Monsieur le Président de l’Association des Maires du Pas-de-Calais,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Vice-président du Conseil Régional,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires
Mesdames et Messieurs les Maires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,
Je suis très heureux d’être avec vous aujourd’hui à Longuenesse pour conclure ce congrès départemental des maires du Pas-de-Calais. Ce rendez-vous intervient quelques mois après le renouvellement de nos conseils municipaux. Il marque donc, pour beaucoup d’entre vous, le début d’un nouveau mandat, avec l’enthousiasme qui accompagne les projets à construire, mais aussi avec une conscience très claire des difficultés auxquelles nos communes sont confrontées.
Je veux d’abord féliciter les trente-cinq membres qui viennent d’être désignés au sein du conseil d’administration de l’Association des Maires du Pas-de-Calais, ainsi que celles et ceux qui auront la responsabilité d’en constituer le nouveau bureau. L’Association des maires joue un rôle essentiel dans notre département. Elle est un lieu de dialogue, d’échange d’expériences, parfois aussi de défense collective des intérêts des communes. Le Département entend naturellement poursuivre avec elle le partenariat étroit qui existe depuis de nombreuses années.
Ces dernières années, les élus locaux ont dû faire face à une succession d’événements que l’on aurait autrefois qualifiés d’exceptionnels : crise sanitaire, inondations, épisodes de canicule, tensions sociales, difficultés économiques, fragilisation de certains services publics, inquiétudes sur les finances locales. A chaque fois, ou presque, le maire se retrouve en première ligne. Quand une famille ne sait plus vers qui se tourner, elle appelle la mairie. Quand une rue est inondée, quand un équipement ferme, quand un commerce disparaît, quand un habitant rencontre une difficulté sociale, c’est encore souvent vers le maire que l’on se tourne. Cela dit beaucoup de la place particulière que vous occupez dans notre République.
Vous êtes les élus que l’on connaît, que l’on rencontre, que l’on interpelle directement. Cette proximité est une force considérable. Elle peut aussi devenir une lourde responsabilité lorsque les attentes de nos concitoyens dépassent largement les moyens d’action de la commune. C’est précisément dans ces moments-là que la coopération entre collectivités prend tout son sens.
Le Département du Pas-de-Calais est d’abord une collectivité des solidarités humaines. Cela peut paraître évident, mais je crois utile de le rappeler à une époque où l’on parle beaucoup de simplification institutionnelle et parfois un peu moins de la réalité quotidienne des habitants. Derrière les compétences départementales, il y a l’accompagnement d’un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance, d’une personne âgée qui souhaite rester chez elle, d’une personne en situation de handicap, d’un allocataire du RSA qui cherche à retrouver le chemin de l’emploi, d’une famille confrontée à un accident de la vie. Ce sont des réalités très concrètes. Dans ces situations, la qualité de la réponse publique dépend souvent de notre capacité à travailler ensemble. Les communes et les CCAS connaissent leur population. Ils repèrent les difficultés. Ils constituent très souvent le premier point de contact.
Le Département dispose pour sa part de professionnels, de compétences et de dispositifs qui peuvent apporter une réponse. Notre objectif doit donc être simple : éviter que nos concitoyens soient renvoyés d’un service à l’autre, d’une administration à l’autre, avec le sentiment que personne ne peut réellement les aider. C’est le sens de l’accueil social inconditionnel et du travail engagé avec les communes pour mieux connaître les besoins sociaux de chaque territoire. Il ne s’agit pas de demander aux maires de devenir des travailleurs sociaux ni au Département de se substituer aux communes. Il s’agit d’organiser intelligemment la proximité. Lorsqu’une personne pousse la porte d’un service public parce qu’elle rencontre une difficulté, elle ne devrait pas avoir à connaître la répartition exacte des compétences entre les collectivités pour obtenir une réponse. Cette idée peut paraître simple. Elle est pourtant fondamentale. Elle traduit une certaine conception de l’action publique : partir des besoins des habitants plutôt que de nos organisations administratives. Mais les crises auxquelles vous êtes confrontés ne sont évidemment pas seulement sociales. Elles sont aussi financières.
Nous savons tous dans quel contexte évoluent aujourd’hui nos collectivités. Les marges de manœuvre se réduisent, les dépenses augmentent et les incertitudes qui pèsent sur les finances publiques nationales se répercutent inévitablement sur les territoires. Pour les communes, la situation est parfois particulièrement difficile. Il faut continuer à entretenir les bâtiments, les écoles, les voiries. Il faut répondre aux besoins des habitants. Il faut faire face à l’augmentation des coûts. Et dans le même temps, chacun est appelé à la plus grande vigilance budgétaire.
Cet après-midi, vos travaux ont abordé un autre sujet qui occupe désormais une place beaucoup plus importante dans les préoccupations des maires : celui de la prévention des risques et de la résilience.
