C’est un équilibre difficile à obtenir.
C’est la raison pour laquelle, aussi, nous avons décidé de procéder au recrutement de 90 sapeurs-pompiers professionnels sur 3 ans afin de répondre à l’objectif du document opérationnel.
En matière de sécurité, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui trouvent les solutions pour la vivre, sans bruit mais avec responsabilité.
Mesdames, messieurs, en votre présence, je me permets de rendre hommage à l’ensemble des sapeurs-pompiers pour leur dévouement auprès de la population, mais aussi, on les oublie parfois, aux personnels administratifs et techniques des services de secours dont l’engagement garantit le fonctionnement opérationnel des unités. Comme moi, nos concitoyens savent combien vous êtes fiers de votre engagement et combien vous êtes soucieux de l’intérêt public. Ils admirent votre courage, votre désintéressement et votre esprit de sacrifice.
Votre exigeante devise, “courage et dévouement”, nous rappelle vos valeurs autant qu’elle vous honore.
Je vous remercie pour votre attention.
ELEMENTS DE LANGAGE
Mesdames, Messieurs,
Je suis honorée de représenter ce jour le Président du Conseil Départemental Jean Claude Leroy.
En qualité de Vice-Présidente, Enfance Famille et Protection Maternelle et Infantile, je suis très contente d’être parmi vous ce soir, et de prendre la parole avant la présentation de cette pièce de théâtre qui traite de manière très sincère et originale, la parentalité. Thématique qui me tient à cœur.
La prévention est une de nos priorités et relève de la compétence des départements. Elle s’inscrit dans les missions de la Protection de l’Enfance.
Je tiens à remercier « Avenir des Cités » Service de Prévention Spécialisée qui est un acteur incontournable pour ce travail de prévention.
Merci au groupe de mamans auteures qui sont de retour avec un second livre qui s’intitule Fête des Gosses 2.
Les enfants de Madame H sont devenus des ados avec leurs problématiques : crise d’ado, puberté, sexualité, bêtises, réseaux sociaux, chagrins d’amour… Mais il y a aussi la crise de la quarantaine de la maman : suis-je encore dans le coup ? Quel est mon avenir ?
Merci à la compagnie « la belle histoire » qui poursuit leur apprentissage de la scène et de la mise en scène.
Comme pour le premier volet, ces mamans sont aussi accompagnées par le service de prévention spécialisée Avenir des Cités de Harnes et l’association Colères du présent d’Arras. Le projet a été financé par la CAF du Pas-de-Calais dans le cadre des ateliers autour de la parentalité avec le soutien financier de la ville de Harnes, du bailleur SIA Habitat et du Département.
Je ne vais pas en dire plus et rester brève dans mes propos en vous souhaitant une bonne pièce à toutes et tous.
Mesdames, Messieurs,
C’est avec une grande fierté que je me tiens devant vous aujourd’hui pour représenter Jean-Claude Leroy, Président du Département, lors de cette inauguration si attendue. La réhabilitation de l’école Charles Desavary est un moment important pour notre communauté, car elle marque notre engagement envers l’éducation de nos enfants et leur bien-être.
Aujourd’hui, nous célébrons un projet ambitieux qui vise à transformer cet établissement en un lieu de vie et d’apprentissage moderne, confortable et économe en énergie. Comme nous le savons tous, l’école est bien plus qu’un simple bâtiment ; c’est un espace où nos enfants découvrent le monde, développent leurs compétences et tissent des liens précieux. Je suis convaincue que la qualité des infrastructures joue un rôle clé dans leur épanouissement.
Monsieur le Maire, votre détermination, ainsi que celle de votre équipe municipale, a permis de donner vie à cette réhabilitation. Grâce aux travaux réalisés, vous allez améliorer le confort des élèves et des enseignants tout en réduisant l’empreinte énergétique du bâtiment. Avec une économie d’énergie estimée à plus de 52 % et une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 65,5 %, ce projet est un pas significatif vers un avenir plus durable.
Les travaux réalisés, tels que l’isolation thermique des façades, le remplacement des menuiseries extérieures et la mise en place d’un éclairage intérieur LED, témoignent de votre volonté d’offrir aux enfants un cadre d’apprentissage de qualité. Chaque euro investi dans l’éducation est un investissement dans notre avenir collectif.
Je ne peux pas oublier de mentionner le soutien essentiel du Conseil Départemental, qui a accordé une subvention de 125 000 euros dans le cadre du Fonds Départemental de Solidarité Urbaine. Ce soutien, couplé à d’autres financements, démontre notre engagement commun à garantir à chaque enfant des conditions d’apprentissage optimales, quel que soit leur lieu de vie.
Je vous invite tous à vous approprier ces nouveaux espaces. Que ce soit dans les salles de classe, les sanitaires rénovés ou les espaces communs, faisons de cette école un lieu où les rires, les échanges et les apprentissages permettront de s’épanouir pleinement.
Je vous remercie de votre attention et de votre engagement quotidien au service de nos enfants et de notre communauté. Ensemble, continuons à bâtir un avenir meilleur pour tous.
Maryse Cauwet.
Proposition des points d’interventions :
Introduction du propos
Chers collégiens, cette journée est la vôtre. Le Conseil départemental du Pas-de-Calais est très attaché à votre réussite et à votre épanouissement pour lesquels il s’engage au quotidien.
Plutôt que de ne rien faire face aux problèmes environnementaux, sociaux ou économiques actuels parce que l’on se sent impuissant ou que l’on pense que la solution doit venir des autres, on peut agir avec ses compétences, à son échelle… Et même si pris isolement nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent. Et bien comme la légende du Colibri : demain, après-demain « Je le sais, mais je prends ma part. »
Ce séminaire énergie s’inscrit pleinement dans une démarche à la fois écologique, économique et socialement responsable.
Cette journée conjugue et convoque notre volonté de sobriété énergétique, de réduction de l’empreinte carbone, de valorisation du patrimoine et de l’impact social direct, en parfaite cohérence avec les orientations politiques en matière de sobriété foncière, de résilience climatique et de transition écologique adossées à ce temps d’échanges sur les bonnes pratiques d’usage pour la communauté éducative.
J’ai souhaité cette journée départementale collège et énergie pour que nous puissions prendre ensemble des temps de réflexion. Mesurer nos usages en matière de sobriété énergétique. Partager nos différentes expériences, et je pense que nos échanges seront riches et que nous trouverons des moyens d’optimiser au mieux les défis qui sont les nôtres pour une transition énergétique efficiente.
