L’évènement en deux mots :
Ce sont les portes ouvertes de la ressourcerie AIR, l’occasion de découvrir les ateliers, les équipes et l’engagement de cette association pour l’économie circulaire et de l’insertion professionnelle.
Eléments de langage possible (intégrants les éléments clés de la note)
Ce que nous voyons aujourd’hui à l’occasion de ces portes ouvertes, ce ne sont pas seulement des objets réparés, des meubles upcyclés ou des vêtements sauvés du gaspillage. Ce que nous contemplons, grâce aux magnifiques clichés de Jean-Michel Rothmann, ce sont des visages, des regards fiers, des mains habiles, des hommes et des femmes debout.
Ici, dans le Pas-de-Calais, nous avons le sens de la dignité. Et cette exposition photos nous rappelle une vérité fondamentale : il n’y a pas de sous-métier, il n’y a que des talents qui ne demandent qu’à être révélés. Ressourcer, réparer, valoriser… oui, c’est « tout un métier ».
Le Conseil départemental du Pas-de-Calais est fier de soutenir de manière indéfectible un acteur majeur comme la Ressourcerie AIR, qui fait rayonner l’insertion professionnelle depuis tant d’années sur nos bassins de vie, d’Ervillers à Bapaume. En ouvrant vos portes, vous montrez l’envers du décor. Vous montrez que le modèle que nous défendons fonctionne : l’alliance parfaite entre la transition écologique solidaire et le retour à l’emploi.
Chaque année, ce sont plus de 1 500 tonnes de déchets qui sont détournées de l’enfouissement grâce à votre action. Mais au-delà des chiffres, ce sont des parcours de vie qui se reconstruisent. Quand 60 % des salariés d’AIR retrouvent une issue positive vers l’emploi durable ou une formation, c’est une victoire pour tout notre territoire.
À l’heure où certains s’acharnent à stigmatiser les bénéficiaires des minima sociaux, à l’heure où l’on voudrait réduire la solidarité à une simple variable d’ajustement comptable ou à une logique de contrôle froid, le Pas-de-Calais répond par la confiance et l’accompagnement personnalisé. L’insertion n’est pas un coût, c’est un investissement profondément républicain.
Notre rôle en tant que collectivité chef de file de l’action sociale, c’est de lever les freins périphériques – qu’il s’agisse de mobilité, de logement ou de formation – pour permettre à chacun de retrouver sa juste place dans la société. La Ressourcerie AIR démontre avec brio que l’économie peut être sociale, humaine et profondément ancrée dans son territoire.
Je veux saluer chaleureusement les encadrants techniques, les travailleurs sociaux et les dirigeants de l’association, qui se battent au quotidien pour faire tourner cette structure et maintenir ce cap humain.
Et je veux m’adresser directement à vous, les salariés d’AIR. Ces photos exposées aujourd’hui ne mentent pas. Vos postures traduisent votre savoir-faire et votre rigueur professionnelle. Soyez fiers du travail accompli. En redonnant une seconde vie aux objets, c’est bien souvent à vos propres avenirs que vous redonnez un élan.
Mesdames et Messieurs, continuons à soutenir le réemploi solidaire. Continuons à faire du Pas-de-Calais ce Département pionnier de l’innovation sociale, où le progrès ne laisse personne au bord du chemin.
Eléments techniques que l’on peut intégrer dans les éléments de langage
Notre soutien à la Ressourcerie AIR ne se mesure pas en déclarations d’intentions, mais en engagements budgétaires massifs et concrets. Chaque année, le Conseil départemental injecte plus de 215 000 euros directement ici, pour faire vivre ce projet.
Ce sont d’abord 126 000 euros par an — soit un bloc de 252 000 euros pour les années 2026 et 2027 — que nous mobilisons pour l’aide à l’encadrement.
Et je veux ici souligner notre force de frappe collective : en allant chercher les fonds européens du Fonds de Transition Juste à hauteur de 70%, le Département prouve que l’Europe peut être un levier de dignité humaine au cœur de nos territoires ruraux. Cet argent sert à l’essentiel : financer les femmes et les hommes qui coachent, guident, forment et aident à lever tous les freins du quotidien.