Les événements récents nous ont montré que nous devions nous préparer à des crises plus fréquentes et parfois plus brutales. Les inondations qui ont frappé notre département ont profondément marqué plusieurs territoires. Les épisodes de chaleur deviennent plus intenses. Le risque de feux de végétation doit désormais être davantage intégré à nos réflexions. Face à ces évolutions, nous devons renforcer notre culture de l’anticipation. Cela passe par les plans communaux de sauvegarde, par la formation, par une meilleure information de la population et par une coordination toujours plus étroite entre les communes, les services de l’État, les associations de sécurité civile et les sapeurs-pompiers. Une crise se gère toujours mieux lorsqu’elle a été préparée. Dans ce domaine, le Département assume une responsabilité particulière à travers son engagement en faveur du Service départemental d’incendie et de secours. Je veux insister sur ce point. Le SDIS n’est pas une politique parmi d’autres, il constitue l’un des piliers de la protection de nos habitants. Derrière le budget que nous lui consacrons, il y a des casernes, des véhicules, des matériels, des formations, mais surtout des femmes et des hommes qui répondent chaque jour aux urgences. Il y a nos sapeurs-pompiers professionnels et il y a nos sapeurs-pompiers volontaires, dont l’engagement reste indispensable au fonctionnement de notre modèle de sécurité civile, notamment dans les territoires ruraux. Il y a enfin ce maillage territorial auquel nous sommes profondément attachés.
Pour un maire, savoir qu’un centre d’incendie et de secours est présent à proximité représente beaucoup. Pour les habitants aussi. Lorsque l’urgence survient, personne ne s’interroge sur le coût d’une intervention ou sur l’organisation administrative du service. Chacun attend simplement que les secours arrivent.
Le Département continuera donc à prendre toute sa part au financement du SDIS. Nous le faisons parce que c’est une responsabilité essentielle. Nous le faisons aussi parce que les risques évoluent et que notre service d’incendie et de secours doit pouvoir disposer des moyens nécessaires pour y répondre :
Il faut investir dans les équipements ;
Il faut adapter les formations ;
Il faut préparer les équipes à des interventions nouvelles ;
Il faut également préserver le volontariat, qui demeure l’une des forces de notre organisation.
Tout cela représente évidemment un effort financier important.
Mesdames et Messieurs les Maires, au fond, les échanges de cette journée montrent une chose assez simple. Aucune collectivité ne peut aujourd’hui affronter seule les difficultés que nous connaissons. Les communes ne peuvent pas tout faire, le Département non plus et l’État ne peut pas davantage répondre seul à toutes les situations. Notre efficacité dépend de notre capacité à travailler ensemble, en respectant les responsabilités de chacun mais sans dresser entre nous des frontières administratives là où les habitants attendent avant tout des solutions.
Je sais que le début d’un mandat municipal est toujours une période particulière. Il faut passer des projets à leur mise en œuvre. Il faut parfois reprendre des dossiers difficiles. Il faut expliquer les choix. Il faut aussi accepter que tout n’aille pas aussi vite que nous le souhaiterions. À cela s’ajoutent aujourd’hui des contraintes nouvelles et une certaine inquiétude sur les moyens dont disposeront les collectivités dans les prochaines années. Dans ce contexte, je veux vous adresser un message très clair : le Département du Pas-de-Calais restera à vos côtés !
Dans un monde où les crises peuvent parfois donner le sentiment que tout devient plus incertain, nos concitoyens doivent pouvoir conserver quelques certitudes. Celle de trouver une mairie lorsqu’ils ont besoin d’un interlocuteur. Celle de pouvoir compter sur des services publics présents sur leur territoire. Celle d’être accompagnés lorsqu’ils traversent une période difficile. Et celle de savoir que, lorsque l’urgence survient, les secours seront là. Voilà ce que nous devons continuer à garantir ensemble. C’est une responsabilité exigeante. Mais c’est aussi ce qui donne tout son sens à nos mandats et à notre engagement au service du Pas-de-Calais.
Je vous remercie.
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Discours
Mesdames, Messieurs,
Dix ans.
Dix ans déjà que l’aventure de L’Envol a commencé, à Lens.
Et quand on regarde le chemin parcouru, on mesure qu’il ne s’agit pas simplement de l’histoire d’une association culturelle.
C’est l’histoire d’une conviction.
Une conviction simple, mais profondément politique, l’art peut transformer les personnes, et la création peut transformer les territoires.
Depuis 2015, L’Envol n’a cessé d’expérimenter.
Classe Départ, Grand Éc’Art, A p’Art Entière, la reprise de 501 Blues, puis le Passage à Niveaux…
À chaque fois, vous avez cherché à inventer une réponse nouvelle, en partant des personnes, de leurs parcours, de leurs difficultés, mais aussi de leurs envies et de leurs capacités.
Et c’est précisément ce qui rend L’Envol si particulière.
Je vais le dire très simplement, l’Envol ne rentre pas toujours dans les cases.
Et finalement, c’est peut-être sa plus grande force. Parce que nos politiques publiques en matière de culture ont besoin de critères, de cadres, de dispositifs. C’est normal.
Mais une politique publique ne peut pas avoir pour seul objectif de faire entrer les projets dans des cases préexistantes.
Elle doit aussi être capable de regarder ce qui se construit autrement, de reconnaître les démarches qui expérimentent et, parfois, d’accompagner ce qui ne trouve pas encore sa place dans les cadres habituels.
C’est ce que nous avons choisi de faire avec L’Envol.
Parce que vous ne partez pas d’un dispositif pour chercher ensuite à y faire entrer les habitants.
Vous partez des habitants pour construire avec eux.
Et cette démarche nous interroge.
Elle nous invite à regarder autrement la démocratisation culturelle.
Pendant longtemps, nous avons beaucoup parlé d’accès à la culture ; comment faire venir davantage de personnes dans les lieux culturels, comment réduire les obstacles, comment élargir les publics.
Aujourd’hui, d’autres réflexions prennent de l’ampleur, la participation, la capacité à créer, la place donnée aux habitants, les droits culturels.
