Canton de Béthune



10 ans de l’Envol

Publié le 15 octobre 2026


10 ANS DE L’ENVOL à BETHUNE

Vendredi 25 septembre à partir de 18h



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Discours

Mesdames, Messieurs,

Dix ans.

Dix ans déjà que l’aventure de L’Envol a commencé, à Lens.

Et quand on regarde le chemin parcouru, on mesure qu’il ne s’agit pas simplement de l’histoire d’une association culturelle.

C’est l’histoire d’une conviction.

Une conviction simple, mais profondément politique, l’art peut transformer les personnes, et la création peut transformer les territoires.

Depuis 2015, L’Envol n’a cessé d’expérimenter.

Classe Départ, Grand Éc’Art, A p’Art Entière, la reprise de 501 Blues, puis le Passage à Niveaux…

À chaque fois, vous avez cherché à inventer une réponse nouvelle, en partant des personnes, de leurs parcours, de leurs difficultés, mais aussi de leurs envies et de leurs capacités.

Et c’est précisément ce qui rend L’Envol si particulière.

Je vais le dire très simplement, l’Envol ne rentre pas toujours dans les cases.

Et finalement, c’est peut-être sa plus grande force. Parce que nos politiques publiques en matière de culture ont besoin de critères, de cadres, de dispositifs. C’est normal.

Mais une politique publique ne peut pas avoir pour seul objectif de faire entrer les projets dans des cases préexistantes.

Elle doit aussi être capable de regarder ce qui se construit autrement, de reconnaître les démarches qui expérimentent et, parfois, d’accompagner ce qui ne trouve pas encore sa place dans les cadres habituels.

C’est ce que nous avons choisi de faire avec L’Envol.

Parce que vous ne partez pas d’un dispositif pour chercher ensuite à y faire entrer les habitants.

Vous partez des habitants pour construire avec eux.

Et cette démarche nous interroge.

Elle nous invite à regarder autrement la démocratisation culturelle.

Pendant longtemps, nous avons beaucoup parlé d’accès à la culture ; comment faire venir davantage de personnes dans les lieux culturels, comment réduire les obstacles, comment élargir les publics.

Aujourd’hui, d’autres réflexions prennent de l’ampleur, la participation, la capacité à créer, la place donnée aux habitants, les droits culturels.

Je ne dis pas que L’Envol est la traduction d’un modèle particulier.

Je dis que son parcours nourrit cette réflexion collective sur ce que pourrait être la culture demain.

Parce que notre société change.

Les pratiques évoluent.

Les attentes évoluent.

Les territoires évoluent.

Et peut-être que les politiques culturelles doivent elles aussi accepter de se transformer.

Le Passage à Niveaux en est une formidable illustration. Vous êtes partis d’un ancien supermarché pour en faire un lieu de création, de rencontres, de solidarité, de restauration et de formation. Vous avez transformé un lieu vacant en lieu vivant !

Et surtout, vous avez créé un endroit où des personnes qui ne pensaient pas forcément que ce lieu était pour elles ont fini par pousser la porte.

Je pense notamment à ces jeunes que nous avions reçus avec mes collègues élus, dans le cadre de notre commission thématique Éducation, Culture, Sport et Citoyenneté.

Ils nous racontaient avoir découvert le Passage à Niveaux parce qu’un proche, un ami, quelqu’un de leur entourage y était allé. Et certains nous disaient très franchement que, sans cela, ils n’y seraient « jamais, jamais, au grand jamais » allés.

Et pourtant, ils ont franchi la porte. Ils ont découvert le lieu. Ils y sont revenus.

C’est peut-être cela, au fond, la transformation la plus importante. Le moment où quelqu’un se dit : “Ce lieu est aussi pour moi.” C’est une autre manière de penser l’action culturelle.

Et c’est aussi le rôle du Département. Soutenir les initiatives qui expérimentent, faire confiance à celles et ceux qui innovent et, lorsque ces démarches ont fait leurs preuves, leur permettre de changer d’échelle.

C’est tout le sens de notre soutien à Grand Éc’Art, qui s’étend aujourd’hui à de nouveaux territoires, notamment à Osartis-Marquion et à Hesdin.

Parce que l’égalité territoriale, ce n’est pas appliquer partout la même recette. C’est permettre à chaque territoire d’inventer les réponses dont ses habitants ont besoin.

Et c’est aussi une manière de faire vivre notre conception de la République des territoires ; une République qui fait confiance aux territoires, à leurs acteurs et à leur capacité d’inventer.

Je veux enfin évoquer Daniel Boys.

Parce qu’il défendait lui aussi une création vivante, populaire, accessible, qui donne à chacun une place. Je crois que nous pouvons lui rendre hommage de la plus belle des manières, en continuant à faire vivre cette ambition.

Dix ans après sa création, L’Envol change encore d’échelle.

Et peut-être est-ce là sa plus belle réussite. Nous rappeler que la culture de demain ne sera pas nécessairement celle que nous avons connue hier.

