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Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui, à Souchez, pour cette nouvelle édition de La Renaissance, Fête de la Libération des Hauts-de-France.
Je veux d’abord saluer et remercier chaleureusement l’association des Véhicules Anciens du Bois de Carieul, ses bénévoles, les collectionneurs, les associations, les musiciens, les élus, et bien sûr toutes celles et tous ceux qui font vivre cette manifestation.
Pour la neuvième année consécutive, vous êtes au rendez-vous, et cette fidélité compte.
Elle compte parce qu’à travers vos véhicules, vos expositions, vos conférences, vos reconstitutions et toutes les animations proposées pendant ces journées, vous faites quelque chose d’essentiel car vous rendez l’Histoire vivante.
Cette neuvième édition intervient alors que nous commémorons le 82e anniversaire de la Libération du Pas-de-Calais.
Alors, il faut se rappeler ce que furent ces journées de l’été 1944.
A la fin du mois d’août, les armées alliées ont franchi la Seine. Paris vient d’être libéré. L’armée allemande est en pleine débâcle et commence à se replier vers le Nord. Mais ce repli ne signifie pas que la liberté est déjà acquise.
Dans le Pas-de-Calais, les populations ont vécu l’occupation, les réquisitions, les pillages, les arrestations et les exécutions d’otages.
Dans les mines, la grève générale commence le 22 août. Et partout, la Résistance s’organise et participe, elle aussi, à la libération du territoire.
Puis, en quelques jours, l’avancée alliée s’accélère.
Le Pas-de-Calais retrouve progressivement sa liberté. Mais cette liberté a un prix.
Des soldats sont tombés.
Des résistants ont été tués.
Des familles ont été éprouvées.
Et, sur le littoral, les dernières poches allemandes vont encore résister pendant plusieurs semaines.
C’est cette histoire que nous devons continuer à raconter.
Et je trouve particulièrement symbolique que cette manifestation porte le nom de La Renaissance.
Parce que ce mot renvoie à l’histoire même de Souchez.
Après les destructions de la Première Guerre mondiale, la commune avait déjà connu une première renaissance, avec la reconstruction de ses bâtiments municipaux, inaugurés le 10 juin 1928.
Renaissance après la destruction.
Libération après l’occupation.
Reconstruction après la guerre.
Il y a, dans l’histoire de Souchez, quelque chose de profondément universel, la capacité des hommes et des femmes à se relever après les épreuves et à reconstruire ensemble.
C’est aussi pour cela que le Département du Pas-de-Calais assume une politique mémorielle volontariste.
Pour moi, et pour le Département que je préside, le devoir de mémoire n’est pas une simple obligation institutionnelle.
Il correspond à une conviction profondément républicaine et humaniste.
Parce que se souvenir, c’est défendre ce à quoi nous croyons. La liberté, l’égalité, la fraternité, la dignité de chaque être humain.
Nous ne voulons donc pas simplement conserver des archives ou entretenir des monuments.
Nous avons développé, avec nos Archives départementales, une véritable ingénierie scientifique, historique, culturelle et pédagogique, pour accompagner les communes, les intercommunalités et les associations qui portent des projets de mémoire.
Nous apportons notre expertise, notre accompagnement, mais aussi notre soutien financier.
Souchez en est une illustration particulièrement forte.
Ici, l’Histoire est partout.
Elle est inscrite dans les paysages, dans les lieux, dans les traces laissées par les conflits, et dans la mémoire des habitants.
Notre responsabilité, c’est de faire en sorte que cette histoire puisse être comprise, partagée et transmise.
Et cette transmission, nous la voulons particulièrement forte auprès de notre jeunesse.
Chaque année, les 125 collèges publics du Pas-de-Calais se rendent à La Coupole d’Helfaut. Près de 15 000 collégiens de 3ème découvrent ainsi ce lieu majeur de notre histoire. Le Département prend en charge l’intégralité des frais de transport et d’entrée.
C’est un choix politique. Parce que nous considérons que la connaissance de l’Histoire et l’accès aux lieux de mémoire ne doivent pas être réservés à ceux qui en ont les moyens.
L’égalité Républicaine, c’est aussi permettre à chaque jeune, quel que soit son territoire ou son milieu social, de comprendre l’Histoire de notre pays et de notre continent.