Je ne dis pas que L’Envol est la traduction d’un modèle particulier.
Je dis que son parcours nourrit cette réflexion collective sur ce que pourrait être la culture demain.
Parce que notre société change.
Les pratiques évoluent.
Les attentes évoluent.
Les territoires évoluent.
Et peut-être que les politiques culturelles doivent elles aussi accepter de se transformer.
Le Passage à Niveaux en est une formidable illustration. Vous êtes partis d’un ancien supermarché pour en faire un lieu de création, de rencontres, de solidarité, de restauration et de formation. Vous avez transformé un lieu vacant en lieu vivant !
Et surtout, vous avez créé un endroit où des personnes qui ne pensaient pas forcément que ce lieu était pour elles ont fini par pousser la porte.
Je pense notamment à ces jeunes que nous avions reçus avec mes collègues élus, dans le cadre de notre commission thématique Éducation, Culture, Sport et Citoyenneté.
Ils nous racontaient avoir découvert le Passage à Niveaux parce qu’un proche, un ami, quelqu’un de leur entourage y était allé. Et certains nous disaient très franchement que, sans cela, ils n’y seraient « jamais, jamais, au grand jamais » allés.
Et pourtant, ils ont franchi la porte. Ils ont découvert le lieu. Ils y sont revenus.
C’est peut-être cela, au fond, la transformation la plus importante. Le moment où quelqu’un se dit : “Ce lieu est aussi pour moi.” C’est une autre manière de penser l’action culturelle.
Et c’est aussi le rôle du Département. Soutenir les initiatives qui expérimentent, faire confiance à celles et ceux qui innovent et, lorsque ces démarches ont fait leurs preuves, leur permettre de changer d’échelle.
C’est tout le sens de notre soutien à Grand Éc’Art, qui s’étend aujourd’hui à de nouveaux territoires, notamment à Osartis-Marquion et à Hesdin.
Parce que l’égalité territoriale, ce n’est pas appliquer partout la même recette. C’est permettre à chaque territoire d’inventer les réponses dont ses habitants ont besoin.
Et c’est aussi une manière de faire vivre notre conception de la République des territoires ; une République qui fait confiance aux territoires, à leurs acteurs et à leur capacité d’inventer.
Je veux enfin évoquer Daniel Boys.
Parce qu’il défendait lui aussi une création vivante, populaire, accessible, qui donne à chacun une place. Je crois que nous pouvons lui rendre hommage de la plus belle des manières, en continuant à faire vivre cette ambition.
Dix ans après sa création, L’Envol change encore d’échelle.
Et peut-être est-ce là sa plus belle réussite. Nous rappeler que la culture de demain ne sera pas nécessairement celle que nous avons connue hier.
Elle sera peut-être plus participative, plus ouverte, plus proche des habitants.
Elle sera peut-être nourrie par les droits culturels, par l’Education Artistique et Culturelle, par l’éducation populaire, par l’économie sociale et solidaire, par toutes ces démarches qui cherchent aujourd’hui à inventer de nouvelles façons de faire société par l’art.
Et cette expression, je crois, vous ressemble particulièrement.
Faire société par l’art.
C’est ce que vous faites depuis dix ans.
Et c’est aussi ce que le Département veut continuer à accompagner : la liberté d’expérimenter, la liberté de créer, la liberté d’inventer de nouvelles façons de vivre ensemble.
Alors, joyeux anniversaire à L’Envol.
Et longue vie au Passage à Niveaux !
Monsieur le Président de l’Université du Littoral Côte d’Opale,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Président du Conseil régional,
Madame la Maire de Calais, Présidente de Grand Calais Terres et Mers,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les enseignants, les personnels et les représentants de l’Université,
Chers étudiants,
Mesdames, Messieurs,
Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour l’inauguration de cette bibliothèque universitaire profondément rénovée, qui devient désormais un véritable Learning Center au service des étudiants, de l’enseignement et de l’ouverture culturelle du campus de Calais. Cette rénovation était attendue et, elle permet aujourd’hui de proposer aux étudiants des conditions de travail plus adaptées. Les espaces sont plus modernes, avec des outils numériques, des lieux pour travailler ensemble mais aussi, des espaces ouverts à la culture et aux habitants du Calaisis.
C’est important, parce qu’une bibliothèque universitaire occupe une place particulière dans la vie d’un campus. On y vient pour travailler bien sûr, mais aussi pour se retrouver, échanger, préparer un projet ou tout simplement disposer d’un lieu propice aux études. C’est précisément pour cela que le Département du Pas-de-Calais a souhaité accompagner ce projet à hauteur de 350 000 euros dans le cadre de son Fonds d’Innovation Territorial. Cet engagement s’inscrit dans une histoire beaucoup plus ancienne. Le Département du Pas-de-Calais a accompagné l’Université du Littoral Côte d’Opale dès sa création.
À l’époque déjà, nous portions une conviction simple : l’enseignement supérieur ne devait pas être réservé aux grandes métropoles universitaires. Il devait pouvoir se développer au plus près des habitants, au plus près des bassins de vie, et notamment ici, sur notre littoral. Avec les années, l’ULCO a grandi, s’est structurée, a développé ses formations, sa recherche, son rayonnement et ses partenariats. Et je veux le dire aujourd’hui avec beaucoup de force : le Département est particulièrement fier de cette réussite. Parce que derrière la réussite d’une université, il y a d’abord des parcours de vie. Il y a ces milliers de jeunes du Pas-de-Calais qui, grâce à l’ULCO, ont pu poursuivre des études supérieures sans devoir nécessairement quitter leur territoire. Il y a des familles pour lesquelles l’éloignement d’un enfant représente un coût important, parfois même un obstacle. Il y a des jeunes qui, peut-être, n’auraient jamais envisagé l’université si elle n’avait pas été présente ici, à Calais, à Boulogne-sur-Mer, à Dunkerque ou à Saint-Omer.