Mais la solidarité départementale, c’est aussi le financement direct du travail. Aux côtés de l’État, le Département verse chaque année près de 90 000 euros pour financer directement 13 postes en CDDI de 12 mois. Treize trajectoires de vie, treize fiches de paie, treize parcours de dignité retrouvée grâce à l’action publique.
Accueil 18h – Prises de parole à 18h30
Monsieur le Président de La Coupole, cher Benoît Roussel,
Madame la Sous-Préfète,
Monsieur le Président de Welcomeer,
Monsieur le Directeur de La Coupole, cher Philippe Queste
Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise,
Madame Nathalie Bédène, de la mission mécénat du Conseil départemental du Pas-de-Calais,
Chers partenaires,
Je suis très heureuse d’être parmi vous ce soir, au nom du Département du Pas-de-Calais, pour cette deuxième édition de la soirée des Ambassadeurs.
Je tiens à excuser Jean-Claude Leroy, Président du Conseil départemental du Pas-de-Calais de ne pas être parmi nous ce soir. Je vous adresse ses vifs encouragements et remerciements pour l’organisation de cette initiative de réunir les acteurs économiques du secteur dans ce haut lieu de mémoire qu’est la Coupole.
Cette soirée réunit celles et ceux qui font vivre l’économie de l’Audomarois. Elle correspond aussi à une orientation qui guide notre action au Département : « aller vers ».
Aller vers les habitants, les associations, nos partenaires, mais aussi vers les entreprises et le monde économique.
Cela signifie une chose très simple, ne pas rester dans nos bureaux, ne pas travailler en vase clos, mais aller écouter, comprendre les initiatives et chercher avec celles et ceux qui les portent ce que nous pouvons faire ensemble.
C’est l’esprit de cette soirée. Le mécénat est une autre façon d’agir ensemble, de rapprocher des projets et des entreprises. Il permet de réunir des moyens, des savoir-faire, du temps et des idées autour de réalisations concrètes.
Le Département continuera naturellement à prendre toute sa part dans le financement de ses politiques publiques. Mais nous savons aussi que les entreprises sont des acteurs essentiels de la vie locale, par leur activité, leur créativité et leur engagement.
Le mécénat permet justement de faire converger ces énergies.
Nous l’avons encore montré récemment avec le mécénat de compétences mis en place avec l’AFEV, les Restos du Cœur et Emmaüs. Cinq agents du Département pourront consacrer une à deux journées par mois à ces associations, en apportant leur temps et leur expérience. C’est une autre manière de s’engager, de transmettre et d’être utile.
C’est cette dynamique que notre Mission Mécénat souhaite poursuivre, faire circuler les idées, rapprocher les acteurs et donner vie aux initiatives.
La Coupole
Et s’il y a un lieu qui incarne particulièrement cette ambition, c’est bien La Coupole. Ce lieu exceptionnel parce qu’il fait dialoguer plusieurs dimensions essentielles : la mémoire, l’histoire, la science, la culture, la transmission, l’éthique et l’avenir. Il nous oblige à regarder notre histoire en face, tout en nous interrogeant sur le monde que nous voulons construire.
Et pour Jean-Claude Leroy, elle est aussi profondément un lieu des droits humains et un lieu de paix. Cette dimension prend aujourd’hui une résonance particulière.Dans un monde aussi perturbé, aussi fragilisé et aussi fracturé que le nôtre, rappeler ici la valeur de la paix n’est pas un simple message historique.C’est une responsabilité.Celle de transmettre aux générations futures ce que l’histoire nous a appris, de leur donner les moyens de comprendre le présent et de réfléchir à leur avenir.
Les 30 ans de La Coupole
En 2027, La Coupole fêtera ses 30 ans. Trente années consacrées à la mémoire, à la science, à la culture et à la transmission. Cet anniversaire sera l’occasion d’écrire une nouvelle page de son histoire. Vous découvrirez notamment ce soir le projet de parrainage des fauteuils du Planétarium, qui permettra aux entreprises de s’associer à la modernisation de cet équipement emblématique, avec sa technologie 10K-3D. Derrière cette technologie, il y a surtout une ambition, continuer à donner au public, et notamment aux jeunes, l’envie de découvrir, de comprendre et d’apprendre.
Construire ensemble, alors, Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise, je veux simplement vous dire : nous avons besoin de vous. De vos idées, de votre énergie, de votre regard et de votre volonté d’agir.