Et cette exigence est aujourd’hui particulièrement importante.
Car nous vivons une période où la guerre est revenue sur le continent européen.
Les conflits se multiplient.
Les discours de haine ressurgissent.
Le racisme et l’antisémitisme restent des réalités.
Et, sur les réseaux sociaux, circulent parfois des mensonges, des manipulations et des falsifications de l’Histoire.
Nous ne pouvons pas être indifférents à cela.
Parce que nous savons, par notre propre histoire, où peuvent conduire la haine, le fanatisme, le rejet de l’autre et la négation de la dignité humaine.
Le devoir de mémoire n’est donc pas une nostalgie.
C’est un devoir de vigilance.
Il nous oblige à regarder notre passé, mais aussi à regarder notre présent.
Il nous rappelle que la paix et la liberté ne sont jamais définitivement acquises et que la démocratie doit être défendue.
George Santayana écrivait : « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. » Cette phrase résonne avec une force particulière aujourd’hui.
C’est pourquoi je crois profondément à une mémoire vivante, populaire et humaniste. Une mémoire qui rassemble plutôt qu’elle ne divise. Une mémoire qui donne des clés pour comprendre plutôt que des raisons de haïr. Une mémoire qui nous rappelle que derrière les grandes dates de l’Histoire, il y a toujours des femmes et des hommes, des vies, des familles, des souffrances.
Mais aussi du courage, de la solidarité et de l’espoir. C’est ce que vous faites ici, à Souchez.
À travers cette fête, vous ne célébrez pas la guerre.
Vous célébrez la liberté retrouvée.
Et cette distinction est essentielle.
Nous ne devons jamais banaliser la guerre.
Nous devons, au contraire, mesurer ce que signifie vivre en Paix, vivre libre, vivre dans une démocratie.
Voilà pourquoi le Département continuera d’être aux côtés de celles et ceux qui font vivre cette mémoire dans nos territoires.
Et voilà pourquoi nous continuerons à donner à nos jeunes les moyens de rencontrer cette Histoire.
Parce que transmettre la mémoire, c’est transmettre une exigence.
L’exigence de ne jamais accepter l’inacceptable.
L’exigence de défendre la liberté.
L’exigence de combattre toutes les formes de haine.
L’exigence, aussi, de ne jamais renoncer à l’égalité et à la fraternité.
Et l’exigence de croire que, même après les périodes les plus sombres, il est toujours possible de reconstruire.
C’est finalement tout le sens du mot qui nous rassemble aujourd’hui :
La Renaissance.
Renaissance d’un territoire.
Renaissance d’une population.
Renaissance de la liberté.
Et, plus que jamais, renaissance de notre volonté collective de construire la paix.
Je vous remercie.
Le projet en deux mots :
La commune a obtenu 2 aides départementales sur ce projet :
FARDA 2024 pour l’aide à l’acquisition foncières de l’ancien café : 24 408 €
FARDA 2025 pour les travaux d’extension réhabilitation 105 000 € (dont 15 k€ bonification)
Eléments de langage possibles
Le Département partenaire des communes rurales !
Parce que le soutien aux communes rurales, c’est dans l’ADN du Département depuis toujours, la recherche de l’égalité entre les citoyens !
Dans le Pas-de-Calais le monde rural n’est pas délaissé – on peut même dire « les mondes ruraux », que ce soit ici dans des villages en agglomération mais aussi dans des zones plus éloignées des grandes villes –
On ne note pas de désertification rurale comme on peut le voir dans d’autres départements (au contraire, beaucoup de villages gagnent plutôt des habitants).
Cette opération a bénéficié du soutien du Département dans son fonds spécifique pour les petites communes le « FARDA », et ce que nous voyons aujourd’hui nous conforte dans les choix que nous faisons pour continuer à équiper et moderniser les communes rurales
Ce café, c’est retrouver une partie de l’âme du village !
C’était « Chez Berthe » il y a 100 ans, une longue histoire familiale, des souvenirs pour les Ablainoises et Ablainois.. et aujourd’hui « Chez Clémence », c’est se retrouver autour d’un nouveau lieu de vie, un endroit central où l’on partage, où l’on fait communauté.
Si les locaux sont aujourd’hui adaptés aux normes et besoins de 2026, ils assument cette continuité historique et humaine, et ce sera sans nul doute un équipement essentiel pour la qualité de vie des habitants de la commune.