C’est cela aussi, l’aménagement du territoire, permettre à chacun, quel que soit son lieu de naissance ou son milieu social, d’accéder aux mêmes possibilités d’émancipation et de réussite. Et je crois qu’il est important de le rappeler dans la période que nous traversons. Notre système éducatif est régulièrement critiqué. Ses difficultés sont réelles et nous ne devons évidemment pas les ignorer.
Nous devons aussi savoir regarder ce qui fonctionne et défendre ce qui constitue l’une des grandes forces de notre modèle républicain. Dans notre pays, les études supérieures restent largement accessibles. Un jeune issu d’une famille modeste peut entrer à l’université, obtenir un diplôme et construire son avenir professionnel et personnel. Tout n’est évidemment pas parfait. Les inégalités demeurent et les conditions matérielles de la vie étudiante peuvent encore constituer un frein.
Je refuse que nous perdions de vue cette réalité essentielle : l’école, l’éducation et l’université restent parmi les plus puissants instruments d’émancipation et d’ascension sociale dont dispose notre République.
L’université est encore un lieu où l’origine sociale ne doit pas déterminer le point d’arrivée. Et, lorsqu’une université s’installe au cœur d’un territoire comme le nôtre, elle rend cette promesse républicaine plus concrète. Ici, sur le campus de Calais, environ 2 150 étudiants poursuivent aujourd’hui leurs études, dont 42 % sont originaires du Calaisis. Ces chiffres disent beaucoup. Ils démontrent combien la proximité est importante. Ils démontrent aussi que l’investissement public dans l’enseignement supérieur n’est jamais une dépense abstraite : c’est un investissement dans la jeunesse, dans les compétences et donc dans l’avenir de notre territoire.
Cette nouvelle bibliothèque participe pleinement de cette ambition. Elle doit devenir un lieu agréable où les étudiants ont envie de venir travailler, mais également un lieu d’innovation pédagogique, d’expérimentation numérique, de rencontres et de culture. Je suis d’ailleurs particulièrement sensible au choix d’ouvrir certains de ces espaces à l’ensemble de la population du Calaisis. Parce qu’une université ne doit jamais être une enceinte fermée sur elle-même. Elle doit dialoguer avec son territoire, elle doit nourrir sa vie culturelle, économique, scientifique et sociale et elle doit être un lieu où circulent les savoirs, les idées et les rencontres. C’est cette université ouverte sur son environnement que le Département du Pas-de-Calais souhaite continuer à accompagner.
À travers ce projet, plusieurs collectivités ont uni leurs efforts : la Région Hauts-de-France, Grand Calais Terres et Mers, la Ville de Calais, le Département et bien sûr l’Université elle-même. Je veux saluer cette mobilisation collective. Elle démontre une nouvelle fois que lorsque les institutions savent se rassembler autour d’un projet utile, nous sommes capables de réaliser de belles choses pour notre jeunesse et pour nos territoires.
Mesdames et Messieurs,
En inaugurant aujourd’hui ce nouvel équipement, nous célébrons une ambition. Celle de permettre à chaque jeune de croire en ses capacités, celle de rapprocher le savoir de celles et ceux qui en sont parfois géographiquement ou socialement les plus éloignés. Celle de considérer que l’éducation n’est pas uniquement la préparation d’un parcours professionnel : elle est aussi l’apprentissage de la liberté, de l’esprit critique et de la citoyenneté.
Je terminerai en m’adressant directement aux étudiants : Profitez de ces années ! Travaillez, soyez curieux, débattez, découvrez, rencontrez-vous. Une université est évidemment un lieu où l’on prépare son avenir professionnel. Mais c’est également un lieu où l’on se construit soi-même.
Et si nous devons collectivement préserver une promesse pour les générations qui viennent, c’est bien celle-ci : que jamais le lieu où l’on naît, les revenus de sa famille ou son origine sociale ne doivent interdire à un jeune d’aller aussi loin que son talent, son travail et ses aspirations peuvent le conduire. C’est le sens de l’engagement du Département du Pas-de-Calais auprès de l’ULCO depuis ses débuts et c’est avec beaucoup de fierté et de confiance dans l’avenir que je souhaite longue vie à ce nouveau lieu de savoir, de travail et de partage.
Je vous remercie.
Le projet en deux mots :
Au regard de la vétusté de l’école primaire actuelle, la commune de Cléty a construit une nouvelle école primaire.
De grande qualité écologique, le nouveau bâtiment se trouve à l’arrière de la salle polyvalente où les élèves se restaurent.
L’accessibilité entre les deux bâtiments se fait par un cheminement doux permettant d’assurer la sécurisation des piétons (chemin de la longue haie).
L’école aura la capacité d’accueillir 75 élèves soit 3 classes.
Pour autant, le projet est conçu pour pouvoir intégrer une extension future de trois classes complémentaires, et porter la capacité d’accueil de 125 élèves.
