Canton de Desvres



Discours de Jean-Claude LEROY, Président du Conseil départemental du Pas-de-Calais pour l’inauguration de la nouvelle caserne de gendarmerie de Desvres

Publié le 2 février 2026


Samedi 31 janvier 2026 – canton de Desvres



Mesdames et Messieurs les élus,

Monsieur le Préfet,

Mesdames et Messieurs les représentants des forces de gendarmerie,

Mesdames et Messieurs, chers habitants de Desvres,

C’est avec un réel plaisir et je dirais même avec un profond sens des responsabilités que je suis aujourd’hui à Desvres pour l’inauguration de cette nouvelle caserne de gendarmerie. Cet équipement est important et pour la commune, et pour le territoire, également très important pour celles et ceux qui y vivent !

Dans un département comme le Pas-de-Calais, profondément attaché à ses communes rurales, la question de la sécurité ne peut jamais être secondaire. Elle est une condition essentielle de la tranquillité quotidienne, de la cohésion sociale et de l’égalité entre les territoires. Où que l’on habite, en ville, en centre-bourg ou en milieu rural, chacun doit pouvoir se sentir protégé, écouté et accompagné.

La gendarmerie joue ici un rôle fondamental. À Desvres et dans les communes environnantes, les gendarmes sont connus, identifiés, accessibles. Ils connaissent le terrain, les habitants, les réalités locales. Cette proximité est une richesse précieuse, que nous devons préserver et renforcer.

C’est dans cet esprit que le Département du Pas-de-Calais a choisi de s’engager financièrement dans ce projet à hauteur de 300 000 €. Cet engagement n’est pas un geste isolé. Il s’inscrit dans une politique départementale assumée, qui consiste à soutenir les communes et à accompagner les projets structurants, notamment en milieu rural. Nous savons que sans l’appui des collectivités, beaucoup de projets essentiels ne verraient tout simplement pas le jour.

Cette nouvelle caserne répond à plusieurs objectifs très concrets : elle offre d’abord aux gendarmes des conditions de travail modernes, adaptées aux exigences de leurs missions, elle leur permet aussi de gagner en efficacité, en réactivité et en disponibilité. Enfin, elle constitue un signal fort adressé aux habitants : ici, la République est présente et elle l’est durablement.

Je veux également souligner que ce projet est le fruit d’un travail collectif. Il n’aurait pas pu aboutir sans l’implication de l’État, de la communauté de Communes de Desvres-Samer, de la ville de Desvres, du bailleur qui s’est chargé de la construction, des services techniques, des entreprises mobilisées et bien sûr des forces de gendarmerie elles-mêmes. C’est cette capacité à travailler ensemble, dans le respect des compétences de chacun, qui fait la force de nos territoires.

Mesdames et Messieurs, à travers cette inauguration, le Département du Pas-de-Calais réaffirme une conviction forte : nos territoires ruraux méritent la même attention, les mêmes moyens et la même ambition que les autres. Investir dans une caserne de gendarmerie, ce n’est pas seulement investir dans un bâtiment ; c’est investir dans la sécurité, dans la confiance et dans l’avenir.

A ce propos Monsieur le Préfet, je profite de cet instant pour vous interpellez sur les projets d’implantation de nouvelles brigades à Marquion, Sauchy-Lestrée, Audinghen et Le Parcq très attendues par les maires et les habitants concernés.

Je veux enfin adresser un message de reconnaissance aux femmes et aux hommes de la gendarmerie. Leur engagement, souvent discret mais toujours essentiel, mérite notre respect et notre soutien. Le département restera à leurs côtés, comme il restera aux côtés des municipalités et des habitants qui font vivre ce territoire.

Je vous remercie de votre attention et souhaite longue vie à cette nouvelle caserne, au service de Desvres, de ses environs et de l’intérêt général.




Inauguration de la Fête du Flobart

Publié le 3 septembre 2025


Vendredi 22 août 2025 – Place de la mairie à Wissant

* Le Département est particulièrement attaché aux fêtes populaires ancrées dans les territoires.

Les cerfs-volants de Berck, la Fête de la Beurière de Boulogne, les Fêtes de la Sainte-Barbe dans le Bassin Minier…

Si ces fêtes sont différentes, elles puisent pour beaucoup leur origine dans l’histoire ouvrière à laquelle nous sommes également très attachés.

Le Flobart, c’est le bateau du travail, le bateau des marins sans port qui partaient en mer dans des conditions bien difficiles. Alors, leur retour, à l’image des pêcheurs Dunkerquois partis en Islande, vaut bien une fête.

C’est l’occasion de rappeler que le Pas-de-Calais est un très grand département maritime avec le 1er port de pêche (Boulogne) et de transport de voyageurs (Calais) de notre pays.

* La fête du Flobart c’est aussi la mise en avant d’un savoir-faire

Le flobart de Wissant et de la Côte d’Opale c’est comme la Bacove du Marais Audomarois ; C’est un savoir-faire de construction assez unique, avec des artisans qui sont dans la transmission. Et si le Département a fait de la jeunesse une de ses priorités, forcément la question de la transmission nous parle et nous intéresse.

* Le Fête du Flobart c’est du développement touristique

Durant 3 jours il y aura donc beaucoup de monde à Wissant mais comme finalement tous les week-ends sur le Grand Site des Deux-Caps et la Côte d’Opale.

Alors forcément cela crée quelques désagréments mais n’oublions pas que cela favorise l’activité économique et de l’emploi.