Comme le dit régulièrement notre Président Jean-Claude LEROY : « le Département ne fait pas de bruit mais il fait le boulot » : il l’a fait, sans bruit, en vous soutenant sur cette opération dès son initiation et en facilitant sa réalisation par un appui technique et financier.
On le sait peu, mais le Pas-de-Calais comprend plus de 750 petites communes, tout un tissu rural entre ici dans l’ex-bassin minier mais aussi jusqu’au littoral, en passant par de grandes zones de campagne, autant de facettes de notre territoire !
D’une manière plus générale, le Département intervient aussi dans notre quotidien sans que l’on se rende forcément compte :
Derrière tous ces moments du quotidien il y a une action réalisée par le Conseil départemental du Pas-de-Calais.
On entend souvent dire « que fait-on avec mes impôts ? » et c’est une question bien légitime ; eh bien au travers de ces exemples, et de tous les aménagements du quotidien, le Département aide à ce que nos communes soient convenablement équipées et puisse offrir les meilleurs services aux habitants, aux associations et à celles et ceux qui participent à l’animation de la vie locale.
L’investissement public = un rôle dans la vie économique du territoire !
Les subventions pour l’investissements, c’est aussi agir pour la dynamique économique dans nos territoires : en effet, des travaux décidés, c’est du carnet de commandes et des travaux mis en œuvre sur le territoire, par nos artisans et PME.
Il y avec ce programme un vrai effet levier pour l’économie et ainsi pour l’emploi même si ce n’est pas son but premier !
Avoir l’appui du Département c’est très important pour les Maires ; c’est bien souvent LE levier pour rendre réalisables des projets que ne pourrait pas réaliser la commune seule ; en tant que Conseillers départementaux nous sommes à l’écoute des projets et des besoins des communes, en cherchant – quand cela est possible et dans les compétences fixées par la loi – à pouvoir les accompagner.
Le développement du tourisme, dans tous les territoires !
Quelques mots en tant que Vice-président du Département en charge du tourisme… Ablain Saint Nazaire est un village qui connaît un essor et une attractivité touristique, perché au pied de la colline de Lorette, à deux pas du Louvre-Lens… c’est un lieu qui est devenu prisé des touristes qui visitent notre territoire.
Là aussi, nous pouvons remercier les décisions qui ont été prises pour faire arriver le Louvre à Lens. Parce que c’est aussi cela l’aménagement du territoire, c’est l’inverse du « laisser faire » : des grands choix politiques, qui participent à de grands équipements, administratifs, économiques ou culturels, qui deviennent des moteurs et des points de repère de tout un territoire, et aussi une source du développement futur !
Dès l’arrivée du Louvre, le Département avec Pas-de-Calais tourisme et les offices de tourisme, nous nous sommes dits que c’était une opportunité pour notre territoire, et également une fierté : vous savez, les visiteurs n’ont pas le même œil critique que nous pouvons parfois avoir sur nous-même ; le territoire de Lens-Liévin est un territoire majeur dans le développement du tourisme du Pas-de-Calais, car il mêle histoire, patrimoine urbain, industriel et culturel, avec des touches de nature, et surtout toute la convivialité qui nous caractérise.
« Chez Clémence » ce sera aussi un point d’ancrage idéal pour les visiteurs qui traversent, viennent et reviennent sur notre territoire !
Le projet en deux mots :
La commune a obtenu une aide départementale sur ce projet au titre du FARDA: 100 000 € accordée en novembre 2024
(90 000 € + 10 000 € de bonification au titre de l’exemplarité du projet)
NB : une photo du chantier du restaurant scolaire de Servins a été utilisée en illustration du Guide FARDA 2026-2028 (page 16 – Services au public)
Éléments de langage possibles
Le Département partenaire des communes rurales !
Parce que le soutien aux communes rurales, c’est dans l’ADN du Département depuis toujours, la recherche de l’égalité entre les citoyens !
Dans le Pas-de-Calais le monde rural n’est pas délaissé – on peut même dire « les mondes ruraux », que ce soit ici dans des villages en agglomération mais aussi dans des zones plus éloignées des grandes villes –
On ne note pas de désertification rurale comme on peut le voir dans d’autres départements (au contraire, beaucoup de villages gagnent plutôt des habitants).
