Mesdames, Messieurs,
Monsieur le Président Philippe Darques,
Mesdames et Messieurs les bénévoles de la SNSM,
Mesdames et Messieurs les élus,
Chers partenaires et amis de la station,
C’est avec un grand plaisir que je représente aujourd’hui le Département du Pas-de-Calais et son président Jean-Claude Leroy à l’occasion de cette inauguration importante pour la station SNSM de Calais.
L’ouverture de ce nouveau local, ici sur le quai de la Marina, peut sembler modeste par sa taille. Pourtant, il porte une grande ambition : celle d’offrir de meilleures conditions d’accueil, de préparation et d’intervention aux sauveteurs bénévoles qui, jour et nuit, répondent présents lorsque des vies sont en danger en mer.
Derrière ce bungalow, il y a surtout une réalité humaine. Celle de femmes et d’hommes engagés, qui donnent de leur temps, de leur énergie et parfois prennent des risques considérables pour secourir les autres. Leur engagement force le respect. Il incarne des valeurs profondément ancrées dans notre territoire maritime : la solidarité, le courage et le sens du devoir.
Le semi-rigide La Matelote 2 est bien plus qu’une embarcation. Il représente une capacité d’intervention essentielle sur notre littoral, dans un détroit parmi les plus fréquentés au monde. Chaque amélioration apportée aux moyens de la station contribue directement à l’efficacité et à la sécurité des opérations de sauvetage.
Je veux également saluer ici tous les partenaires et donateurs qui ont permis la concrétisation de ce projet. Votre soutien démontre qu’autour de la SNSM existe une véritable chaîne de solidarité. Sans cet élan collectif, beaucoup de projets utiles et concrets ne pourraient voir le jour.
Le Département du Pas-de-Calais est, depuis de nombreuses années, un partenaire majeur de la SNSM. Cet engagement n’est pas symbolique : il se traduit concrètement sur le terrain, au plus près des besoins des sauveteurs et des stations.
Le Département accompagne ainsi depuis plusieurs années les investissements nautiques des trois stations SNSM du Pas-de-Calais, afin de contribuer au renouvellement et à la modernisation des équipements indispensables aux missions de secours en mer et cet engagement va encore se renforcer.
Une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens sera prochainement signée entre le Département et la SNSM. Elle prévoira notamment une subvention annuelle de fonctionnement de 5 000 euros pour chacune des stations du Pas-de-Calais. C’est une manière claire d’affirmer notre soutien durable à celles et ceux qui assurent, bénévolement, une mission essentielle de sécurité publique et de solidarité maritime.
Notre littoral est une richesse exceptionnelle, mais il impose aussi des responsabilités. Soutenir celles et ceux qui veillent sur la sécurité en mer est donc une évidence pour la collectivité départementale. À travers ce nouveau local, ce sont aussi des conditions plus dignes, plus fonctionnelles et plus adaptées qui sont offertes aux bénévoles avant leurs départs en mission, parfois dans l’urgence et souvent dans des conditions difficiles. Derrière ces murs, il y aura de la préparation, de la coordination, mais aussi cet esprit d’équipage et de fraternité qui fait la force de la SNSM.
Au nom du président Jean-Claude Leroy et de l’ensemble du Département, je souhaite adresser nos remerciements les plus sincères à tous les sauveteurs bénévoles de la station SNSM de Calais pour leur engagement exemplaire au service de la population et des gens de mer.
Je formule enfin le vœu que ce nouvel équipement accompagne durablement vos missions et soit, pour longtemps, un outil utile au service du sauvetage en mer.
Je vous remercie.
Monsieur le Préfet
Monsieur le Maire
Madame la Conseillère départementale,
Mesdames et Messieurs les élus,
Madame la Vice-présidente du Conseil d’administration du SDIS,
Monsieur le Directeur départemental,
Mesdames et Messieurs les officiers, sous-officiers et sapeurs-pompiers,
Mesdames et Messieurs,
Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour inaugurer l’extension du Centre d’Incendie et de Secours d’Hucqueliers. Derrière les murs, les mètres carrés et les équipements que nous inaugurons, il y a d’abord des femmes et des hommes qui ont fait le choix de s’engager au service des autres.
Ici, à Hucqueliers, cet engagement prend une dimension toute particulière puisque les 42 sapeurs-pompiers du centre sont tous volontaires, parmi lesquels 16 femmes. Je veux donc commencer par m’adresser directement à eux.
Merci.