Aujourd’hui, il est évident qu’agir pour le climat passe par un changement profond de pratiques, à titre individuel bien sûr, mais surtout à titre collectif et notamment dans le champ professionnel. De tels changements requièrent de l’information pour améliorer la connaissance des phénomènes observés, une sensibilisation pour accroître la prise de conscience, de la formation pour s’adapter aux changements, bref, un accompagnement de tous.
Depuis de nombreuses années, le Département s’emploie à agir pour préserver la biodiversité, encourager les mobilités douces et une alimentation durable, diminuer ses consommations d’énergie…
Tendre vers une gestion optimisée et respectueuse de l’environnement. Agir sur le climat passe par un changement profond des pratiques, à titre individuel et surtout collectif. La sobriété est au cœur de la gestion des collèges, tant sur le plan énergétique que dans l’utilisation des ressources. Il s’agit de construire et de faire vivre des collèges exemplaires en matière d’écologie.
De maîtriser la consommation d’eau et d’énergie : Pour votre bonne information, nous avons réparti le nombre de collèges suivant leur consommation énergétique
Nous avons mis en application un Plan de Sobriété Numérique : Le parc numérique départemental est constitué de plus de 45 000 équipements numériques courants hors réseaux (écrans, ordinateurs portables et fixes, vidéoprojecteurs, tablettes, téléphones, réseaux), dont les 2/3 sont répartis dans les 125 collèges départementaux.
Le Département a mis la lutte contre le changement climatique au cœur de sa politique, notamment à travers l’ambition 6 du Pacte des Solidarités Territoriales qui prévoit de « prendre en compte les enjeux climatiques dans les politiques départementales », en faisant « du Département une collectivité exemplaire en faveur du climat » qui « doit agir pour lui-même en s’imposant des engagements en faveur du climat particulièrement ambitieux ».
Prendre conscience de l’impact des politiques départementales est la première marche permettant d’améliorer les pratiques et d’enclencher un cercle vertueux pour la planète. Lors des forums organisés pour les ATTEE juste avant l’été par la DEC, j’ai pu constater combien il était important de sensibiliser nos agents sur ces questions.
La limitation des effets du réchauffement climatique passe ainsi par une véritable révolution des consciences. Le Département, dans le cadre de ses politiques volontaristes auxquelles il n’a pas renoncé à la différence d’autres collectivités, contribue résolument à faire de nos collégiens de véritables éco-citoyens conscients du changement global en cours et agissant pour rendre le monde d’aujourd’hui plus habitable et notre futur plus désirable.
A travers notre partenariat éducatif, nous incitons au concept de Co-éducation au développement durable : organisation d’ateliers, de campagnes de sensibilisation avec des partenaires.
Education à la citoyenneté : développement du sens critique, de la responsabilité et de l’engagement des élèves face aux défis du monde contemporain. « Changer les comportements et répondre aux défis du développement durable » nous confions à notre partenaire Eden 62 le soin de mener une démarche pluriannuelle d’étude et de préservation de la biodiversité autour et au sein des collèges. 32 collèges sont engagés dans cette démarche pour l’année scolaire 2025/2026. C’est en connaissant mieux leur environnement que nos collégiens seront désireux d’agir pour le préserver. Il en est de même pour la sobriété énergétique, nous accompagnons le dispositif Cube(s), « des économies d’énergie dans mon collège » 9 collèges inscrits en 2025/2026. Depuis 2019 date du lancement du challenge, plus de 50 établissements du Département ont participé, réduisant en moyenne 12% d’économies dès la première année. Le challenge est un outil ludique pour mobiliser les communautés éducatives autour du développement durable. Chaque collège mobilise ses équipes pédagogiques, les élèves engagés comme les éco-délégués ou autres ainsi que le personnel départemental en charge de l’entretien des collèges et de sa maintenance.
Le programme PEI de Sciences Po nous invite également à agir pour le développement durable 2024/202. Les collégiens et collégiennes sont invités à imaginer un projet ou une proposition concrète autour de la problématique suivante : « Quel projet proposer pour répondre au changement global et agir, même modestement, en tant que citoyen ?
La proposition s’inscrira dans l’un des deux objectifs suivants :« accélérer la transition vers une « mobilité durable et intelligente » et ou « ambition zéro pollution » pour un environnement exempt de substances toxiques ».
Le Département s’engage pleinement pour un collège responsable, égalitaire et sobre. Il veille ainsi dans la conception et l’exploitation de ses collèges au respect d’objectifs :
Nous avons voté en janvier 2023 un Plan collège : « construisons ensemble le collège de demain en Pas-de-Calais pour une égalité réelle des chances » avec pour point d’entrée la résorption des collèges métalliques et comme perspective la création d’un nouvel écosystème éducatif et civique.
Cependant dans un contexte budgétaire national contraint qui est répercuté sur l’ensemble des départements de France, il nous impose de la prudence.
Nous avons donc dû décaler dans le temps des opérations votées pour sept collèges. Toutefois nous réservons une enveloppe de 18,6M€pour les travaux de première nécessité (sanitaires, Isolement par l’extérieur, mise en accessibilité… en concertation avec la communauté éducative vote en CA).
Le rapport annuel 2025 sur la situation financière des collectivités territoriales de la Cour des comptes souligne de manière claire et chiffrée la situation financière dégradée des Départements. Chaque euro dépensé pour compenser les désengagements de l’Etat est un euro en moins pour rénover un collège, entretenir une route, équiper les services de secours ou soutenir une commune rurale.
Ce sont ces missions de proximité qui sont directement menacées par la croissance des dépenses sociales imposées par l’Etat.
S’ajoute à cela l’application du décret tertiaire imposé par l’Etat sans moyens supplémentaires. Réduire progressivement la consommation énergétique des bâtiments de 40% en 2030 – 50% en 2040 – 60% en 2050. Estimation à près de 1 million d’euros.
La transition environnementale est un défi incontournable pour le collège de demain afin de faire de la sobriété énergétique un enjeu partagé par tous. Il en sera de même dans toutes les politiques départementales concernant les questions liées aux changements climatiques. Pour changer le monde, il faut repenser l’éducation afin de transmettre les bonnes conduites à nos enfants.
En menant à bien la transition énergétique, nous ne faisons pas que répondre aux contingences du présent, nous investissons et le faisons depuis longtemps pour l’avenir de tous !
Je vous remercie.
Conclusion
Remercier les services pour leur travail.
« Résoudre la crise climatique est le défi le plus important et le plus ambitieux que les Homos sapiens ont eu à affronter. La solution est pourtant si simple que même un enfant pourrait le comprendre. Il faut arrêter nos émissions de carbone. Mais que faire au juste quand il n’y a aucune volonté politique » Greta Thunberg
« Aux jeunes ne traçons pas un seul chemin, ouvrons leurs toutes les routes »
de Léo Lagrange
Je fais mienne cette devise et je ressens une vive émotion ce matin quand je vous regarde. Je suis élue, Vice-présidente du Département depuis 10 ans et chaque fois que je m’assieds à cette place, je me demande encore ce que je fais là, comment j’ai pu me retrouver ici, moi la petite fille d’ouvrier à qui on a répété tant de fois qu’il y a des choses qui ne sont pas pour nous, qu’on ne pourra jamais briller et atteindre les sommets.