Notre méthode tient en quelques mots : aller vers, faire avec, construire ensemble.
C’est ce que nous voulons continuer à faire avec vous, autour de La Coupole comme partout dans le Pas-de-Calais.
Je souhaite donc que cette soirée fasse naître de nouveaux partenariats et de nouvelles initiatives.
Parce que lorsque les forces publiques, économiques et associatives décident d’avancer ensemble, elles peuvent faire beaucoup.
Et ici, à La Coupole, elles peuvent surtout contribuer à faire vivre la mémoire, défendre la paix et préparer l’avenir.
Je vous remercie.
Monsieur le Président de la Fédération Régionale des Sociétés Musicales des Hauts de France, Cher Patrick Robitaille
Ainsi que l’ensemble des responsables fédéraux et des délégations du Pas-de-Calais,
Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s musicien(e)s, cher(e)s bénévoles,
Cher(e)s ami(e)s des sociétés musicales,
Je suis très heureux de vous accueillir aujourd’hui, ici, au parc départemental d’Olhain, à l’occasion du 114e Congrès fédéral des sociétés musicales des Hauts-de-France.
Cet événement de portée régionale rassemble ici des femmes et des hommes qui, partout dans nos territoires, font vivre avec passion la musique amateur, l’engagement collectif et l’esprit de transmission. Et je veux saluer chaleureusement l’ensemble des sociétés musicales présentes aujourd’hui, ainsi que les bénévoles, les chefs d’orchestre, les enseignants, les familles et tous ceux qui permettent à ces formations de continuer à faire battre le cœur de nos communes.
Les harmonies, les sociétés musicales, font profondément partie de l’ADN du Pas-de-Calais. Elles en sont le son, le souffle, presque la respiration quotidienne de nos villes et de nos villages.
Si le bassin minier porte une histoire particulièrement forte, marquée par la grande tradition des orphéons et des fanfares ouvrières, cette culture musicale irrigue en réalité l’ensemble du territoire départemental. Dans bien des communes, la société musicale demeure un repère essentiel de la vie locale.
On pourrait presque dire : une église, une harmonie ; un village, une harmonie. J’exagère à peine, tant ces formations ont accompagné les fêtes locales, les cérémonies, les commémorations et tous les grands moments de la vie collective (ex : Les tubas de Noel).
Si les harmonies ne sont pas encore inscrites au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, elles appartiennent incontestablement au patrimoine vivant de nos territoires et à la mémoire collective du Pas-de-Calais.
Car l’harmonie est souvent la première porte d’entrée vers la pratique artistique. C’est le premier contact avec un instrument, avec une partition, avec une œuvre musicale. Et cela est particulièrement vrai dans les territoires ruraux, là où il n’existe pas toujours de conservatoire ou d’autres possibilités de formation artistique.
Les harmonies jouent donc un rôle populaire, éducatif et culturel absolument essentiel. Elles transmettent le goût de la musique, elles créent du lien entre les générations, elles apprennent l’écoute de l’autre, le respect collectif et le plaisir de faire ensemble. Elles sont des lieux d’apprentissage, mais aussi des espaces de fraternité, d’engagement et de solidarité.
Cela me fait penser au très beau documentaire Nous, l’Orchestre, actuellement au cinéma, autour de la Philharmonie de Paris, ou encore au film En Fanfare qui a connu un très grand succès populaire. Ces œuvres montrent combien un orchestre est bien davantage qu’un simple ensemble musical. Un orchestre, c’est une société en miniature, chacun y trouve sa place, chacun écoute l’autre, chacun contribue à une œuvre commune sans jamais s’effacer totalement derrière le collectif.
Les harmonies nous rappellent qu’une société tient d’abord par l’écoute, la transmission et le plaisir de faire ensemble.
C’est peut-être cela, au fond, la force des harmonies. Elles apprennent la sociabilité, le sens du collectif et une certaine idée de la démocratie vécue au quotidien. Et c’est précisément pour cela qu’il nous appartient collectivement de les accompagner, de les soutenir et d’en préserver l’esprit : celui de lieux ouverts, populaires et profondément humanistes, fidèles aux valeurs de solidarité et de fraternité qui font depuis toujours la force du Pas-de-Calais.