Une salle pluridisciplinaire est également intégrée pour servir de salle de motricité, d’accueil de loisirs, d’exposition…
Ce projet s’inscrit dans le cadre des débats actuels entre organisations RPI ou RPC, avec anticipation d’un ensemble plus vaste, mais en parallèle une volonté des autres communes du RPI (Ouve-Wirquin notamment) de conserver leur école communale.
Tendance des services de l’Etat à « tordre le bras » des Maires pour des formules RPC, au regard de la démographie scolaire.
Le coût total du projet est évalué à 2 337 207 €.
Le montant de la participation financière totale du Département est de 270 029,23 €, réparti en plusieurs dossiers et dispositifs :
• FARDA Services aux publics pour l’école : 120 000 €
• FARDA Services aux publics pour la salle pluridisciplinaire : 105 000 €
• FARDA Aide à la Voirie Communale : aménagement du chemin de la Longue Haie : 15 000 €
• Fonds Biodiversité Investissement : plantations et aménagements écologiques : 15 029,23 €
• + Amendes de police 2026 : aménagement du chemin de la Longue Haie : 15 000 €
Nb : les locaux de l’ancienne école devront trouver une nouvelle destination (future Mairie ?). Ils nécessiteront une réhabilitation qui fera probablement l’objet d’une prochaine demande d’aide FARDA une fois la destination arrêtée.
Eléments de langage possibles
L’école, c’est le pilier de de la République !
Parce que c’est le lieu de l’apprentissage, de la socialisation, de la transmission des savoirs, et aussi de la construction progressive de l’esprit d’analyse, former les citoyens de demain !
Parce que nous sommes attachés à l’école publique et à ses valeurs, continuer de permettre à chaque enfant d’accéder à cet outil de progrès et d’émancipation, en tous points du territoire
Le projet développé par la commune permet d’améliorer l’offre de service pour les enfants et l’organisation de la vie quotidienne pour les familles !
C’est toujours un symbole de dynamisme que représente l’ouverture d’une école en milieu rural !
Le Département partenaire des communes rurales !
Parce que le soutien aux communes rurales, c’est dans l’ADN du Département depuis toujours, la recherche de l’égalité entre les citoyens !
Dans le Pas-de-Calais le monde rural n’est pas délaissé.
On ne note pas de désertification rurale comme on peut le voir dans d’autres départements (au contraire, beaucoup de villages gagnent plutôt des habitants).
Cette opération a bénéficié du soutien du Département dans son fonds spécifique pour les petites communes le « FARDA », et ce que nous voyons aujourd’hui nous conforte dans les choix que nous faisons pour continuer à équiper et moderniser les communes rurales.
Avoir l’appui du Département c’est très important pour les Maires ; c’est bien souvent LE levier pour rendre réalisables des projets que ne pourrait pas réaliser la commune seule.
Le Département partenaire du quotidien dans nos communes et nos vies
« Le Département ne fait pas de bruit mais il fait le boulot » : il l’a fait, sans bruit, en vous soutenant sur cette opération par un appui technique et financier.
D’une manière plus générale, le Département intervient aussi dans notre quotidien sans que l’on se rende forcément compte :
Derrière tous ces moments du quotidien il y a une action réalisée par le Conseil départemental.
La libre administration des communes et des collectivités, élément fondamental de notre République
Soutenir les communes dans leurs projets, pour nous, ce n’est pas chercher à leur « tordre le bras » pour accepter des orientations contraires à leurs intentions.
La volonté municipale au travers de l’élection des conseillers municipaux, puis de son Maire ; ils en sont l’expression naturelle et légitime de l’intérêt général pour leurs habitants.
En tant que Président du Département, j’ai le souci du respect des volontés locales, notamment pour ce qui touche aux questions d’organisation scolaire.
« Big is beautiful » nous dit-on parfois… Or, les dynamiques d’hier ne sont pas forcément celles de demain, on le constate dans certains de nos collèges ruraux.
Le Département accompagne les RPC là où ils font l’objet d’un consensus local, là où chaque commune estime que le projet est le meilleur pour ses habitants ; et si les communes s’organisent autrement, nous sommes attentifs à leur volonté locale.
Le respect de l’environnement et l’adaptation au changement climatique au cœur des investissements de demain !
L’opération réalisée par la commune de Cléty est assez exemplaire dans le sens où le travail avec les architectes et les entreprises en font un vrai bâtiment éco-conçu ; avec une attention particulière sur les essences de bois locaux, sur l’isolation à la paille soufflée et le recours ; nous étions d’ailleurs venus pour la pose de la première « poutre » et non la « 1ère pierre » il y a quelques mois de cela.
C’est ce type d’aménagement que nous encourageons pour le Pas-de-Calais de demain et c’est aussi pour cela que le Département a eu une attention particulière pour l’accompagnement du projet !
L’investissement public = un rôle dans la vie économique du territoire !
Les subventions pour aider à investir, c’est aussi une action concrète pour la dynamique économique dans nos territoires.
En effet, des travaux décidés puis réalisés, c’est du carnet de commandes, ce sont des travaux mis en œuvre sur le territoire, par nos artisans et PME, c’est de l’emploi généré !
Il y a donc avec ces programmes que nous votons pour le Pas-de-Calais un vrai effet levier pour l’économie et ainsi pour l’emploi dans les zones rurales !
Mesdames et Messieurs,
C’est naturellement avec grand plaisir que j’ai répondu à l’invitation de René HOCQ, président du CDG 62, pour inaugurer ces nouveaux locaux du Centre de gestion du Pas-de-Calais.