Merci pour votre engagement.
Merci pour votre disponibilité.
Merci pour le temps que vous consacrez à la protection de nos concitoyens, aux gardes, à la formation, à l’entraînement et à la vie du centre.
Être sapeur-pompier volontaire aujourd’hui, particulièrement dans le Pas-de-Calais, est un engagement exigeant.
C’est assurer des gardes postées au centre de secours, être prêt à intervenir immédiatement, se former régulièrement, entretenir ses compétences et participer pleinement à la vie du centre. C’est aussi concilier cet engagement avec une vie professionnelle et familiale. C’est pourquoi les locaux que nous inaugurons aujourd’hui ont toute leur importance.
Nous sommes ici au cœur d’un territoire rural auquel nous sommes profondément attachés et je veux insister sur ce point : habiter en milieu rural ne doit jamais signifier être moins bien protégé ou secouru moins rapidement. C’est tout le sens du maillage territorial de notre SDIS. Le centre d’Hucqueliers n’est donc pas simplement un bâtiment public parmi d’autres : c’est un service public essentiel, une présence humaine et opérationnelle, une sécurité pour les habitants et, d’une certaine manière, la République au plus près de chacun, garantissant la même protection à tous, quel que soit l’endroit où l’on habite.
Ici, 25 communes sont défendues en premier appel par le Centre d’Incendie et de Secours d’Hucqueliers. Son activité témoigne de son importance : 832 interventions ont été réalisées en 2025. Autant de situations dans lesquelles nos concitoyens ont eu besoin des sapeurs-pompiers. Accidents, incendies, secours aux personnes : derrière chaque départ, il y a une personne, une famille, parfois une vie à sauver.
Dans un département comme le Pas-de-Calais, qui conjugue des territoires urbains densément peuplés et de vastes espaces ruraux, maintenir une capacité d’intervention au plus près des habitants est indispensable.
Notre conception du service public est précisément celle-ci : la proximité ne doit dépendre ni du nombre d’habitants d’une commune ni de sa distance avec une grande ville. Investir dans les bâtiments, c’est aussi investir dans les femmes et les hommes. L’opération que nous inaugurons aujourd’hui représente 882 000 euros TTC. En six mois, près de 200 m² supplémentaires ont été réalisés, portant la superficie totale du centre à 572 m².
Nos sapeurs-pompiers volontaires assurent ici des gardes postées et passent du temps dans ce centre. Ils doivent pouvoir s’y restaurer, s’y reposer, s’y entraîner et préparer leurs interventions dans de bonnes conditions, tout en restant prêts à partir immédiatement. Ces espaces ne sont donc pas accessoires : ils contribuent directement à la qualité de la réponse opérationnelle. Dès lors que nous attendons de nos sapeurs-pompiers disponibilité, professionnalisme et efficacité, il est normal que la collectivité leur offre des conditions d’exercice à la hauteur de leur engagement.
Je veux également saluer les entreprises qui ont participé à cette réalisation : l’entreprise Lefrançois de Clenleu, Goudalle Charpente de Preures et Schmidt de Saint-Martin-Boulogne. Le SDIS a assuré la maîtrise d’ouvrage de cette opération. L’investissement public, c’est aussi améliorer le service rendu à la population tout en permettant à des entreprises de notre territoire de participer à nos projets et de faire vivre l’économie locale.
Cette inauguration prend une résonance particulière après les nombreux feux de végétation et de forêt qui ont fortement sollicité nos services d’incendie et de secours cet été.
Face aux incendies, aux épisodes de chaleur et aux nouveaux risques auxquels nos territoires sont confrontés, les sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais ont une nouvelle fois répondu présents.
Professionnels et volontaires ont été mobilisés, parfois dans des conditions difficiles, pour protéger les populations, les habitations, les exploitations agricoles et nos espaces naturels. Cette mobilisation exceptionnelle mérite d’être saluée. Elle nous rappelle aussi que le changement climatique fait évoluer la nature et l’intensité des risques auxquels nous devons faire face.
Des phénomènes autrefois considérés comme plus lointains concernent désormais directement nos territoires.
Nous devons donc anticiper, adapter nos moyens, former et équiper nos équipes et surtout conserver notre capacité à mobiliser rapidement des femmes et des hommes sur l’ensemble du département. Dans cette organisation, sapeurs-pompiers professionnels et volontaires sont pleinement complémentaires.