Le Département du Pas-de-Calais est pleinement engagé aux côtés des musiciens et de leurs associations sur l’ensemble du territoire. Parce que les conservatoires, les écoles de musique, les harmonies, les batteries-fanfares et les fanfares de nos villes et de nos villages participent pleinement de l’identité culturelle de notre département.
Cet engagement se traduit concrètement par le soutien financier apporté à la Fédération régionale des sociétés musicales, mais aussi directement aux harmonies lors des remises d’instruments chaque année à la Sainte Cécile et aux pratiques artistiques dans le cadre du schéma départemental des pratiques artistiques en amateur. Il se traduit également dans nos collèges, à travers le partenariat éducatif et le développement des classes orchestres, qui permettent de démocratiser encore davantage l’accès à la pratique musicale et d’offrir à de nombreux jeunes la possibilité de découvrir un instrument, de jouer ensemble et de s’épanouir à travers la musique.
Je veux également saluer le très beau programme proposé aujourd’hui, avec en point d’orgue, à partir de 15 heures, un concert à deux voix réunissant les Petits Chanteurs de Lambres-lez-Douai et les Gavroches Accordéon de Bully-les-Mines. Deux formations qui incarnent, chacune à leur manière, cette diversité musicale populaire, vivante et généreuse qui fait la richesse de notre région.
Au nom du Département du Pas-de-Calais, je veux vous dire combien nous sommes attachés à ces sociétés musicales, à ce patrimoine humain et culturel exceptionnel, et combien nous continuerons à être à vos côtés pour faire vivre cette belle tradition musicale, essentielle à la vitalité et à l’âme de nos territoires.
Merci à vous tous de la faire vivre avec autant de passion et d’engagement.
ELEMENTS DE LANGAGE POSSIBLES
Le projet en deux mots :
Le Collectif Polonia Hauts-de-France organise du 5 au 15 novembre, une semaine polonaise, « Sur un air de Pologne », au centre commercial Aushopping, à Noyelles-Godault.
L’objectif est de présenter et de valoriser la culture polonaise et le patrimoine de l’immigration polonaise dans le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais, dans le cadre d’un stand dédié, avec des prestations de cinq groupes de musiciens et danseurs polonais, des ateliers « Mémoire et Patrimoine » autour de la collecte de mémoire, des ateliers éducatifs et créatifs sur la nature et les légendes des Carpates ou l’étymologie des noms propres polonais, ainsi que des ateliers d’art populaire et de démonstrations des savoir-faire artisanaux de la région des Carpates.
Subvention de 10 000 € pour l’organisation de la semaine polonaise de novembre 2025 (Commission permanente du 13 octobre 2025).
Eléments de langage possible (intégrants les éléments clés de la note) :
* Le territoire minier, un véritable vecteur ou support de la mémoire de l’immigration polonaise
En 2007 déjà, le Conseil Général du Pas de Calais dédiait une année à la Pologne. En 2019, le Président Jean Claude Leroy a souhaité commémorer le Centenaire de la Convention entre la France et la Pologne relative à l’émigration et l’immigration signée à Varsovie le 3 septembre 1919. Et c’est à ce titre que vous avez bénéficié de l’appel à projets axé autour de la mémoire de l’immigration polonaise.
* C’est un peu de moi et beaucoup de vous qui nous rassemblent ce jour « Sur un Air de Pologne» DZIEKI ! (Merci) !
D’origine polonaise, je suis toujours très émue et touchée quand ma culture ancestrale est mise à l’honneur. Pour moi, le patrimoine ne doit pas être de la cendre, cela doit être une flamme ! Elle doit rester vivante et inspirante.
*Profitez d’une sortie culturelle chez Aushopping Noyelles avec le Collectif Polonia !
Un voyage fascinant entre culture et mémoire. Le collectif pose ses valises au cœur de la galerie pour proposer aux familles de découvrir les multiples facettes de la Polonia.
Culture et Convivialité :
l’étymologie des noms propres polonais, ainsi que des ateliers d’art populaire des ateliers « Mémoire et Patrimoine » autour de la collecte de mémoire, et de démonstrations des savoir-faire artisanaux de la région des Carpates.
*L’immigration, hier comme aujourd’hui est une source d’enrichissement pour notre pays.