Elle sera peut-être plus participative, plus ouverte, plus proche des habitants.

Elle sera peut-être nourrie par les droits culturels, par l’Education Artistique et Culturelle, par l’éducation populaire, par l’économie sociale et solidaire, par toutes ces démarches qui cherchent aujourd’hui à inventer de nouvelles façons de faire société par l’art.

Et cette expression, je crois, vous ressemble particulièrement.

Faire société par l’art.

C’est ce que vous faites depuis dix ans.

Et c’est aussi ce que le Département veut continuer à accompagner : la liberté d’expérimenter, la liberté de créer, la liberté d’inventer de nouvelles façons de vivre ensemble.

Alors, joyeux anniversaire à L’Envol.

Et longue vie au Passage à Niveaux !




60 ans UFOLEP

Publié le 6 novembre 2025


Lundi 10 novembre 2025 à Béthune – (Canton de Béthune)

Éléments de langage



  • Un Département sportif et engagé pour le sport

Le Pas-de-Calais compte plus 300 000 licenciés dans près de 3 200 clubs sportifs. Ces clubs sont présents dans tous les territoires du département, et permettent l’accès au sport au plus grand nombre.

Le sport, c’est donc un formidable vecteur d’animation, de lien social et de solidarité qui fait vivre et rayonner nos territoires, grâce à de nombreuses associations et un tissu de bénévoles que nous devons préserver.  L’UFOLEP, en sa qualité de fédération sportive multisports, s’inscrit pleinement dans cette vision du sport à dimension sociale et citoyenne pour répondre aux enjeux actuels d’accessibilité, de santé pour tous, de solidarité et d’engagement.

Nous avons régulièrement l’occasion de le rappeler à Arras dans l’hémicycle lorsque nous étudions les programmations annuelles de nos nombreux dispositifs en faveur du sport, de sa pratique et plus généralement du monde sportif : le Département du Pas-de-Calais mène une politique sportive qui, bien que volontariste, est particulièrement ambitieuse tant envers les clubs de haut-niveau que les clubs amateurs et le sport-inclusion, tant envers les organisateurs de manifestations sportives qu’envers les comités départementaux, et tant envers le sport fédéré que les sports de nature.

Malgré les contraintes budgétaires qui touchent les départements, nous avons souhaité garder le cap et nos objectifs et maintenir au mieux notre aide en faveur du mouvement sportif car c’est aussi une question de reconnaissance envers les nombreux bénévoles qui se dévouent au quotidien pour faire vivre les territoires.

  • Accompagner le sport, c’est agir en faveur de la jeunesse

Ce sont dans les petits clubs locaux que naissent les vocations sportives et c’est notamment à travers eux que nos communes sont animées et ne se transforment pas en communes-dortoirs.

Ce sont souvent sur ces petits équipements locaux que naissent les vocations sportives qui mènent parfois au haut-niveau, sinon à une pratique régulière dont on sait qu’elle est importante pour la santé de chacun.

Il ne suffit donc pas de soutenir le haut-niveau qui ne serait rien et n’existerait pas sans l’échelon le plus local qui soit.

Donner aux jeunes l’occasion de découvrir le sport et de s’essayer à la pratique localement, c’est aussi contribuer à développer nos jeunes talents et permettre à chaque jeune de trouver sa vocation, sportive ou non.

  • Accompagner le sport, c’est aussi reconnaître le travail des bénévoles et de ceux qui s’engagent

Le sport local, c’est aussi un vivier de bénévoles, essentiels à la vie locale, et qui consacrent une grande partie de leur temps libre pour les clubs.

Sans bénévole, pas de clubs sportifs.

Sans bénévole, pas d’accompagnement pour les jeunes.

Sans bénévole, personne pour transporter les enfants les jours de compétition, personne pour préparer le matériel, personne pour organiser le loto de fin d’année.

Sans bénévole, personne pour signaler les routes lors des randonnées ou des compétitions cyclistes, personne pour tenir les comptes de la trésorerie de l’association.

Si les bénévoles n’étaient pas là, la vie sportive serait condamnée à se résumer aux quelques rares clubs de haut-niveau, qui, même eux, devraient réduire la voilure.

Les bénévoles sont souvent des héros du quotidien. Alors oui, il faut préserver le bénévolat, il faut le soutenir et il faut l’entretenir et cela passe bien sûr par la formation d’une future génération de bénévoles sensibilisés au sport et au lien social dès le plus jeune âge.

En accompagnant chaque année les clubs, les comités départementaux, les sections sportives rectorales, nous essayons à notre niveau et à notre échelle, de maintenir ce monde sportif que nous aimons et ses si précieux artisans.

A l’heure où nous entendons souvent parler de crise du bénévolat, ce message semble important à passer.

  • Un enjeu du sport aujourd’hui : l’accessibilité

En qualité de VP handicap, il est possible de rappeler que ce sujet fait aujourd’hui partie des priorités du Département en matière sportive.