* Enfin, la Fête du Flobart c’est la fête tout simplement et donc du lien social

Nous ne devrions pas minimiser le rôle de la fête dans notre société ; C’est ce qui rassemble, ce qui unit, dans la joie. Rien n’est pire que de vivre à travers le miroir déformant de la télévision et des réseaux sociaux.

Et au moment où la question de la suppression de jours fériés semble se poser, il faudrait sans doute prendre en considération l’impact positif de tous ces moments de concorde…

Alors durant 3 jours à Wissant il y aura des sourires, de la joie de vivre et de la fête ; C’est ce qu’il y a de mieux à faire pour bien attaquer ensuite la rentrée de septembre !




Inauguration des boxes de la Maison du Cheval – Samer

Publié le 3 septembre 2025


Mercredi 2 juillet 2025 – 18h

Le projet en deux mots :

Le projet de la Maison du Cheval

Créée en 2020 par la Communauté de Communes de Desvres-Samer, la Maison du Cheval Boulonnais abrite diverses installations équestres (écuries, paddocks, carrière en sable, carrière en herbe, manège couvert, ronds de longe), mais aussi un atelier de bourrellerie, un espace maréchalerie, un espace vétérinaire équin, un restaurant, une antenne de l’Office du Tourisme… La Maison accueille de grands événements de la race (concours nationaux juments et étalons boulonnais, les entraînements Salon de l’Agriculture…).

Professionnels installés : Le Syndicat Hippique Boulonnais (SHB), La Bourrellerie de Chloé, Dr Jennifer Labriffe (vétérinaire spécialisée dans la reproduction Equine), Restaurant Le Chasse Marée, Créa’Actif (association d’insertion. Travail grâce à la traction animale), SAS Formation (association d’insertion entretien des espaces verts et les installations équestres).

Soutien financier du Département à La Maison du Cheval : Plus d’un million €  

Le Syndicat Hippique Boulonnais

Le Syndicat Hippique du Boulonnais (SHB) est agréé par le Ministère de l’Agriculture comme étant un Organisme de Sélection. Le but que se donne le syndicat est de relancer le nombre des naissances en race pure afin de préserver la race. Environ 240 adhérents – 200 chevaux présentés au Concours de race à Samer – 155 naissances en 2023 (dont 92 dans le 62).

Soutien du Département :

Traditionnellement le Syndicat est accompagné par le Département à hauteur de 5 600 € et les éleveurs autour de 20 000 € (100 € par cheval présenté depuis 2022). Pour 2025, pas de subvention au syndicat (informé) et 12 000 € prévus pour les éleveurs.

Eléments de langage possibles (intégrants les éléments clés des divers notes) :

* Le Cheval Boulonnais c’est du Patrimoine vivant

– De manière légitime, on classe des beffrois, des cités minières, des marais, des Grands Sites naturels au Patrimoine de l’humanité et il y a unanimité pour dire qu’il faut mettre les moyens pour les préserver.

– Le Cheval Boulonnais c’est du Patrimoine vivant ! On parle d’un cheval présent sur notre territoire depuis l’époque Romaine, héritage de ces légions qui traversaient le Boulonnais. C’est aussi « le cheval du poisson » qui était le seul capable, au Moyen Age, d’amener du poisson frais de Boulogne à Paris par la fameuse « Route du poisson ». Il fallait un cheval puissant, robuste et rapide ; Un cheval très élancé aussi, bien plus que le Percheron…

* Il faut donc préserver ce patrimoine vivant

– Préserver ce n’est pas simplement faire naitre des poulains ; Il faut pouvoir sélectionner ce qui est compliqué dans une économie de l’hyper rentabilité. La mondialisation fait qu’il y a parfois de la demande venant du monde entier pour ces chevaux ; Mais il faudrait surtout garantir des débouchés dans la proximité.

– Cela passe notamment par le retour de la fonction « travail » du cheval, comme le font par exemple des associations d’insertion ici. Mais il faudrait aussi que les acteurs du tourisme par exemple regardent ce que le Chaval Boulonnais pourrait apporter.

– Tout le monde peut y gagner parce que les éleveurs façonnent les paysages, entretiennent les territoires et donc contribuent largement à l’attractivité. Ce serait un juste retour des choses.

* La Maison du Cheval crée un écosystème unique

– En complément du travail des éleveurs dans leurs exploitations, la Maison du Cheval présente l’avantage unique de mettre des métiers complémentaires dans un même environnement. Et ces boxes supplémentaires font faire augmenter l’activité et cet écosystème.

– Il n’est pas souvent simple d’être à la base d’une innovation, d’être visionnaire sur une question ; Il faut convaincre et convaincre encore, subir des désillusions parfois et retourner expliquer inlassablement. C’est le cas de Claude PRUDHOMME et des élus de la Communauté de Communes de Desvres-Samer.

– Le Département en là depuis le début, parce que c’est un projet nécessaire. Nous sommes présents malgré les rappels à l’ordre réguliers parce que nous n’avons plus de compétence en matière de développement économique. Mais heureusement personne ne nous interdit encore de faire de l’innovation sociale, de la préservation de l’environnement, de l’alimentation durable et du soutien à la ruralité… Lorsqu’on a connu les lois de décentralisation, dans l’état d’esprit de Pierre Mauroy pour libérer les énergies dans territoires, il y a des décisions parfois difficiles à comprendre.