Rappeler le rôle essentiel du Pas-de-Calais comme terre d’accueil, mais aussi de rappeler que l’intégration des Polonais ne s’est pas faite sans difficultés. Il est bon parfois de rappeler que les processus d’intégration, quel que soit l’origine du groupe concerné, se fait toujours sur la longue durée et qu’il est toujours la source d’enrichissements mutuels. L’immigration polonaise a tant et tant apporté à notre nation, de Chopin à Marie Curie en passant par Raymond Kopa. Ne sous-estimons pas les capacités d’intégration du « creuset français » et n’oublions pas ce que la France doit à ses étrangers ! « Tout immigré est un être à la fois déchiré entre deux cultures, et enrichi par elles », rappelle l’historienne spécialiste de l’immigration polonaise Janine Ponty.
* Aujourd’hui aussi s’ouvrir à la Culture Polonaise, c’est slamer de génération en génération !
Au-delà des aspects historiques et de la valorisation du patrimoine matériel et immatériel polonais (langue et littérature, musique, coutumes, art culinaire…), des projets permettent aux jeunes générations de mener divers engagement associatif et sportif, ainsi que la création artistique et culturelle contemporaine, ouvrant ainsi vers l’avenir.
En témoigne, le rappeur Mc Lakpo avec son titre Polonia. Issu de la 4 ème génération, il raconte à travers son clip ou ses concerts son rapport et son attachement à ses origines. extrait : « tu me réconfortes, Polonia donne nous la force de vivre ! Polonia donne nous la force de vivre comme des frères, Polonia fais nous encore rêver, chanter et danser ! tes enfants sont là ! »
* C’est notamment pour ces raisons que le Département accompagne et soutien des initiatives comme les vôtres.
L’apport polonais est une composante essentielle de l’identité culturelle du Pas-de-Calais. Cette culture commune est le ciment de notre cohésion. Valoriser la mémoire et les traditions de la communauté polonaise c’est partager ensemble les plaisirs de la cuisine, de la musique, des danses…
Le département du Pas-de-Calais apporte un soutien à tous les passeurs de mémoire, les associations comme les institutions, les historiens de métier comme les bénévoles, les jeunes comme les moins jeunes.
Cette année, malgré les difficultés budgétaires, nous avons maintenu notre politique volontariste en la matière. Nous sommes contraints de réduire un peu la voilure mais nous ne renonçons pas au devoir de mémoire.
En 2023, ce sont 23 jumelages recensés dans le Pas-de-Calais.
En aidant les habitants du Pas-de-Calais, à maintenir ce lien indéfectible avec la culture polonaise nous permettons de faire perdurer un héritage qui peut être éloigné pour les nouvelles générations mais indispensable à notre identité. Connaitre son histoire c’est non seulement savoir d’où l’on vient mais cela permet de savoir également où l’on va !
ELEMENTS DES SERVICES
Le Collectif Polonia Hauts-de-France organise du 5 au 15 novembre, une semaine polonaise, « Sur un air de Pologne », au centre commercial Aushopping, à Noyelles-Godault.
L’objectif en est de présenter et de valoriser la culture polonaise et le patrimoine de l’immigration polonaise dans le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais, dans le cadre d’un stand dédié, avec des prestations de cinq groupes de musiciens et danseurs polonais, des ateliers « Mémoire et Patrimoine » autour de la collecte de mémoire, des ateliers éducatifs et créatifs sur la nature et les légendes des Carpates ou l’étymologie des noms propres polonais, ainsi que des ateliers d’art populaire et de démonstrations des savoir-faire artisanaux de la région des Carpates.
Le déroulé en est ainsi le suivant :
I – Présentation de la structure
Le Collectif Polonia Hauts-de-France a été créé en juin 2017 à Houdain et a été déclaré en sous-préfecture de Lens le 16 novembre suivant, sur la base de statuts établis le 27 septembre.