Certains souhaiteraient effectivement que les choses continuent ainsi. Ils voudraient qu’à l’Ecole (et dans la société) chacun reste bien à sa place.
Ici l’idée que nous défendons c’est donner à chacun toutes les chances d’être à la place qu’il mérite, pas celle que lui a donné sa naissance.
Mesdemoiselles, Messieurs, c’est un immense plaisir de vous accueillir dans cet hémicycle en tant que futurs citoyens actifs du département, surtout pour des actions si ambitieuses.
Partenariat avec Sciences Po depuis 10 ans : pour les accompagner dans leur volonté d’ouvrir davantage les filières d’excellence à tous.
Nous souhaitons à leur côté élargir vos horizons et vous faire prendre conscience de vos capacités. Vous faire découvrir cette école pour vous montrer que vous avez la possibilité d’intégrer ce type d’école prestigieuse et que nous sommes là pour vous y accompagner dans un souci de justice sociale. C’est un tremplin pour vous permettre de vous projeter et d’envisager un cursus de qualité dans tout domaine que ce soit.
Au-delà de la scolarité : donner confiance.
Mais le PEI ce n’est pas que ça. C’est aussi un outil pour apprendre à travailler ensemble, à mener collectivement des projets. Trouver sa place dans un collectif, faire valoir ses atouts, reconnaître ceux des autres, travailler ensemble et aboutir en équipe à une production finale, prendre la parole en public, gérer son stress sont autant d’atouts précieux qui vous permettront de réussir votre scolarité et bien au-delà d’atteindre les sommets que vous aurez l’audace et le courage de viser.
4 Thématiques
Ensemble nous faisons œuvre commune pour plus de justice sociale. Pour que chaque enfant puisse se dire, ose se dire : « une grande Ecole, pourquoi pas moi ? », pour qu’aucun n’ait à se dire un jour « si j’avais su, je l’aurais fait ».
Chers élèves, croyez-en vous ! Ne renoncer à rien, jamais ! »
Mesdames et Messieurs,
Je dois tout d’abord vous présenter les excuses de notre Président Jean-Claude Leroy, retenu sur une autre manifestation.
C’est avec un immense honneur que je le représente en ma qualité de Vice-Présidente en charge de la Culture et des enjeux du Patrimoine, et j’en profite pour saluer mes collègues élues présent(e)s ce matin.
L’inauguration du jardin de la paix indien est le symbole d’une amitié forte et ancienne entre l’Inde et notre pays. Ce jardin rappelle également le lourd tribut payé par nos deux nations à la guerre. Conçu par l’agence indienne Newarch Landscapes LLP, Hues of Peace (Nuances de Paix) entend être un espace de mémoire et de sérénité. Il forme bien ce havre de paix que tous ceux qui ont vécu la guerre espéraient de leurs vœux, afin qu’elle soit « la Der des Ders ». Nous savons toutes et tous ce qu’il est advenu de cet espoir formulé par les anciens-combattants de la Grande Guerre.
Le jardin indien fait partie d’un ensemble de trois jardins de la Paix réalisés avec notre soutien par l’associationArt & jardins | Hauts-de-France. Les deux autres sont le jardin portugais à proximité du cimetière portugais, conçu par les paysagistes Ricardo Gomes et Samuel Alcobia et inauguré le 2 avril 2022 ; et le jardin britannique « No man’s land », près du Saint Vaast Post Military Cemetery, proposé par les architectes britanniques Lynda Harris et Nicholas Tomlan.
Tous les trois sont le fruit d’une très belle collaboration mémorielle, intense et riche. Cette dernière s’intègre parfaitement dans notre volonté de « construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes ».
Ces œuvres, pérennes mais constamment changeantes au fil des saisons, liées indissolublement aux nécropoles et cimetières auprès desquels elles ont été aménagées, offrent l’opportunité d’unir nature et mémoire dans la création artistique, mais aussi de constituer un nouveau chemin de mémoire, alliant entre elles toutes les nations autrefois combattantes.
Le conseil départemental du Pas-de-Calais a décidé d’accompagner financièrement la création de dix jardins de la Paix. Vous pourrez découvrir, sur chaque site, le fruit qu’une petite graine de tolérance et de fraternité a pu donner en germant, un jardin singulier, pensé et dessiné par des artistes venus du monde entier – comme les combattants, autrefois – ; permettez-moi de les féliciter collectivement.
En seulement cinquante et un mois, la Première Guerre mondiale a marqué à jamais le sol de notre département. Conflit « industriel » par excellence, il a frappé avec une ampleur inégalée civils et militaires de tous âges et de toutes nationalités, villes et villages, usines et commerces, champs et forêts. 167 de nos communes ont été anéanties et 57 touchées à plus de 50 % ; et plus de 3 % de ses habitants, c’est-à-dire 33 308 jeunes hommes, ont perdu la vie lors des combats. Mais un seul nombre suffit pour témoigner des souffrances vécues dans notre région, c’est celui des 580 000 noms de soldats morts dans le Nord et le Pas-de-Calais, inscrits sans distinction d’origine, à quelques kilomètres d’ici, sur l’Anneau de la Mémoire. Parmi eux figurent le nom de nombreux soldats indiens.
Confronté à cette empreinte permanente de la guerre, le Département du Pas-de-Calais se devait de prendre une part majeure dans les commémorations comme dans la valorisation de la mémoire de la Grande Guerre. Depuis, les élus ont tenu à rendre sensible à chacun d’entre nous ce qu’ont pu connaître et endurer ses habitants, à témoigner à hauteur d’homme du destin de ceux qui se sont croisés sur ses territoires. Les productions mémorielles, culturelles et touristiques, nées dès 2009 dans le cadre de projets européens et plus encore à partir de 2014, qu’elles soient conçues ou soutenues par le Département, en sont le résultat tangible. Aujourd’hui encore, nous poursuivons l’accompagnement de nombreux projets d’associations ou de collectivités, dans le cadre de notre politique volontariste mémorielle.
