Journée portes ouvertes de la Ressourcerie AIR à Ervillers

Publié le 16 octobre 2026


Jean-Jacques COTTEL, Conseiller départemental

Jeudi 08 Octobre 2026 – Canton de Bapaume



L’évènement en deux mots :

Ce sont les portes ouvertes de la ressourcerie AIR, l’occasion de découvrir les ateliers, les équipes et l’engagement de cette association pour l’économie circulaire et de l’insertion professionnelle.

Eléments de langage possible (intégrants les éléments clés de la note) 

Ce que nous voyons aujourd’hui à l’occasion de ces portes ouvertes, ce ne sont pas seulement des objets réparés, des meubles upcyclés ou des vêtements sauvés du gaspillage. Ce que nous contemplons, grâce aux magnifiques clichés de Jean-Michel Rothmann, ce sont des visages, des regards fiers, des mains habiles, des hommes et des femmes debout.

Ici, dans le Pas-de-Calais, nous avons le sens de la dignité. Et cette exposition photos nous rappelle une vérité fondamentale : il n’y a pas de sous-métier, il n’y a que des talents qui ne demandent qu’à être révélés. Ressourcer, réparer, valoriser… oui, c’est « tout un métier ».

Le Conseil départemental du Pas-de-Calais est fier de soutenir de manière indéfectible un acteur majeur comme la Ressourcerie AIR, qui fait rayonner l’insertion professionnelle depuis tant d’années sur nos bassins de vie, d’Ervillers à Bapaume. En ouvrant vos portes, vous montrez l’envers du décor. Vous montrez que le modèle que nous défendons fonctionne : l’alliance parfaite entre la transition écologique solidaire et le retour à l’emploi.

Chaque année, ce sont plus de 1 500 tonnes de déchets qui sont détournées de l’enfouissement grâce à votre action. Mais au-delà des chiffres, ce sont des parcours de vie qui se reconstruisent. Quand 60 % des salariés d’AIR retrouvent une issue positive vers l’emploi durable ou une formation, c’est une victoire pour tout notre territoire.

À l’heure où certains s’acharnent à stigmatiser les bénéficiaires des minima sociaux, à l’heure où l’on voudrait réduire la solidarité à une simple variable d’ajustement comptable ou à une logique de contrôle froid, le Pas-de-Calais répond par la confiance et l’accompagnement personnalisé. L’insertion n’est pas un coût, c’est un investissement profondément républicain.

Notre rôle en tant que collectivité chef de file de l’action sociale, c’est de lever les freins périphériques – qu’il s’agisse de mobilité, de logement ou de formation – pour permettre à chacun de retrouver sa juste place dans la société. La Ressourcerie AIR démontre avec brio que l’économie peut être sociale, humaine et profondément ancrée dans son territoire.

Je veux saluer chaleureusement les encadrants techniques, les travailleurs sociaux et les dirigeants de l’association, qui se battent au quotidien pour faire tourner cette structure et maintenir ce cap humain.

Et je veux m’adresser directement à vous, les salariés d’AIR. Ces photos exposées aujourd’hui ne mentent pas. Vos postures traduisent votre savoir-faire et votre rigueur professionnelle. Soyez fiers du travail accompli. En redonnant une seconde vie aux objets, c’est bien souvent à vos propres avenirs que vous redonnez un élan.

Mesdames et Messieurs, continuons à soutenir le réemploi solidaire. Continuons à faire du Pas-de-Calais ce Département pionnier de l’innovation sociale, où le progrès ne laisse personne au bord du chemin.

Eléments techniques que l’on peut intégrer dans les éléments de langage

Notre soutien à la Ressourcerie AIR ne se mesure pas en déclarations d’intentions, mais en engagements budgétaires massifs et concrets. Chaque année, le Conseil départemental injecte plus de 215 000 euros directement ici, pour faire vivre ce projet.

Ce sont d’abord 126 000 euros par an — soit un bloc de 252 000 euros pour les années 2026 et 2027 — que nous mobilisons pour l’aide à l’encadrement.

Et je veux ici souligner notre force de frappe collective : en allant chercher les fonds européens du Fonds de Transition Juste à hauteur de 70%, le Département prouve que l’Europe peut être un levier de dignité humaine au cœur de nos territoires ruraux. Cet argent sert à l’essentiel : financer les femmes et les hommes qui coachent, guident, forment et aident à lever tous les freins du quotidien.

Mais la solidarité départementale, c’est aussi le financement direct du travail. Aux côtés de l’État, le Département verse chaque année près de 90 000 euros pour financer directement 13 postes en CDDI de 12 mois. Treize trajectoires de vie, treize fiches de paie, treize parcours de dignité retrouvée grâce à l’action publique.


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