Cette opération a bénéficié du soutien du Département dans son fonds spécifique pour les petites communes le « FARDA », et ce que nous voyons aujourd’hui nous conforte dans les choix que nous faisons pour continuer à équiper et moderniser les communes rurales
L’école, c’est le pilier de de la République !
Parce que c’est le lieu de l’apprentissage, de la socialisation, de la transmission des savoirs, et aussi de la construction progressive de l’esprit d’analyse, former les citoyens de demain !
Parce que nous sommes attachés à l’école publique et à ses valeurs, continuer de permettre à chaque enfant d’accéder à cet outil de progrès et d’émancipation, en tous points du territoire.
Le projet développé par la commune permet d’améliorer l’offre de service pour les enfants, les conditions d’accueil et de restauration, et faciliter l’organisation de la vie quotidienne pour les familles !
Le Département partenaire du quotidien dans nos communes et nos vies
Comme le dit régulièrement notre Président Jean-Claude LEROY : « le Département ne fait pas de bruit mais il fait le boulot » : il l’a fait, sans bruit, en vous soutenant sur cette opération dès son initiation et en facilitant sa réalisation par un appui technique et financier.
On le sait peu, mais le Pas-de-Calais comprend plus de 750 petites communes, tout un tissu rural entre ici dans l’ex-bassin minier mais aussi jusqu’au littoral, en passant par de grandes zones de campagne, autant de facettes de notre territoire !
D’une manière plus générale, le Département intervient aussi dans notre quotidien sans que l’on se rende forcément compte :
Derrière tous ces moments du quotidien il y a une action réalisée par le Conseil départemental du Pas-de-Calais.
On entend souvent dire « que fait-on avec mes impôts ? » et c’est une question bien légitime ; eh bien au travers de ces exemples, et de tous les aménagements du quotidien, le Département aide à ce que nos communes soient convenablement équipées et puisse offrir les meilleurs services aux habitants, aux associations et à celles et ceux qui participent à l’animation de la vie locale.
L’investissement public = un rôle dans la vie économique du territoire !
Les subventions pour l’investissements, c’est aussi agir pour la dynamique économique dans nos territoires : en effet, des travaux décidés, c’est du carnet de commandes et des travaux mis en œuvre sur le territoire, par nos artisans et PME.
Il y avec ce programme un vrai effet levier pour l’économie et ainsi pour l’emploi même si ce n’est pas son but premier !
C’est aussi un levier pour l’insertion des personnes bénéficiaires du RSA, dont le Département a la charge : au travers des travaux qui sont soutenus par le Département, nous demandons aux communes de participer avec nous à l’effort d’insertion, et sur ce chantier ce sont 525 heures d’insertion qui ont été réalisées !
Avoir l’appui du Département c’est très important pour les Maires ; c’est bien souvent LE levier pour rendre réalisables des projets que ne pourrait pas réaliser la commune seule ; en tant que Conseillers départementaux nous sommes à l’écoute des projets et des besoins des communes, en cherchant – quand cela est possible et dans les compétences fixées par la loi – à pouvoir les accompagner.
ELEMENTS DE LANGAGE POSSIBLES
Au travers notre pacte des solidarités territoriales, nous avons réaffirmé notre souhait de favoriser le covoiturage notamment en modernisant les aires de covoiturage pour mieux les intégrer à l’offre globale de mobilité.
Cette ambition s’inscrit dans la continuité du schéma interdépartemental de covoiturage que nous avons adopté en juin 2015 avec le Département du Nord.
Ce schéma est le document de référence qui définit les modalités et principes de réalisation d’aires de covoiturage. L’objectif est d’articuler les différentes démarches des nombreux acteurs (Région, Départements, intercommunalités, communes, acteurs privés, etc…) pour développer l’intermodalité et les systèmes de transport efficaces et innovants.
Dès mars 2019, afin d’accompagner les communes, les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) et les acteurs privés pour la réalisation d’aires de covoiturage, nous avions décidé de financer à hauteur de 50 % ces opérations avec un plafond à 50 000 € HT, après déduction de tous types de subvention.
Le Département compte à ce jour 47 aires de covoiturage, soit 2 043 places dédiées à la pratique.
Parler de solidarités territoriales, c’est à la fois parler d’équilibre et de développement territoriale, de la qualité de vie et du cadre de vie, d’environnement bien sûr mais aussi d’aménagement du territoire.