L’inscription au patrimoine mondial de l’Humanité des sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale, en septembre 2023, constitue de même, non seulement l’aboutissement du travail accompli collectivement depuis 2011, mais aussi un enjeu mémoriel et touristique majeur pour nos territoires, qui ne peut que nous inciter à poursuivre notre engagement et à répondre pleinement à la confiance, comme aux recommandations, de l’Unesco. Le Président, Jean Claude Leroy rappelle fréquemment « son attachement particulier à transmettre à toutes et à tous, et en particulier à la jeunesse, les valeurs d’humanité et de fraternité, grâce à la connaissance de notre passé. Le travail de mémoire est en effet indispensable pour empêcher l’Histoire de bégayer ».
Monsieur le Maire, votre commune compte deux des quatorze sites du département du Pas-de-Calais inscrits au Patrimoine mondial, parmi les 139 composant ce bien réparti entre France et Belgique. En témoigne le dévoilement, le 12 avril dernier, à l’occasion du 107e anniversaire de la bataille de la Lys, d’une plaque au cimetière portugais par la Ministre déléguée aux anciens combattants.
Ces monuments aux morts, ces cimetières rappellent que notre territoire est connecté à l’Europe et au monde entier, hier au Portugal, aujourd’hui à l’Inde. Il faut imaginer qu’il y a plus d’un siècle, des hommes, parfois des femmes ont parcouru des milliers de kilomètres, ont franchi des continents, ont traversé des océans pour venir mourir dans les tranchées du Nord de la France.
J’aimerais, pour conclure, vous raconter Monsieur l’Ambassadeur, une anecdote. C’est l’histoire d’une amie indienne, dont la famille est originaire de Lucknow, et qui a noué des liens forts avec le Pas-de-Calais. Lors de l’une de ses visites, nous lui avons fait découvrir le cimetière indien de Neuville-sous-Montreuil, sans doute l’un des plus petits cimetières militaires de France. Il compte en effet « seulement » 30 tombes. A notre plus grande surprise, notre amie a éclaté en sanglots en découvrant sur le monument que les morts étaient originaires comme elle de Lucknow.
Etreints par l’émotion, nous nous sommes alors plus à imaginer un jumelage entre la petite commune du Montreuillois et ses 630 habitants et la capitale de l’Uttar Pradesh, gigantesque mégapole à la dimension de l’Inde, forte de ses près de 3 millions d’habitants.
Mesdames et Messieurs, en commémorant les tragédies du passé, nous avons la volonté de construire un monde futur plus juste et moins incertain que ne l’est notre présent. Nous sommes par ailleurs convaincus qu’en cultivant la relation d’amitié entre l’Inde et la France, nous contribuons à rendre ce futur plus désirable et plus sécurisant.
Je vous remercie.
Mesdames, Messieurs,
Si nous sommes ici aujourd’hui c’est parce nous avons tous en mémoire de cet hiver 2023/2024 qui nous ont surpris autant par l’intensité que par les dégâts qu’ils nous ont laissé, ici à Arques nous savons précisément ce que j’évoque.
Au-delà de ces événements, je souhaite axer mon propos autour de la formidable mobilisation et solidarité qui a suivi.
Je peux l’affirmer ici l’ensemble des engagements pris durant la catastrophe ont été honorés.
Je tiens tout d’abord à rendre un hommage appuyé à tous ceux qui n’écoutant que leur courage et parfois au péril de leur vie n’ont pas hésité à se mobiliser pour venir en aide aux sinistrés. Je pense bien entendu aux sapeurs-pompiers en première ligne pour évacuer les populations, mais également aux bénévoles de la Protection civile, aux services de police et de la gendarmerie, les services de l’Etat et le Gouvernement.
Je pense aux élus locaux et les maires des communes en particulier qui ont été sur tous les fronts. Il serait impossible de tous les citer mais nous avons vraiment vus des « maires courage » comme ici à Arques, à Blendecques, à Bourthes, à Saint-Etienne-au-Mont, à Guînes, à La Calotterie et ailleurs.
Je pense aux agents de la voirie départementale qui ont passé plusieurs jours afin de sécurisé le réseau routier et venir en aide aux naufragés de la route, en oubliant par moment nos compétences et notre périmètre d’action, juste pour aider.
Je pense enfin à employés municipaux et à ces milliers d’anonymes qui ont ouverts leurs portes, qui ont préparé des repas, collectés des biens de première nécessité et apporté tout simplement un peu d’humanité et de réconfort, à l’image de ces jeunes du Club de Prévention d’Harnes venus nettoyer les maisons à Blendecques.
Très tôt, à l’initiative des élus départementaux, nous avons aussi décidé de prendre en charge les franchises d’assurance des sinistrés, la Région à travers son Président Xavier Bertrand que je tiens à remercier, a très vite décidé de nous accompagner dans cette initiative en proposant une prise en charge à 50%. En tout c’est près de 5 millions d’euros qui ont été mobilisés pour soutenir les habitants.
Lorsque l’eau s’est retiré, nous avons constaté les dégâts, des routes avaient été emportées, des ouvrages d’art étaient à reconstruire, des bâtiments publics étaient dévastés.
Encore une fois la complémentarité de l’Etat et des collectivités a permis de lancer les chantiers de reconstruction dans les meilleurs délais. Je peux en témoigner ici la solidarité nationale, un des piliers de notre République, a joué parfaitement son rôle. Pour le département du Pas de Calais, les dégâts s’élevaient à plus de 60 millions d’Euros. Sans l’intervention de L’Etat à près de 70%, nous n’aurions pas été en capacité de lancer les chantiers dans un tel délais.
Aujourd’hui encore nous venons d’assister à une formidable démonstration des sapeurs-pompiers du Pas de calais que nous dotons d’un matériel essentiel, sans la synergie de l’Etat, de la Région, du Département, du SDIS et de l’Agence de l’eau nous n’aurions pu effectuer un tel investissement.
De très nombreux investissements ont été réalisés ces dernières années et nous savons qu’il faut aller plus loin. Mais nous continuons collectivement de tirer les enseignements et mettons en œuvre l’ensemble des mesures nécessaires à notre adaptation.
En conclusion,
Cette résilience c’est la force du département du Pas de calais, pas simplement dans l’adversité mais aussi au quotidien nous nous serrons les coudes, nous sommes attentifs aux autres. Nous savons aussi ce qu’est l’égalité et aucun territoire n’est oublié.
Dans une période où la mode est au replis sur soi, à l’égoïsme et au chacun pour soi, continuons de cultiver cette singularité qui fait la spécificité de la population du Pas de calais.
Je vous remercie
Mot de clôture
M. le Président du Département Jean-Claude LEROY
Proposition d’éléments de langage
Françoise – et la petite vidéo – a rappelé l’origine de PAS-DE-CALAIS ACTIF (ex-INSERACTION 62) et l’initiative du Département avec Roland HUGUET en 1995
30 ans, et la « constance de l’engagement » !