Le Département a d’ailleurs fait le choix de renforcer cette capacité opérationnelle avec le recrutement de 90 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires en trois ans à compter de 2026. Mais ce renforcement ne change rien à une conviction fondamentale : le volontariat demeure l’une des colonnes vertébrales de notre modèle de sécurité civile et de notre présence dans les territoires.
Je veux enfin profiter de cette inauguration pour réaffirmer très clairement l’engagement du Département du Pas-de-Calais aux côtés de son Service départemental d’incendie et de secours. Cet engagement est sans faille et le restera. Dans une période où les finances des collectivités sont contraintes, nous faisons le choix de continuer à donner au SDIS les moyens d’accomplir ses missions. C’est un choix budgétaire, mais d’abord un choix politique.
Celui de considérer que la sécurité de nos habitants est une priorité, de maintenir des centres de secours au plus près des territoires et d’investir dans les femmes et les hommes, les véhicules, les équipements, la formation et l’immobilier. Car derrière un budget du SDIS, il ne faut jamais voir uniquement des lignes comptables, il faut voir un véhicule qui part en intervention, un équipement de protection qui permet à un pompier d’agir en sécurité, une formation qui prépare à affronter une situation difficile, un centre de secours rénové ou construit et, surtout, une équipe capable de répondre présente lorsqu’un habitant compose le 18 ou le 112. La sécurité a évidemment un coût. Mais elle n’a pas de prix lorsque des vies sont en jeu.
Le Département continuera donc à accompagner le SDIS, à soutenir son développement et à investir dans ses infrastructures, dans les grandes agglomérations comme dans les villes moyennes et les territoires ruraux.
Parce que nous portons une conviction simple : il ne peut pas y avoir de sécurité à deux vitesses dans le Pas-de-Calais. Une certaine idée de la solidarité.
Mesdames et Messieurs,
Aujourd’hui, nous inaugurons officiellement près de 200 m² supplémentaires.
Mais, au fond, ce que nous célébrons va bien au-delà de cette extension.
Nous célébrons 42 femmes et hommes engagés volontairement au service de 25 communes et de leurs habitants, une certaine idée de la solidarité, du service public et de nos territoires ruraux : des territoires vivants et solidaires, dans lesquels des citoyens continuent de s’engager pour protéger leurs voisins.
Dans une société où l’on parle beaucoup d’individualisme et de repli sur soi, nos sapeurs-pompiers volontaires démontrent chaque jour que l’engagement collectif est, lui, bien vivant.
À vous, Lieutenant Nicolas Charlemagne, chef de centre, à votre adjoint, Lieutenant François Leduc, et à l’ensemble des sapeurs-pompiers d’Hucqueliers, je veux redire toute notre reconnaissance.
Prenez possession de ces nouveaux locaux.
Faites-les vivre.
Continuez à vous entraîner, à vous former et à transmettre aux nouvelles générations cette culture de l’engagement qui fait la force de notre sécurité civile et surtout, gardez cette certitude : vous pourrez toujours compter sur le Département du Pas-de-Calais. Parce que vous êtes là, chaque jour, lorsque nos habitants ont besoin de vous, il est naturel que le Département soit là, lui aussi, lorsque vous avez besoin de lui.
Je vous remercie.
ELEMENTS DE LANGAGE POSSIBLES
Le département présent auprès des communes rurales
Accessibilité et attractivité des territoires
Sécurité et qualité de vie
ELEMENTS DE LANGAGE POSSIBLES
Accessibilité et attractivité des territoires
Sécurité et qualité de vie
Le département présent auprès des communes rurales
ELEMENTS DE LANGAGE POSSIBLES
* Des travaux de voirie essentiels pour la sécurité dans les communes
– Les travaux de sécurisation au carrefour de la RD 202/205 avec l’implantation de feux tricolores, permettent de réguler le trafic au droit du carrefour, de sécuriser les traversées piétonnes et d’atténuer la vitesse.
– Mais ce qui a été fait à Affringues par l’équipe municipale va bien au-delà d’une simple sécurisation routière :
– C’est d’abord ce travail sur les bordurations et la continuité piétonne qui aménage le village.
– C’est ensuite ce travail sur la collecte des eaux pluviales qui renforce la sécurité des habitants dans un village qui a malheureusement les coulées de boue les inondations de 2023-2024.
C’est la démonstration que la nécessaire lutte contre le dérèglement climatique se fait au plus proche des habitants et à l’échelon hyper-local.