Son objectif est de regrouper « les associations ayant des activités avec ou pour la Pologne et les sympathisants individuels de la Pologne et de la Polonia (communauté d’origine polonaise) » (article 2 des statuts). Ses buts sont
Il est présidé par son fondateur, M. Edmond Oszczak, à la fois responsable du pôle culture, animation et communication de la ville de Dourges mais aussi président de plusieurs associations polonaises locales, et ancien président national d’unions des associations catholiques polonaises de France, ancien président fondateur de la Maison de la polonité (Polonia)…
33 structures culturelles ou folkloriques, sportives ou religieuses, en sont au moins actuellement membres, dont 20 du Pas-de-Calais (en particulier 8 de Dourges, auxquelles s’ajoutent l’Union du scoutisme polonais en France, mais aussi des associations de Carvin, Courcelles-lès-Lens, Fleurbaix, Harnes – 2 –, Houdain, Leforest, Noyelles-sur-Lens et Oignies-Ostricourt – 3 –, ainsi que trois entreprises), 10 du Nord (auxquelles s’ajoutent les éditions Nord-Avril), 1 de Dordogne, 1 de la Somme (comité de jumelage européen de la ville de Longueau) et 1 du Val-d’Oise (Domont). Le Collectif a noué un partenariat avec l’Union des Associations catholiques polonaises en France (PZK).
Il entend ainsi être tête de réseau de l’immigration polonaise dans les Hauts-de-France, voire sur l’ensemble du territoire national : alors que le gouvernement polonais s’est longtemps focalisé sur les Polonais arrivés en Région parisienne au cours des années 1980, le Collectif souhaite créer un réseau participatif et collaboratif pouvant être un lien avec la dizaine de consuls polonais en France.
Bénéficiant de l’appel à projets départemental (2019-2020 et 2023), le Collectif Polonia a mis en œuvre en 2019-2025 une programmation axée autour de la mémoire de l’immigration polonaise.
Après une première collecte de photographies organisée en 2020 (fortement impactée toutefois par la crise sanitaire), associations et particuliers ont été invités à envoyer au Collectif tous documents attestant de la vie personnelle et associative des Polonais arrivés dans la Région au cours du siècle dernier. Intitulé « La grande collecte de la Polonia », ce projet, mené sur cinq sites en octobre 2021 (Calonne-Ricouart, Dourges, Saint-Omer, Douai, Longueau), a permis de réunir près de 1 000 reproductions numériques. Le fonds documentaire ainsi créé a été étudié et analysé en 2022-2023 par Mme Monika Salmon-Siama (docteur habilité à diriger des recherches (HDR) en anthropologie culturelle et histoire de l’immigration polonaise – par ailleurs commissaire scientifique de l’exposition 2023 des archives départementales sur l’art de l’affiche polonaise). Il a été valorisé sous forme d’exposition itinérante en 2023, puis dans un ouvrage de synthèse, publié à l’occasion de la semaine polonaise de novembre 2025.
Les deux Rencontres de la Polonia de 2021 et 2023 ont par ailleurs permis des échanges autour de la question de la fédération du réseau associatif franco-polonais et du renouvellement des publics en direction de la jeunesse. En revanche, le souhait de concrétiser ce réseau dans un centre culturel polonais, « lieu-mémoire, lieu d’échanges, lieu d’animations », situé dans le bassin minier, et reliant la mémoire et le patrimoine des Polonais arrivés dans les années 1920 à la spécificité de la Polonia d’aujourd’hui, ne paraît pas avoir connu d’avancée.
II – Soutien du Département aux actions du Collectif Polonia (2020-2025)
Le soutien du Département du Pas-de-Calais a été accordé aux seules actions de valorisation du Collectif Polonia, regroupées sous l’intitulé Polonia entre tradition et modernité, dans le cadre des commémorations du centenaire de la convention du 3 septembre 1919 :
Les autres financeurs publics réguliers pour ces différents projets sont l’ambassade de Pologne en France, la Région Hauts-de-France, le Département du Nord et la Communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin.
III – Chiffres clés
Les Hauts-de-France comptent 114 associations franco-polonaises. Dans le Nord, on dénombre 27 jumelages avec la Pologne, et 23 dans le Pas-de-Calais (chiffres 2023).
Samedi 28 juin 2025 – 14h30 au Stade Bollaert Lens
Le projet en deux mots :
Après-midi festive, conviviale et populaire offerte aux bénéficiaires du dispositif « 10 000 départs en vacances » sur le territoire de Lens-Liévin. 12 000 personnes invitées.