Années 1990 : nous étions dans l’installation de la décentralisation, et surtout la mise en place progressive de notre politique d’insertion des bénéficiaires du « RMI »
Constat qu’il manquait quelque chose, pour apporter la crédibilité financière au secteur de l’insertion par l’économique, aux personnes en difficulté créateurs d’entreprises.
Sans faire de bruit, le Département a une nouvelle fois été précurseur !
Pas facile d’être crédible et considéré auprès des banques, des partenaires institutionnels… l’expertise d’INSERACTION 62 (aujourd’hui PAS DE CALAIS ACTIF) a permis la réalisation de centaines, de milliers de projets grâce à un accompagnement et expertise rigoureuse mais qui reste humaine
Une sorte de « gage de sérieux » financier apporté à nos structures et porteurs de projets, et les partenaires bancaires y trouvent également avantage.
Une structure d’intérêt public qui favorise aussi l’émergence de projets du secteur privé, et un outil pour l’égalité des chances en matière de création d’entreprises pour tous dans notre département.
Accompagner, rassurer, mettre en relation, financer, c’est ce qu’apporte Pas-de-Calais actif depuis 30 ans ; grâce à l’énergie des équipes, grâce au soutien de nos institutions et du réseau de partenaires qu’il convient de remercier
Tout ceci, rendu possible grâce à une chose : la constance de l’engagement !
L’engagement dans la gouvernance, puis que PDC actif est présidé par un ou une collègue Conseiller départemental ; c’est l’occasion pour moi de remercier Françoise, mais aussi Caroline, Philippe qui ont « mouillé le maillot » de nombreuses années, et amicale pensée pour Claudette qui nous a malheureusement quittés.
Ce sont aussi nos collègues Conseillers départementaux, qui tiennent leur place au sein du conseil d’administration et qui font vivre avec vous PAS DE CALAIS ACTIF depuis 30 ans. Ils assurent certes l’exercice de leur mandat, mais en cela leur engagement permet à la structure de fonctionner et prendre les bonnes orientations.
L’engagement, c’est aussi donner les moyens d’agir !
Chaque année depuis 30 ans, le Département prévoit dans son budget l’accompagnement financier nécessaire pour permettre à PAS DE CALAIS ACTIF d’exercer ses missions, avec bien évidemment un appui particulier pour les actions qui particpent à notre politique d’Economie Sociale et Solidaire et à l’accompagnement des travailleurs indépendants bénéficiaires du RSA
Malgré un contexte financier plus que contraint pour les Départements de France, nous avons toujours répondu présent pour garantir notre appui à la structure que nous avons créée, et au regard de l’ensemble de services rendus pour le Pas-de-Calais et ses habitants.
L’Economie Sociale et Solidaire et les solutions pour le RSA dans le Pas-de-Calais
PAS DE CALAIS ACTIF est dans notre jargon un « organisme associé » du Département faisant partie intégrante de nos politiques et notamment de notre politique en faveur de l’Economie Sociale et Solidaire.
L’économie de marché est incontestablement le moteur de la création de richesses de notre pays ; Mais elle ne peut pas se passer de justice sociale. Il est également logique de récompenser la prise de risque du capital ; Mais cela ne peut pas être déconnecté des efforts des salariés. C’est un équilibre nécessaire si nous visons collectivement l’unité nationale dans une société apaisée.
En ce sens, l’Economie Sociale et Solidaire montre une voie avec une répartition équilibrée du fruit de la production, une place pour chacun dans la gouvernance de l’entreprise et une prise en compte des priorités environnementale.
PAS DE CALAIS ACTIF a un rôle essentiel dans cette politique ESS, en accompagnant la structuration financière des projets et des entreprises, à tous les stades de leur vie : création, développement et parfois difficultés
Notre collège Bénédicte MESSEANNE-GROBELNY mène cette politique dans le Pas-de-Calais avec une motivation sans faille et une grande énergie ; cette amibien politique a été réaffirmée par notre assemblée départementale cette année.
S’agissant de l’accompagnement à l’emploi des personnes bénéficiaires du RSA, PAS DE CALAIS ACTIF mène une action particulière pour assurer des diagnostics de situation. Il faut notamment faire le point si une activité peine à décoller, trouver des solutions de développement pour permettre la sortie pérenne du RSA. Mais parfois d’autres options sont préférables et se sont des équilibres fragiles où se mêlent les contraintes financières à l’humain.
Le rôle irremplaçable de l’initiative publique, y compris dans l’économie
PAS DE CALAIS ACTIF est la démonstration que l’initiative économique, pour qu’elle soit accessible à tous, a besoin d’organisme d’intérêt général pouvant apporter conseils, appui et financement aux projets dans nos territoires.
Tout comme l’accès à l’éducation est une ressource proposée à tous, c’est une forme de service public rendu par la collectivité que de permettre à chacun de nos concitoyens de pouvoir être épaulé et accompagné dans un projet d’activité.
De toute façon, l’activité économique ne peut pas se passer de l’initiative publique. Cela passe par des structures d’accompagnement telle que Pas-de-Calais Actif mais cela passe aussi par les chantiers portés par l’Etat et les collectivités locales. Qu’ils soient grand ou plus petits, ils sont le moteur de l’activité de bon nombre de PME, d’artisans et même les grandes entreprises de BTP.
Cela passe par les chantiers qu’engage chaque année le Département, que ce soit sur les routes, les bâtiments départementaux ou les collèges. Mais cela passe aussi par notre accompagnement des communes dans leurs projets : rénover une école, réaménager une place de village ou la création d’espaces verts par exemple.
Nous sommes même appelés à contribuer financièrement là où la répartition des compétences devrait nous empêcher d’être comme le creusement du Canal Seine Nord Europe !
Mais ce qui compte pour nous c’est l’emploi local qu’il y a au bout, notamment par le biais de la clause sociale d’insertion, et les perspectives d’avenir pour le Pas-de-Calais et ses habitants.
Des situations à conforter pour les collectivités et notamment les Départements
Reste que pour répondre à tous ces enjeux, le Département doit pouvoir dégager des marges de manoeuvre budgétaires qu’il est de plus en plus difficile à obtenir. Et c’est dans ce contexte budgétaire particulièrement contraint que s’inscrit désormais notre partenariat.
Cette situation n’est satisfaisante pour personne. Ni pour nous, parce que notre action s’en trouve limitée, ni pour vous, parce que votre modèle économique en souffre, ni pour la population du Pas-de-Calais qui en subit forcément les conséquences.
Il est donc temps d’engager un autre modèle et sans doute une nouvelle phase de la décentralisation dans laquelle le financement des politiques sociales ne se fait pas au détriment de l’accompagnement et de la prévention. C’est là aussi un équilibre que j’entends défendre dans les semaines à venir.