– Tous ces aménagements renforcent l’attractivité du village et ce n’est donc pas un hasard si la ruralité du Pas-de-Calais ne connait pas la situation d’autres départements où les villages se vident littéralement de leur population. D’ailleurs Affringues a gagné de la population durant ces dernières années.
* Le Département présent auprès des communes rurales
– Cette présence c’est d’abord les 6 200 Km de routes départementales, sur lesquels le département consacrera près de 60 M€ cette année, permettent de relier les communes rurales, les bourgs centres et les villes moyennes aux grands axes nationaux et autoroutiers
Cette mise en réseau favorise la mobilité quotidienne des habitants du Pas de Calais, l’accès à l’emploi, aux services publics, à la santé, à l’éducation.
En maillant le territoire, aucun territoire n’est enclavé, aucune commune trop à distance d’une intervention des sapeurs-pompiers, d’un hôpital, …En ce sens, nous veillons à faire vivre le principe d’égalité entre les territoires
– Mais nous venons aussi accompagner directement les communes pour améliorer la sécurité et le cadre de vie, comme c’est le cas ici avec les rues d’Affringues. Mais nous intervenons également pour un équipement sportif de proximité, une salle polyvalente, la rénovation d’une mairie ou d’un local associatif, bref tout ce qui permet de faire du lien entre la population et du service au quotidien.
Cette année, le Département consacrera encore plus 5 M€ pour les projets des communes rurales.
* L’échelon local c’est le pôle de stabilité de notre pays.
– Ces dernières semaines nous assistons à un spectacle assez affligeant dans notre pays entre l’incapacité à constituer un gouvernement stable et des dépenses somptuaires passant en notes de frais… Tout cela porte le discrédit sur tous ceux qui s’engagent au quotidien pour les autres.
– Or, le quotidien d’un élu local, comme ici au Conseil Municipal d’Affringues ou d’ailleurs, on est bien plus proche du bénévolat que de l’enrichissement personnel. Qui est présent en mairie après les heures de travail pour organiser les dossiers ? Qui est va-t-on voir à n’importe quel moment de la journée quand arrive un problème ? qui est mobilisé le week-end pour une fête, une rencontre sportive ou une manifestation ? Le maire, les adjoints et les conseillers municipaux.
C’est d’ailleurs pour cela que nous devrions bien réfléchir avant de parler de fusion de communes ou d’échelon en trop… S’il y a 10 ou 11 élus quotidiennement mobilisés dans le village aujourd’hui, il y en aurait sans doute moins dans une configuration géographique plus large.
– Et s’il faut parler d’utilisation d’argent, il n’est pas inutile de rappeler que les communes ou le Département doivent obligatoirement voter un budget en équilibre et que ne nous pouvons donc pas dépenser l’argent que nous n’avons pas.
– Un grand merci donc à la maire, Isabelle Pourchel, aux adjoints et aux conseillers municipaux ; Au même titre que les services de l’Etat, les gendarmes ou les sapeurs-pompiers, ils vont vivre la République dans nos territoires.
Discours du Président
Vendredi 5 septembre 2025
Monsieur le Sous-préfet,
Monsieur le Député,
Monsieur le Président du Conseil d’Administration du SDIS,
Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux,
Mesdames, Messieurs les Administrateurs du SDIS 62
Monsieur le Président de la Communauté d’agglomération du Boulonnais, Cher Frédéric,
Monsieur le Maire d’Outreau, Cher Sébastien,
Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,
Monsieur le Directeur départemental,
Messieurs les représentants des corps constitués,
Monsieur le Chef du Groupement territorial Ouest,
Mesdames, Messieurs les Officiers, Sous-officiers, Caporaux et Sapeurs,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,
Je tiens tout d’abord à remercier Monsieur le Président du conseil d’administration du SDIS, Raymond Gaquere, pour son implication au quotidien afin de vous offrir les meilleures conditions d’exercices de vos missions au service des habitants du Pas-de-Calais. Avec son accord, je m’exprimerai en nos deux noms.
C’est toujours une grande joie pour moi d’assister à la naissance d’un équipement public, ça l’est encore plus aujourd’hui avec la pose de la première pierre du Centre d’Incendie et de Secours du Boulonnais.
Un équipement de secours, au-delà de sa vocation technique et professionnelle, est, au même titre qu’une gendarmerie, un commissariat ou une trésorerie, un symbole de la présence de la République sur les territoires.