Parmi les 14 ambitions inscrites dans ce pacte des solidarités, on retrouve naturellement celle de « favoriser les nouvelles pratiques de mobilité ».
Afin d’apporter une réponse opérationnelle à cette ambition, le Département s’est engagé à poursuivre son action pour favoriser le covoiturage.
Améliorer le maillage des aires de covoiturage, y développer une offre de services en matière d’électromobilité par exemple, assurer la connexion avec les aménagements cyclables, les réseaux de transports en commun sont autant de pistes de progrès.
Le projet en deux mots :
La « Maison Saint-Raphaël », située sur la commune d’Ablain-Saint-Nazaire est portée par l’association Artois Handicap, a ouvert le 25 janvier 2025. A terme, ce sont 11 personnes adultes porteurs de handicap (déficience mentale ou physique moyenne) qui pourront être accueillies.
Les habitants qui disposeront de leur propre studio vivront en colocation dans une grande maison de type ferme artésienne (réhabilitation d’un ancien gîte). La maison est composée de trois bâtiments accolés où se situent les 11 studios de 20 à 27 m² avec salles de bain individuelles (de plain-pied et à étage) ainsi qu’un espace collectif en rez-de-chaussée (grande cuisine-salle à vivre, séjour, véranda) ainsi qu’un grand terrain pour les activités en plein air et une grange pour de l’activité dédiée au sport. Deux maisons annexes et accolées sont réservées aux coordonnateurs-animateurs (logement de fonction), bénévoles stagiaires ou en services civiques et aux familles de passage.
Eléments de langage possible (intégrants les éléments clés de la note)
Le bâtiment que nous inaugurons aujourd’hui cet habitat inclusif, un lieu qui n’est pas seulement un bâtiment, mais un véritable projet de société.
Un lieu qui affirme le droit fondamental à l’autonomie et à la dignité
Ici, il est proposé un habitat inclusif à taille humaine, répondant aux besoins des familles et favorisant la vie en autonomie des résidents.
Ces résidents ceux sont des Adultes en situation de handicap physique ou mental moyen, âgés de 17 à 77 ans.
Cet habitat inclusif reconnaît à chaque personne en situation de handicap le droit de choisir son cadre de vie, de décider de son quotidien et de bénéficier d’un environnement respectueux de sa singularité.
Ici, l’autonomie n’est pas une idée abstraite, elle prend forme concrètement, dans chaque espace et chaque accompagnement proposé.
Une réponse innovante aux besoins de vie sociale et de citoyenneté
Cet habitat n’est pas un lieu de repli, mais un lieu d’ouverture.
En fonction du souhait et des attentes des habitants, différentes activités composées de temps communs fixes et libres pourront être proposées telles que du sport, des activités manuelles, culinaires, des sorties, du jardinage avec également la création d’une ferme pédagogique ; celles-ci viendront s’étoffer avec l’arrivée des prochains habitants.
L’inclusion, ce n’est pas seulement vivre « à côté », c’est vivre « avec », au cœur de la communauté.
Modèle fondé sur la solidarité et la coopération
La Maison Saint-Raphaël a été créée en 2020, dans le sillage de deux premières maisons issues de l’œuvre Sainte Jeanne de Valois situées dans l’ouest de la France.
Le projet est porté localement par l’association Artois Handicap, présidée par Mme Anne de Bussy, mère d’un adulte en situation de handicap.
Ce projet est le fruit d’un travail collectif entre associations, collectivités, familles, professionnels et habitants. C’est la preuve que lorsque nous mettons en commun nos compétences, nos convictions et nos énergies, nous pouvons bâtir des solutions humaines et durables.
Un symbole d’avenir et d’espoir
Enfin, cet habitat inclusif incarne une vision de société que nous voulons transmettre : une société qui ne laisse personne de côté, qui valorise les différences, et qui considère la diversité comme une richesse.
Ce lieu que nous inaugurons aujourd’hui est bien plus qu’une construction : c’est une promesse tenue, celle de l’inclusion réelle, vécue au quotidien. Puissions-nous, ensemble, multiplier ces initiatives sur notre canton.