En attendant ce débat, chacun de nous, partenaires du Groupement, avons notre pierre à l’édifice pour permettre de poursuivre l’action qui démontre chaque jour son rôle indispensable, et cela pour au moins les 30 prochaines années.
Sachez que l’engagement du Département pour PAS DE CALAIS ACTIF reste intact et fort de la conviction des premiers jours, dans sa gouvernance et dans son accompagnement financier, pour participer à une économie plus juste et solidaire dans le Pas-de-Calais !
Rapport n°1- Budget Primitif 2025
Position du Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen
Mireille HINGREZ-CEREDA
Mes chers collègues,
A entendre les analystes en tout genre, les Think tank de tous poils et certains élus nationaux n’ayant jamais exercé la moindre responsabilité locale mais ayant un avis sur tout, je me dis que, quand même, il y aurait parfois de quoi baisser les bras…
Il suffit pourtant de mettre le nez 5 minutes dans ce Budget départemental 2025 pour comprendre le caractère indispensable de notre action et pour constater l’esprit de responsabilité qui est le nôtre face à ce qui s’apparente de plus en plus à de la maltraitance institutionnelle.
Depuis des années l’Etat nous dit : «Vous devez verser 1 000 € d’allocation à notre place mais je ne vous donne en compensation que 500 €, voire même plutôt 350 € ; Débrouillez-vous pour trouver ce qu’il manque ! ».
Désormais ce même Etat nous dit en plus : « J’augmente vos charges mais je baisse vos dotations tout en vous empêchant de trouver des recettes nouvelles. Et si une recette devient un tant soit peu dynamique alors je la plafonne histoire de compliquer encore plus votre situation ! ».
Cette méthode ubuesque pourrait être risible si nous ne parlions pas ici du quotidien de la population du Pas-de-Calais, de l’enfance en difficulté, des jeunes, des personnes sans emploi, des personnes âgées en perte d’autonomie et de celles en situation de handicap.
Et comme si cela ne suffisait pas, j’attire votre attention sur un point de vigilance qu’il nous faudra avoir dans les semaines qui viennent concernant les Fonds Européens.
La Présidente de la Commission européenne a en effet appelé à une réaffectation des enveloppes de la programmation 2021-2027 de la politique de cohésion vers les priorités liées à la défense, la sécurité et la migration. Or, je vous rappelle que ces fonds européens de cohésion financent aujourd’hui une large part de notre politique d’insertion et que les conséquences seraient lors loin d’être neutres.
Par ailleurs, on évoque aussi une recentralisation de la gestion des fonds de l’Union Européenne ; l’Etat pourrait alors gérer le FSE à la place des collectivités locales et réorienter ces fonds vers ses propres priorités. C’est exactement ce qui s’est passé avec le Fonds de Transition JUSTE, créé pour soutenir les territoires confrontés à des difficultés et qui a finalement servi à financer MaPrimeRénov’ !
Ma PrimeRénov’ dont on apprend d’ailleurs aujourd’hui, par le biais de la Ministre en charge des comptes publics, que 250 M€ de fraudes ont été détectées en 2024 émanant de fausses entreprises et de fausses déclarations de travaux. Comme quoi la fraude n’est pas toujours là où on le dit !
Reste qu’au final c’est toujours moins de recettes pour mener nos politiques départementales alors que les besoins sont là et ne sont pas prêts de disparaitre. Vous savez bien que c’est même l’inverse et qu’il reste des solutions financières pérennes à trouver pour faire face au vieillissement de notre population.
En attendant, il faut bien trouver des solutions pour boucler ce budget 2025 et c’est tout le sens du travail de rationalisation qui a été engagé.
Ayant moi-même la responsabilité de plusieurs de champs de compétence, je peux témoigner de la difficulté de l’exercice et de ce qu’il a fallu comme énergie et comme inventivité à chaque Vice-Président et aux services pour rendre une copie équilibrée. Evidemment personne ne baisse des budgets par gaieté de cœur surtout quand nous sommes persuadés de l’intérêt de notre action.
Alors j’entends bien l’opposition qui n’est pas avare de leçons, pour ne pas dire de reproches, sur ce que nous ferions mal et sur ces ratios qui devraient être meilleurs…
Mais que dîtes-vous au gouvernement et qui n’a de cesse de nous mettre la tête sous l’eau ?
Où sont vos propositions précises et concrètes sur les économies à réaliser alors qu’entre la posture et le néant il y a largement la place pour des solutions constructives ?
Nous n’allons pas attendre encore 6 mois que ces propositions viennent ; Il nous faut avancer. Nous n’allons pas non plus nous cacher derrière une abstention de vote à ce budget.
Nous n’en profiterons pas non plus pour faire des publications de propagande sur les réseaux sociaux devant les portes de nos partenaires pour dire qu’on les abandonne et que « vraiment ce n’est pas bien » !
Non, nous préférons voter ce Budget 2025, en responsabilité et en assumant toutes les décisions, même si c’est difficile.
Nous assumerons cette augmentation de 0,5 point de DMTO, qui ne compensera même pas ce que nous n’aurons pas avec le gel de la TVA. Nous la voterons notamment parce qu’elle ne s’applique pas aux primo-accédants et donc aux jeunes cherchant leur premier logement. Habitant sur la Côte, je ne connais que trop cette problématique liée à la pression immobilière qui mériterait un encadrement plus conséquent.
Nous assumerons aussi les baisses de budgets et les réductions de voilure même si nous n’en portons pas la responsabilité. 50 M€ de non-dépenses ce ne sont pas que de simples lignes dans un document budgétaire, ce sont surtout des conséquences concrètes sur l’ensemble de nos compétences.
Certaines collectivités, à l’instar d’un Javier MILEI ou d’un Elon MUSK, ont fait le choix de couper à la hache, pour ne pas dire à la tronçonneuse, dans certaines de leurs compétences. Ce n’est pas le choix que nous avons fait ici en conservant toutes nos compétences, qu’elles soient obligatoires ou volontaires, parce que toutes sont utiles et complémentaires.
Nous procédons aussi ainsi parce qu’il faut arrêter de laisser croire qu’il suffit de supprimer la Communication, qui représente 0,17% du budget, pour ne rien réformer à l’APA. Arrêter de dire aussi qu’un rond-point en moins est la solution à tout, mélangeant au passage et de façon volontaire le fonctionnement et l’investissement.
Quand 76% d’un budget est consacré à l’action sociale, il faut bien étudier toutes les pistes d’optimisations y compris sur le champ des solidarités.