C’est pourquoi, il y a quelques années, les Conseillers départementaux ont décidé de prendre en charge la reconstruction de certaines casernes afin d’accélérer la modernisation et l’adaptation de nos équipements. Trois grands centres étaient concernés : Hénin-Beaumont et Arras, qui sont achevés, et enfin celui du Boulonnais dont nous posons la première pierre aujourd’hui.
Ce fut sans doute le dossier le plus complexe à mettre en œuvre. Nous sommes dans un territoire bordé par la mer, avec du relief et une densité de population importante. Il a d’abord fallu réfléchir au lieu d’implantation le plus approprié pour ce type d’équipement qui doit répondre à des impératifs en termes de délais d’intervention sur l’ensemble du territoire couvert.
La Communauté d’agglomération du Boulonnais et son Président, Frédéric Cuvillier, que je salue chaleureusement, nous ont été d’un grand secours pour rendre cette ambition possible. Alors que nos techniciens étudiaient l’ensemble des possibilités, cette ancienne friche est apparue comme remplissant toutes les conditions.
C’est le travail conjoint des élus locaux de l’agglomération et du département qui a permis d’aboutir. Le Département assurera la maîtrise d’ouvrage de l’équipement pour un montant de 16 millions d’Euros sur un terrain mis gracieusement à sa disposition par l’agglomération du Boulonnais.
Sans ce travail collaboratif des élus locaux et départementaux au service des habitants, ce projet aurait été difficilement réalisable.
Cette inauguration est donc symbolique à plus d’un titre.
Elle l’est également dans la volonté de faire coïncider la modernité des moyens des sapeurs-pompiers avec l’exemplarité des actions qu’ils mènent chaque jour. Les conditions de vie et de travail des sapeurs-pompiers doivent être à la hauteur de leur engagement au service de nos concitoyens.
Dans cette partie du département qui a été fortement impactée par les inondations de 2023 et 2024, nous avons besoin de repenser nos dispositifs et nos modes d’intervention. C’est pourquoi il a été décidé, avec le concours de l’Etat et de l’Europe, d’acheter des pompes de très grandes capacités, elles rejoindront les CIS les plus exposés à la fin du mois.
Je pense également aux secours en mer qui sont une spécificité du littoral et qui seront pris en compte dans ce projet.
Dans cette perspective, l’amélioration des équipements et installations est une exigence d’efficacité autant qu’une marque de reconnaissance.
Je lisais tout à l’heure sur le panneau de chantier : ici, le département et l’agglomération du Boulonnais investissent pour votre sécurité. C’est bien ce que nos concitoyens attendent des pouvoirs publics : leur garantir la sécurité en tout point du territoire. C’est ce que nous faisons aujourd’hui à Outreau, dont je salue le Maire, Sébastien Chochois, dans une agglomération urbaine, et c’est ce que nous ferons très prochainement à Hucqueliers dans le monde rural. Car dans le département du Pas-de-Calais, que ce soit en matière d’éducation avec les collèges ou de sécurité avec les sapeurs-pompiers, il n’y a pas de territoire oublié.
Alors, évidemment, la question budgétaire est au cœur des débats et il est normal que chacun puisse prendre sa part dans la nécessaire réduction des déficits publics. C’est une question de responsabilité.
Mais chacun doit aussi comprendre que les sapeurs-pompiers, au même titre que les forces de l’ordre ou l’école, c’est la République en acte dans les territoires.
C’est la raison pour laquelle, dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, le Département a souhaité maintenir l’effort pour les sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais à hauteur de 85 millions € dans ce budget 2025. C’est un équilibre difficile à obtenir.
C’est la raison pour laquelle, aussi, nous avons ce dialogue constant et constructif avec les intercommunalités, avec les communes et avec les services de l’Etat, au nom de l’intérêt commun. En matière de sécurité, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui trouvent les solutions pour la vivre, sans bruit mais avec responsabilité.
Mesdames, Messieurs, en votre présence, je me permets de rendre hommage à l’ensemble des sapeurs-pompiers pour leur dévouement auprès de la population, mais aussi, on les oublie parfois, aux personnels administratifs et techniques des services de secours dont l’engagement garantit le fonctionnement opérationnel des unités.
Comme moi, nos concitoyens savent combien vous êtes fiers de votre engagement et combien vous êtes soucieux de l’intérêt public. Ils admirent votre courage, votre désintéressement et votre esprit de sacrifice.
Votre exigeante devise, “sauver ou périr”, nous rappelle vos valeurs autant qu’elle vous honore.
Je vous remercie pour votre attention.