Restauration scolaire, accueil périscolaire, garderie de SERVINS
Vendredi 27 juin 2025 – 16h
Le projet en deux mots :
Première pierre d’un équipement polyvalent de restauration scolaire et accueil périscolaire/garderie intercommunal, à proximité du groupe scolaire (RPI) porté par la commune. Celui-ci accueillera également les centres de loisirs pendant les périodes de vacances.
Montant du projet 1,2 M€ (essentiellement porté par la commune) dont 100 000 € du Département au titre du FARDA (+ accompagnement en ingénierie par le CAUE et la cellule juridique).
Eléments de langage possibles (intégrants les éléments clés des divers notes) :
* Un investissement pour la jeunesse et l’Education est toujours à saluer
– En tant qu’élus locaux, nous savons combien l’attente de la population est souvent forte et multiple pour répondre aux besoins individuels en matière de service, de sécurité, de tracas quotidiens… Des demandes évidemment légitimes mais si nombreuses qu’on en perd parfois l’essentiel et le fait que tout commence par l’éducation et la jeunesse.
– Donc un investissement aussi conséquent de la part de la commune qui viendra nécessairement renforcer l’école des 4 Vents et le RPI est à saluer. Cet équipement permet des solutions pour les familles et c’est une prise en charge éducative qui prépare l’avenir.
– Et au moment où l’on constate souvent des fermetures de classes et la perte de population, un équipement multi-services tel que celui-là renforce l’attractivité de toute une partie du territoire.
* Un équipement innovant en secteur rural
– Cet équipement sera très novateur et il n’est pas étonnant de le trouver dans un secteur rural.
– Contrairement à ce que l’on perçoit lorsqu’on vit plus bas dans le Bassin Minier, le Pas-de-Calais est un grand département rural puisque 700 des 890 communes sont des communes rurales.
– C’est la raison pour laquelle, le Département du Pas-de-Calais, sous l’impulsion de son Président Jean-Claude LEROY, porte une attention très particulière au secteur rural et à l’égalité entre les territoires. Cet engagement se matérialise ici à travers une aide financière issue du Fonds d’aménagement rural (FARDA) mais aussi par le biais d’Ingénierie 62, c’est-à-dire la mobilisation de tous les services départementaux et les partenaires du Département pouvant accompagner la conception d’un projet ; Les urbanistes du CAUE ont notamment accompagné ce projet.
– Cette année, le Département consacrera encore plus 5 M€ pour les projets des communes rurales. Mais à cela vient aussi s’y ajouter l’accompagnement pour restaurer le patrimoine, pour créer un équipement sportif de proximité ou sur le volet routier.
– Et en accompagnement de très nombreux projets en secteur rural, on se rend compte de l’inventivité des territoires qui mettent en place des solutions nouvelles, à la fois très pragmatiques pour répondre aux besoins de la population mais aussi très vertueuses d’un point de vue environnemental, comme c’est le cas ici.
– Ces projets sont souvent si pertinents et novateurs qu’il faudrait assurément que les politiques nationales viennent s’inspirer de ces formidables laboratoires locaux.
* Les projets des collectivités c’est aussi de l’emploi local
– Mais avant la mise en service d’un équipement il y a de multiples phases dont on parle moins et notamment toutes les phases de conception et de construction. Or ces phases on est également un intérêt dans la mesure où elles servent aussi le territoire.
– Cet équipement innovant à ossature bois sera par exemple conçu par une entreprise du canton (Alternative Bois Concept de Sains-en-Gohelle), c’est donc de l’activité pour l’entreprise et de l’emploi local préservé, et pas n’importe quel emploi, des emplois ayant du sens et pouvant intéresser toute une partie de la jeunesse !
– En France, plus de 70% de l’investissement public est réalisé par les collectivités locales, les communes, les intercommunalités, le Département…
– Aussi, lorsqu’on s’attaque aux budgets des collectivités locales, en leur demandant de faire toujours moins, de dépenser toujours moins, il faut bien comprendre que ce sont aussi les projets locaux que nous mettons en difficulté et les possibilités de chantiers pour les entreprises du secteur.
– Mais, même si les difficultés budgétaires sont là, vous pouvait compter sur la majorité départementale pour continuer d’avancer, pour soutenir l’éducation et la jeunesse, pour favoriser le lien social comme ce sera le cas ici et pour donner un avenir aux villages du Canton de Bully-les-Mines et du Pas-de-Calais.