Nous ne pouvons pas non plus laisser croire que la règle adoptée est celle d’une baisse mécanique et uniforme parce que chaque cas a été étudié, le dialogue avec les partenaires est largement engagé et il ne s’est jamais arrêté ici à un simple arrêté de subvention.
Ce qui compte c’est la ligne que nous avons adoptée et celle-ci est claire ! Les adaptations qui s’imposent à nous ne doivent pas remettre en cause la qualité du service aux usagers ni les conditions de travail des agents de notre collectivité. Le maintien de l’emploi est aussi pour nous une préoccupation forte et c’est un critère primordial dans le dialogue avec les partenaires.
Malgré cette asphyxie financière organisée par le gouvernement et grâce à ce travail collectif de rationalisation, nous arrivons à un Budget départemental de plus de 2 milliards €. Un budget de plus de 2 milliards € qui protège et n’abandonne personne.
Un budget avec également une capacité d’investissement qui reste importante, à la hauteur de ce qui a été réalisé en 2024, pour poursuivre la modernisation de nos collèges et pour sécuriser les routes. Et vous savez bien que ce niveau d’investissement dépend de notre capacité d’emprunt et des marges que nous trouvons sur notre fonctionnement.
Un budget d’investissement avec 43 M€ consacrés aux projets des territoires et des communes et des intercommunalités en particulier.
Parce que là aussi il faut être cohérent… Que devons-nous dire aux maires des communes lorsqu’ils sollicitent le Département pour la construction d’une piscine, pour la rénovation d’équipement sportif ou culturel, pour une voie verte ou de la voirie ? Etes-vous prêts à aller leur dire : « désolés, cette année c’est l’abstention sur les subventions » ?!
Ce n’est en tout cas pas notre conception de la démocratie locale et nous avons bien conscience que l’avenir du Pas-de-Calais et de son attractivité se finance aujourd’hui.
Pour toutes ces raisons, par solidarité avec la population et nos partenaires, par ambition pour notre département et par fidélités à nos valeurs, nous voterons donc ce Budget Départemental 2025.
Mes chers collègues,
En deux siècles d’existence, les Départements n’ont cessé de démontrer leur résilience et leur capacité à se réinventer. Né dans les soubresauts de la Révolution, traversant les changements de régime et le zèle des bureaucrates le Département est plus que jamais l’échelon de proximité indispensable à l’efficacité de l’action publique.
À l’inverse, les crises qu’a traversées et continue de subir la France ont révélé l’impotence d’un État centralisé rompu aux projections abstraites, et éloignées des réalités du terrain. Elles ont montré combien, face à l’urgence des situations, l’inertie administrative et l’uniformité de normes mal pensées, ont empêché les collectivités d’agir utilement.
Le Département, par ses missions et sa juste distance, parce qu’il est de plain-pied avec ses racines, avec son quotidien et son avenir, est ce « chaînon » qui garantit la cohésion territoriale de notre pays.
Cela fait aujourd’hui 235 ans que les Départements de France sont au service des Français. Jamais ils n’ont été aussi reconnus dans leurs missions essentielles de solidarité sociale et territoriale ; et jamais ils n’ont été aussi menacés, dans leur existence même, par l’asphyxie budgétaire qui leur est infligée.
Construire un budget alors que la France n’avait pas encore adopté le sien fût une expérience inédite et compliquée pour l’ensemble des collectivités. A fortiori, lorsque jour après jour, annonce après annonce, le Gouvernement fait encore peser beaucoup d’incertitudes quant à l’ampleur des contraintes financières qu’il nous impose. Mais, nous voici donc arrivés au terme d’un véritable marathon budgétaire où, décidément, rien n’aura été simple, une chose est sûre, l’Etat et le Gouvernement nous demande d’en faire autant si ce n’est plus avec toujours moins de moyens.
En 2025, les collectivités locales devraient contribuer à l’effort de réduction des déficits publics à hauteur de 2,2 milliards d’€. Comme l’indique le Président du Comité des Finances Locales, André LAIGNEL, nous serons bien au-delà notamment parce que l’État n’en a pas terminé avec cette méthode qui consiste à décider depuis Paris des hausses qui nous concerne sans nous donner les moyens de les payer. Charge à nous de trouver la différence en faisant toujours plus d’économies.
La dernière décision en date c’est la hausse du taux de cotisation des employeurs territoriaux à la caisse nationale de retraite qui impacte directement notre budget dédié au personnel.
L’État n’a toujours rien résolu non plus de ce manque de compensation concernant les Allocations Nationale de Solidarité que nous versons à sa place et qui obligent tous les Départements de France à trouver des solutions de plus en plus improbables.
Enfin, le Gouvernement n’a tiré aucune leçon de ce bazar fiscal qu’il a organisé durant toutes ces dernières années au détriment du Département, dans une incompréhension générale.
Il y a deux ans, il nous a été promis, la main sur le cœur, qu’une part de la TVA pour compenser la disparition de la taxe sur le foncier bâti amènerait du dynamisme à nos recettes. Cette parole est aujourd’hui tout simplement reniée avec une part de TVA largement encadrée.
Il y a quelques semaines, j’entendais le maire du Touquet, Daniel FASQUELLE (ou « un maire du Montreuillois ») dire que nous étions « pénalisés par un État qui nous fait les poches chaque année un peu plus ». Je dois reconnaître que si la formule est expéditive, elle n’en est pas moins dénuée de vérité.
Aussi, dans ce contexte très contraint de préparation budgétaire, je tiens à remercier l’ensemble des élus et des groupes politiques pour le travail fourni. En plus de la concertation habituelle au sein des Commission Thématique, nous avons créé une Commission Budgétaire spécifique où chaque Vice-Président a pu exposé sa feuille de route et chaque Groupe politique faire part de ses propositions.
Ces remerciements je les adresse également à notre administration qui a dû travailler sur plusieurs options et faire preuve de beaucoup d’anticipation et de souplesse. Chacun a fait preuve de responsabilité et de professionnalisme et je sais pouvoir compter sur nos agents pour s’adapter au mieux aux décisions prises dans ce budget 2025.
Nous ne sommes pas élus pour renoncer mais pour agir alors, une nouvelle fois, c’est en responsabilité que nous arrêterons aujourd’hui un Budget équilibré fait de choix et d’adaptations aux circonstances. Comme l’a si bien dit Antoine de Saint Exupéry « pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de prévoir mais de le rendre possible ». Reste que les circonstances ne doivent pas servir d’alibi…
Les circonstances c’est notamment ce contexte international qui oblige notre pays à prendre en considération la menace Russe ainsi que le désengagement des Etats-Unis vis-à-vis de l’Europe.
L’alibi c’est cette manière pour les plus libéraux d’en profiter pour opposer Budget de défense à Budget social. Comme si les deux étaient forcément liés et devaient nous conduire inexorablement à l’austérité.