Et je voudrais commencer par une chose toute simple : un nouveau bâtiment, ce n’est jamais seulement des murs.
Cela témoigne du choix que vous avez fait pour vous donner les moyens d’agir, le choix de renforcer un service que l’on veut plus proche, plus efficace et toujours davantage au service des collectivités.
Et je veux saluer ce choix aujourd’hui, aux côtés de René Hocq, que je félicite pour cette réalisation, ainsi que l’ensemble des élus et des agents du Centre de gestion.
Car le Centre de gestion, c’est d’abord une institution dont on mesure peut-être encore mieux l’importance lorsqu’on regarde ce qu’elle représente pour les plus petites communes de notre département.
Dans une commune importante, il est possible de disposer de services spécialisés, de ressources humaines, d’une expertise juridique, de compétences internes.
Dans une petite commune, souvent par faute de moyens financiers, ce n’est pas toujours le cas.
Et pourtant, les questions sont les mêmes en ce qui concerne le recrutement, la gestion des carrières, l’accompagnement des agents, la prévention des risques… tout cela dans un cadre juridique et statutaire de plus en plus complexe.
Pour un maire d’une petite commune, pouvoir s’appuyer sur le Centre de gestion, c’est donc pouvoir trouver une expertise qu’il ne pourrait pas nécessairement avoir seul, un bel exemple de mutualisation.
Et derrière ce mot parfois très administratif, il y a quelque chose de profondément politique : l’égalité entre les territoires.
Parce que la qualité de l’administration d’une commune ne doit pas dépendre de sa taille.
Parce qu’un maire d’une commune de quelques centaines d’habitants doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement de qualité, comme le maire d’une commune beaucoup plus importante.
Parce que partout dans le Pas-de-Calais, les habitants ont droit à un service public de qualité.
Et c’est précisément là que je vois un parallèle avec ce que nous faisons au Conseil départemental.
Le Département n’est certes pas adhérent au Centre de gestion, pour une raison simple : avec ses effectifs, son organisation et ses propres instances de dialogue social, il dispose de ses propres moyens et de sa propre organisation en matière de ressources humaines.
Mais nos situations institutionnelles sont différentes sans que notre vocation soit différente sur un point essentiel : la proximité.
Le Département est une collectivité de proximité, c’est dans cet optique de toujours être au plus prés des communes que nous avons mis en place la territorialisation.
Le département se doit d’être proche de ses communes et de ses habitants car il intervient dans beaucoup de domaines du quotidien :les collèges, les routes, auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, dans la protection de l’enfance, dans l’insertion, dans l’accompagnement des communes et des territoires..
Ensemble, le centre de gestion et le département, nous contribuons à faire vivre cette proximité du service public.
C’est cette conception de l’action publique que nous devons défendre.
Une action publique qui ne consiste pas à tout faire depuis les grandes administrations centrales, mais qui s’appuie sur ceux qui connaissent les réalités du terrain.
Et si nous voulons que notre service public reste fort, il faut commencer par celles et ceux qui le font vivre chaque jour.
Les agents territoriaux sont au cœur de cette ambition.
Aujourd’hui, nous savons tous les défis auxquels nos collectivités sont confrontées : difficultés de recrutement dans certains métiers, nécessité de fidéliser les agents, évolution des compétences, transformation des métiers, nouvelles attentes des agents publics.
La question des ressources humaines est donc devenue une question centrale pour nos collectivités.
Il n’y a pas de service public fort sans agents publics reconnus et accompagnés.
Et c’est là encore que le Centre de gestion joue pleinement son rôle.
Il accompagne les collectivités, mais il contribue aussi à sécuriser et à professionnaliser leur gestion des ressources humaines.
Il est un partenaire des maires, des présidents d’intercommunalité, des établissements publics.
Et, d’une certaine manière, il est un partenaire de la République des territoires.
C’est pourquoi je considère que l’inauguration de ces nouveaux locaux est un moment important.
Parce qu’elle traduit une ambition.
L’ambition de continuer à accompagner les collectivités du Pas-de-Calais.
L’ambition de continuer à apporter de l’expertise là où elle est nécessaire.
L’ambition, surtout, de ne laisser aucune commune seule face aux difficultés qu’elle peut rencontrer.
Et cette ambition, nous la partageons au Conseil départemental.
Nous avons chacun nos compétences, nos responsabilités et nos organisations.
Mais nous savons que la force de notre département repose sur notre capacité à travailler ensemble.
Alors, cher René Hocq, je veux vous féliciter pour ces nouveaux locaux.
Je veux saluer votre engagement et celui de vos équipes.
Et je veux vous souhaiter, à toutes et à tous, de faire de ce lieu bien plus qu’un lieu de travail : un lieu d’écoute, de dialogue, d’expertise, un lieu de solidarité entre les collectivités, et surtout un lieu au service des communes de notre département.
Parce que c’est finalement cela qui nous rassemble aujourd’hui.
Et je suis convaincu que ces nouveaux locaux permettront au Centre de gestion de continuer à remplir cette mission avec ambition et efficacité.
Je vous souhaite donc une très belle installation dans ce nouveau siège, beaucoup de réussite dans vos projets et, surtout, beaucoup de réussite au service de nos territoires.
Je vous remercie.
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Discours
Madame le Maire, Natacha Bouchart,
Madame l’Adjointe à la Culture,
Madame la Conseillère départementale, Caroline Matrat,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants de la DRAC,
Mesdames et Messieurs,
Chers habitants du Fort-Nieulay,
Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour inaugurer cette médiathèque.