Budget de l’opération « 10 000 départs en vacances » : 1,3 M€ dont 150 000 € de la part du Département. Multiples financeurs publics et privés : CA Lens-Liévin, Département, Région, Etat, CAF du Pas-de-Calais, ANCV…)
Eléments de langage possibles :
* Nous sommes sur un territoire où les vacances populaires sont historiquement ancrées.
– 1936, les congés payés, les premières vacances à la mer. On ne part pas forcément loin, parfois à mobylette, sur la côte en camping plus ou moins sauvage (à Berck mais aussi au Portel où des particuliers louaient des parcelles de jardin).
– Mais il y a aussi les départs dans les centres de vacances des houillères, au Régina de Berck ou Château de La Napoule. Chaque famille espérant être « tirée au sort » et partir en vacances.
* Aujourd’hui encore, 40% des français ne partent pas en vacances
– Il y a surtout une véritable inégalité pour les revenus modestes et les classes moyennes puisque 76% des personnes disposant d’un revenu de plus de 2 700 € elles partent en vacances.
– Et le revenu n’est pas le seul critère à prendre en considération puisqu’il y a aussi des différences selon le statut dans l’emploi ou la taille de l’entreprise où l’on travaille ; Par exemple, il y a une différence quand il y a un Comité d’Entreprise, un C.O.S ou non. Ainsi certains publics passent à travers les radars, c’est le cas notamment des salariés des Très Petites Entreprises, des couples sans enfant ou des jeunes. Ce dispositif permet de n’oublier personne.
* La mobilisation des bénévoles
Partir en vacances quand on est peu habitué est parfois un véritable projet à construire. A cet égard, le travail d’accompagnement des bénévoles de Vacances Ouvertes, Solidarité Laïque, du Secours Populaire et de l’association Enjeu est à souligner.
« Il m’est égal de lire que les sables des plages sont chauds, je veux que mes pieds nus le sentent » disait André GIDE, avec les 10 000 départs en vacances c’est le moment pour tous de retrouver cette sensation.
Vendredi 22 août 2025 – Place de la mairie à Wissant
* Le Département est particulièrement attaché aux fêtes populaires ancrées dans les territoires.
Les cerfs-volants de Berck, la Fête de la Beurière de Boulogne, les Fêtes de la Sainte-Barbe dans le Bassin Minier…
Si ces fêtes sont différentes, elles puisent pour beaucoup leur origine dans l’histoire ouvrière à laquelle nous sommes également très attachés.
Le Flobart, c’est le bateau du travail, le bateau des marins sans port qui partaient en mer dans des conditions bien difficiles. Alors, leur retour, à l’image des pêcheurs Dunkerquois partis en Islande, vaut bien une fête.
C’est l’occasion de rappeler que le Pas-de-Calais est un très grand département maritime avec le 1er port de pêche (Boulogne) et de transport de voyageurs (Calais) de notre pays.
* La fête du Flobart c’est aussi la mise en avant d’un savoir-faire
Le flobart de Wissant et de la Côte d’Opale c’est comme la Bacove du Marais Audomarois ; C’est un savoir-faire de construction assez unique, avec des artisans qui sont dans la transmission. Et si le Département a fait de la jeunesse une de ses priorités, forcément la question de la transmission nous parle et nous intéresse.
* Le Fête du Flobart c’est du développement touristique
Durant 3 jours il y aura donc beaucoup de monde à Wissant mais comme finalement tous les week-ends sur le Grand Site des Deux-Caps et la Côte d’Opale.
Alors forcément cela crée quelques désagréments mais n’oublions pas que cela favorise l’activité économique et de l’emploi.
* Enfin, la Fête du Flobart c’est la fête tout simplement et donc du lien social
Nous ne devrions pas minimiser le rôle de la fête dans notre société ; C’est ce qui rassemble, ce qui unit, dans la joie. Rien n’est pire que de vivre à travers le miroir déformant de la télévision et des réseaux sociaux.
Et au moment où la question de la suppression de jours fériés semble se poser, il faudrait sans doute prendre en considération l’impact positif de tous ces moments de concorde…
Alors durant 3 jours à Wissant il y aura des sourires, de la joie de vivre et de la fête ; C’est ce qu’il y a de mieux à faire pour bien attaquer ensuite la rentrée de septembre !