Il y a pourtant des leçons du passé qui devrait nous servir de boussole et nous permettre de sanctuariser notre modèle social.
« La sécurité nationale et la sécurité sociale sont pour nous des buts et des impératifs conjugués ». Ces mots sont ceux du Général De Gaulle et doivent je pense parler à certains ici.
Souvenez-vous aussi des décisions prises durant le Front Populaire qui ont permis l’unité de la France et des français.
Des décisions fondamentales pour les salariés des entreprises, à travers les Accords de Matignon, mais aussi pour les salariés agricoles et l’agriculture.
Des décisions sociales aussi à l’image des celles prises par les premières femmes ministres, comme Suzanne LACORE, au profit des enfants défavorisés et du handicap ou avec la création des premières cantines scolaires. Là encore des mesures qui raisonnent forcément dans notre hémicycle.
Mais toutes ces avancées sociales n’ont pas empêché Léon BLUM de faire preuve de responsabilité et d’investir massivement dans la défense de notre pays. C’est le budget de la défense qui a été largement augmenté, c’est l’industrie de l’armement qui s’est largement développée et c’est même la nationalisation des industries aéronautiques qui a été menée, sous l’égide du Ministre Pierre COT.
Comme quoi Budget de solidarité et Budget de la défense peuvent aussi aller de pair !
Il devient d’ailleurs de plus en plus insupportable de devoir presque s’excuser d’être la collectivité de la solidarité.
Cette solidarité, ce social tant décrié, c’est ce qui a permis l’année dernière dans le Pas-de-Calais à plus de 28 000 personnes âgées dépendantes de pouvoir rester à domicile et à plus de 10 000 autres d’être prises en charge en établissement. Tout cela grâce à l’APA pour lequel nous augmenterons notre budget de 7 millions d’€ encore cette année.
Ce social c’est ce qui permet l’accompagnement par le PCH de 9 600 personnes en situation de handicap ; c’est 1300 bénéficiaires de plus que l’année dernière.
Ce social, ce sont des centaines d’enfants que nous protégeons en établissement, en accueil familial ou en milieu ouvert parce que les carences parentales sont là.
Ce social se sont ces 6 000 familles accompagnées l’année dernière au titre de l’aide au logement qui n’ont finalement pas sombrées.
Ce social c’est enfin plus de 300 personnes éloignées de l’emploi sensibilisées l’année dernières aux métiers du BTP, ce sont les freins à l’emploi qui se lèvent, c’est la formation pour être opérationnels sur les chantiers du Canal Seine Nord Europe, comme nous l’avons vu récemment à Riencourt-lès-Bapaume.
En 10 ans, le nombre de bénéficiaires du RSA est passé de 78 000 à près de 50 000 dans le Pas-de-Calais et je ne crois pas que la dynamique économique suffise à expliquer cela.
Alors ce budget 2025 sur lequel vous allez être appelés à vous exprimer restera un budget qui protège, ce que nous assumons avec fierté.
J’en profite d’ailleurs pour réitérer nos remerciements collectifs et notre confiance à tous les travailleurs sociaux et les familles d’accueil qui ont une mission difficile mais si importante pour la cohésion sociale dans notre département.
Alors bien sûr, quand 76% du budget départemental est destiné à la santé et à l’action sociale, on peut difficilement réaliser 50 millions d’€ d’économies imposées par le Gouvernement sans adapter les dispositifs liés à la solidarité. C’est tout le travail qui a été engagé mais sans aucun renoncement ni abandon.
Un budget départemental proposé à plus de 2 milliards d’€ dans lequel nous refusons la suppression de nos politiques volontaristes, pour l’éducation, pour le sport, pour la culture, pour la vie associative et la jeunesse, pour l’engagement solidaire et citoyen.
Supprimer nos politiques volontaristes, comme l’ont fait certaines collectivités, ne suffirait pas à financer nos politiques obligatoires. Mais surtout, ces politiques volontaristes c’est ce qui fait le lien dans une société qui en a tellement besoin.
Ce budget c’est enfin une proposition du maintien d’un haut niveau d’investissement pour construire l’avenir du Pas-de-Calais et garantir l’emploi.
Malgré les difficultés nous poursuivons donc les ambitions fixées dans notre projet de mandat et, comme je m’y étais engagé, si tôt le budget voté, nous renverrons dans les commissions thématiques un premier bilan de cette feuille de route départementales fixée en début de mandat.
Sans perdre de temps, cette après-midi nous étudierons plusieurs mesures liées à la jeunesse qui reste, plus que jamais, une priorité de notre action départementale.
Nous verrons enfin les modalités 2025 de l’appel à projets visant la modernisation des services aux habitants des quartiers prioritaires. Tout comme nous le faisons pour les équipements publics en milieu rural avec le FARDA, nous pouvons être très fiers de cette politique pour l’enfance, la jeunesse et l’éducation dans les quartiers, amenant toujours plus d’égalité et d’humanité.
Ce besoin d’humanité, c’est d’ailleurs un des enseignements majeurs d’une vaste enquête menée récemment sur les inégalités d’accès aux services publics. Nous aurions tort de négliger ce besoin qui n’est pas qu’une question générationnelle.
Mais avant de commencer nos travaux de la journée, je me devais de vous donner quelques informations.
La première concerne la solidarité qui perdure entre nos territoires. Ainsi, après les périodes d’inondations que notre département a subies, nous continuons de percevoir des gestes de solidarités et notamment 200 000 € de dons émanant des 7 Départements de la région Parisienne.
L’autre information concerne le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Pas-de-Calais pour lequel nous prévoyons un budget de 90,5 millions € avec une hausse de 2,5 millions € par rapport à l’an dernier. Avec plus de 63% de part départementale dans le budget du SDIS, nous restons un des Départements le plus engagé budgétairement de France.
Il y a quelques temps j’ai saisi le Ministre de l’Intérieur sur le fait que le SDIS ne bénéficiait pas de fonds solidaire alors que nos sapeurs-pompiers sont particulièrement mobilisés par les conséquences de la question migratoire sur nos côtes. Nous avons été entendu sur ce problème et je remercie l’État d’avoir accepté de revoir sa procédure. Cela pourrait ramener 2 millions € supplémentaires pour nos sapeurs-pompiers qui en ont bien besoin.
Enfin, pour ouvrir cette séance, nous accueillons avec grand plaisir le Colonel Stéphane CONTAL, le nouveau directeur départemental et chef de corps des sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais. Nous lui souhaitons la bienvenue dans le Pas-de-Calais et lui assurons tout le soutien de notre collectivité pour mener à bien tous les chantiers engagés par le SDIS.