Et je veux le dire d’emblée, nous n’inaugurons pas simplement un nouvel équipement. Nous inaugurons un lieu de culture, un lieu de rencontres, un lieu d’émancipation.
Et dans un quartier prioritaire, dans un quartier qui connaît une profonde transformation, ce choix n’est pas anodin.
C’est le choix de considérer que l’accès à la culture ne doit pas dépendre de l’endroit où l’on habite, de ses revenus ou de son parcours.
C’est le choix de l’égalité réelle.
Parce que proclamer l’égalité des chances ne suffit pas. Il faut donner à chacun les moyens d’en bénéficier. Et c’est précisément le rôle du service public. La lecture est un formidable outil pour cela.
Lire, c’est apprendre.
Lire, c’est comprendre.
Lire, c’est développer son esprit critique.
Lire, c’est imaginer.
Et surtout, lire, c’est devenir plus libre.
C’est pourquoi nous défendons une culture accessible au plus grand nombre. Une culture qui ne soit pas réservée à quelques-uns. Une culture qui aille vers les habitants.
Et cette médiathèque du Fort-Nieulay en est une belle illustration. Avec ses 2 000 documents, ses ressources numériques et ses trois bibliothécaires, elle va offrir aux habitants un véritable lieu de proximité.Un lieu où chacun doit se sentir chez soi. Les enfants, les jeunes, les familles, les personnes âgées.
Celles et ceux qui lisent beaucoup. Mais aussi celles et ceux qui pensent parfois que la bibliothèque n’est pas faite pour eux. Ici, chacun doit se sentir légitime. Et cette médiathèque prend tout son sens parce qu’elle s’inscrit dans un projet beaucoup plus large.
Ici, la culture côtoie le social, la petite enfance, l’éducation, la santé, l’accompagnement des familles. C’est une conception du service public à laquelle nous sommes profondément attachés, ne pas opposer les politiques publiques, mais les faire travailler ensemble. Parce que les difficultés d’une famille ne sont jamais uniquement sociales, éducatives ou culturelles.
Et pour construire l’égalité des chances, il faut agir sur tous ces leviers.
La culture en est un. Et c’est un levier puissant.
Le Département est naturellement au rendez-vous. À travers le Contrat Territoire Lecture, signé avec le Grand Calais Terre & Mer et la DRAC, nous accompagnons la Ville de Calais dans ce projet.
La Médiathèque départementale apporte son ingénierie, ses collections, ses formations et son accompagnement. Et le Département a mobilisé près de 50 000 € (49 215 euros) pour contribuer à la réalisation de cette médiathèque.
Mais notre rôle ne se résume pas à financer. Il consiste aussi à accompagner, à transmettre, à mettre en réseau.
Je veux d’ailleurs saluer ici le directeur de la Médiathèque départementale, Monsieur Benjamin Kesteloot, ainsi que l’ensemble de ses équipes.
Notre Département s’appuie sur plus de 200 bibliothèques et médiathèques, que nous accompagnons au quotidien. C’est une véritable politique d’aménagement du territoire. Parce que nous voulons que, partout dans le Pas-de-Calais, la culture soit à portée de chacun. Dans les quartiers comme dans les territoires ruraux.
La lecture publique est une compétence obligatoire du Département. Et nous l’assumons pleinement.
Parce que nous considérons que la culture n’est pas un supplément d’âme de l’action publique.
Elle est un droit. Elle est une nécessité. Elle est une condition de l’émancipation.
C’est le sens de notre Schéma départemental de développement de la lecture publique, qui repose sur trois priorités : mettre les bibliothèques en réseau, développer les compétences et promouvoir l’inclusion.
Au fond, l’objectif est simple, que personne ne soit éloigné de la lecture et de la culture. Et c’est particulièrement important ici. Parce que lorsque nous ouvrons une médiathèque dans un quartier prioritaire, nous faisons bien davantage que construire un bâtiment.
Nous investissons dans l’humain.
Nous investissons dans l’éducation.
Nous investissons dans l’égalité des chances.
Nous investissons dans l’avenir.
Et peut-être qu’ici, demain, un enfant empruntera son premier livre.
Un adolescent découvrira un auteur qui changera son regard sur le monde.
Une famille trouvera un lieu pour apprendre, partager et se retrouver.
C’est cela, la force de la culture.
Elle ouvre des portes.
Elle donne des clés.
Elle rend plus libre.
Alors oui, nous devons continuer à défendre une culture populaire, exigeante, accessible et ouverte à tous.
Une culture qui rassemble.
Une culture qui crée du lien.
Une culture qui permet à chacun de trouver sa place.
Parce que derrière cette médiathèque, derrière les livres et derrière la lecture, il y a une conviction profondément humaniste : chaque enfant, chaque femme, chaque homme a droit au savoir, à la culture et à l’émancipation.
C’est cela que nous défendons.
Une République de l’égalité.
Une République de la fraternité.
Une République qui n’abandonne aucun territoire et aucun habitant.
Je souhaite donc une très belle vie à cette médiathèque du Fort-Nieulay.
Qu’elle soit un lieu vivant.
Un lieu ouvert.
Un lieu où l’on vient lire, apprendre, découvrir, échanger.
Et surtout, un lieu où l’on est heureux de se retrouver.
Je vous remercie.