Porteur de valeurs fortes et vecteur d’inclusion sociale, le sport est un levier immense, même s’il n’est évidemment pas le seul, pour permettre d’éviter toute exclusion sociétale des personnes en situation de handicap.

Quelques exemples, non exhaustifs, qui témoignent du dynamisme de notre collectivité sur ces sujets avec :

  • Le dispositif Ouvrez votre club
  • Le lien fort que nous entretenons avec les comités départementaux handisport et sport adapté mais aussi l’ensemble des comités sur les actions d’inclusion que nous accompagnons à travers notre soutien aux clubs structurants et de haut-niveau.
  • la mise en place d’un travail avec l’UNSS qui a abouti au financement de kits de matériel permettant la sensibilisation des collégiens au handicap par le biais de la pratique sportive
  • Déploiement du programme « Club Inclusif », en lien avec le Comité Paralympique Sportif Français : programme de formation et d’accompagnement qui s’adresse aux dirigeants et éducateurs de l’ensemble des clubs sportifs et comités départementaux du Pas-de-Calais non spécialisés dans l’accueil des personnes en situation de handicap.




Inauguration de la Curiothèque à Annezin

Publié le 2 septembre 2025


Samedi 26 juin 2025 – 11h

Le projet en deux mots :

Inauguration de la nouvelle Médiathèque de la commune

Coût du projet : 767 000 € / Département : 92 000 € au titre de l’aide à la création des bibliothèques auxquels viendront s’ajouter diverses subventions liées à l’aménagement du lieu et son informatisation (3 dossiers passeront à la CP d’octobre 2025.

Eléments de langage possible (intégrants les éléments clés des divers notes) :

* La Curiothèque est un nom parfaitement choisi !

– Le nom d’un équipement culturel n’est jamais le fruit du hasard et donne une véritable information de l’identité du lieu :

 La Médiathèque Estaminet de Grenay, qui vient de fêter ses 10 ans, est un véritable lieu de rencontre autour du livre et de la création culturelle.

 Le Trait d’Union à Vendin-le-Vieil est une médiathèque-école de musique qui unit un grand quartier minier au centre-ville.

Le Centre culturel Mosaïque à Libercourt, que nous venons juste d’inaugurer, promeut la diversité culturelle dans toutes ses dimensions.

– A Annezin, la Médiathèque s’appelle donc la Curiothèque. Vous connaissez peut-être cette phrase de François MITTERRAND qu’un journaliste interrogeait sur sa fin de vie ?… Il avait répondu : « Qu’est-ce que la vieillesse ? c’est d’abord perdre la curiosité ! ». Alors, pour celui qui est à l’initiative de la Bibliothèque Nationale de France, la curiosité est le moteur de la vie et je ne doute pas qu’il y aura ici de quoi vivre longtemps.

* Le Département, partenaire de la lecture publique.

– Le Département ne pouvait donc pas être absent de ce projet parce que la lecture publique est au cœur de ses compétences.

Cette année nous consacrons près d’un million € pour la création ou l’extension des médiathèques ainsi que 850 000 € pour le schéma départemental de la lecture publique. Chaque médiathèque peut aussi compter sur le soutien matériel et en ingénierie de nos 3 antennes de la Médiathèque Départementale.

– Mais une médiathèque ce ne sont pas que des murs et vous pouvez compter sur notre implication sur le champ culturel mais aussi sur les champs de la Solidarité. A titre d’exemple, je tiens à rappeler notre action de prévention, avec notre partenaire APRIS, au sein des PMI pour lutter contre les écrans chez les tout-petits.

Une note de Santé Publique France indique que les troubles du langage sont multipliés par 3 chez les enfants accros aux écrans et une étude très récente de l’INSERM montre que les enfants exposés aux écrans dès 2 ans sont sujets à une obésité supérieure à la moyenne à l’âge de 5 ans. Donc tout ce qui sera fait ici autour du livre sera bénéfique.

* Un équipement communal c’est forcément du lien social.

– Une Médiathèque ce n’est effectivement plus la bibliothèque d’antan où il fallait lire dans un silence de cathédrale ; Une médiathèque c’est autre chose, ce sont des rencontres et des collaborations. C’est donc un lieu précieux pour une commune où se fait le lien social et la citoyenneté active. Et connaissant l’engagement d’Yves DUPONT, je sais que cette médiathèque a été conçue dans cet état d’esprit.

– Là aussi c’est une volonté de la majorité départementale de venir soutenir les projets des communes même si ce n’est pas parfois la compétence des Départements.

– En ce moment on parle beaucoup de « nécessaires restrictions budgétaires » et de « recentrage des collectivités locales sur leurs compétences obligatoires ». Mais qui viendra alors co-financer des projets tels que celui de cette Curiothèque ? A-t-on bien conscience que de saborder le « millefeuille territorial » c’est aussi mettre les communes et leurs projets au pain sec ?! Alors, à titre personnel, et au nom de Jean-Claude LEROY, Président du Département, je souhaite longue vie à la Curiothèque d’Annequin et à toutes ces petites sœurs qui pourront éclore demain.