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Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui, à Souchez, pour cette nouvelle édition de La Renaissance, Fête de la Libération des Hauts-de-France.
Je veux d’abord saluer et remercier chaleureusement l’association des Véhicules Anciens du Bois de Carieul, ses bénévoles, les collectionneurs, les associations, les musiciens, les élus, et bien sûr toutes celles et tous ceux qui font vivre cette manifestation.
Pour la neuvième année consécutive, vous êtes au rendez-vous, et cette fidélité compte.
Elle compte parce qu’à travers vos véhicules, vos expositions, vos conférences, vos reconstitutions et toutes les animations proposées pendant ces journées, vous faites quelque chose d’essentiel car vous rendez l’Histoire vivante.
Cette neuvième édition intervient alors que nous commémorons le 82e anniversaire de la Libération du Pas-de-Calais.
Alors, il faut se rappeler ce que furent ces journées de l’été 1944.
A la fin du mois d’août, les armées alliées ont franchi la Seine. Paris vient d’être libéré. L’armée allemande est en pleine débâcle et commence à se replier vers le Nord. Mais ce repli ne signifie pas que la liberté est déjà acquise.
Dans le Pas-de-Calais, les populations ont vécu l’occupation, les réquisitions, les pillages, les arrestations et les exécutions d’otages.
Dans les mines, la grève générale commence le 22 août. Et partout, la Résistance s’organise et participe, elle aussi, à la libération du territoire.
Puis, en quelques jours, l’avancée alliée s’accélère.
Le Pas-de-Calais retrouve progressivement sa liberté. Mais cette liberté a un prix.
Des soldats sont tombés.
Des résistants ont été tués.
Des familles ont été éprouvées.
Et, sur le littoral, les dernières poches allemandes vont encore résister pendant plusieurs semaines.
C’est cette histoire que nous devons continuer à raconter.
Et je trouve particulièrement symbolique que cette manifestation porte le nom de La Renaissance.
Parce que ce mot renvoie à l’histoire même de Souchez.
Après les destructions de la Première Guerre mondiale, la commune avait déjà connu une première renaissance, avec la reconstruction de ses bâtiments municipaux, inaugurés le 10 juin 1928.
Renaissance après la destruction.
Libération après l’occupation.
Reconstruction après la guerre.
Il y a, dans l’histoire de Souchez, quelque chose de profondément universel, la capacité des hommes et des femmes à se relever après les épreuves et à reconstruire ensemble.
C’est aussi pour cela que le Département du Pas-de-Calais assume une politique mémorielle volontariste.
Pour moi, et pour le Département que je préside, le devoir de mémoire n’est pas une simple obligation institutionnelle.
Il correspond à une conviction profondément républicaine et humaniste.
Parce que se souvenir, c’est défendre ce à quoi nous croyons. La liberté, l’égalité, la fraternité, la dignité de chaque être humain.
Nous ne voulons donc pas simplement conserver des archives ou entretenir des monuments.
Nous avons développé, avec nos Archives départementales, une véritable ingénierie scientifique, historique, culturelle et pédagogique, pour accompagner les communes, les intercommunalités et les associations qui portent des projets de mémoire.
Nous apportons notre expertise, notre accompagnement, mais aussi notre soutien financier.
Souchez en est une illustration particulièrement forte.
Ici, l’Histoire est partout.
Elle est inscrite dans les paysages, dans les lieux, dans les traces laissées par les conflits, et dans la mémoire des habitants.
Notre responsabilité, c’est de faire en sorte que cette histoire puisse être comprise, partagée et transmise.
Et cette transmission, nous la voulons particulièrement forte auprès de notre jeunesse.
Chaque année, les 125 collèges publics du Pas-de-Calais se rendent à La Coupole d’Helfaut. Près de 15 000 collégiens de 3ème découvrent ainsi ce lieu majeur de notre histoire. Le Département prend en charge l’intégralité des frais de transport et d’entrée.
C’est un choix politique. Parce que nous considérons que la connaissance de l’Histoire et l’accès aux lieux de mémoire ne doivent pas être réservés à ceux qui en ont les moyens.
L’égalité Républicaine, c’est aussi permettre à chaque jeune, quel que soit son territoire ou son milieu social, de comprendre l’Histoire de notre pays et de notre continent.
Et cette exigence est aujourd’hui particulièrement importante.
Car nous vivons une période où la guerre est revenue sur le continent européen.
Les conflits se multiplient.
Les discours de haine ressurgissent.
Le racisme et l’antisémitisme restent des réalités.
Et, sur les réseaux sociaux, circulent parfois des mensonges, des manipulations et des falsifications de l’Histoire.
Nous ne pouvons pas être indifférents à cela.
Parce que nous savons, par notre propre histoire, où peuvent conduire la haine, le fanatisme, le rejet de l’autre et la négation de la dignité humaine.
Le devoir de mémoire n’est donc pas une nostalgie.
C’est un devoir de vigilance.
Il nous oblige à regarder notre passé, mais aussi à regarder notre présent.
Il nous rappelle que la paix et la liberté ne sont jamais définitivement acquises et que la démocratie doit être défendue.
George Santayana écrivait : « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. » Cette phrase résonne avec une force particulière aujourd’hui.
C’est pourquoi je crois profondément à une mémoire vivante, populaire et humaniste. Une mémoire qui rassemble plutôt qu’elle ne divise. Une mémoire qui donne des clés pour comprendre plutôt que des raisons de haïr. Une mémoire qui nous rappelle que derrière les grandes dates de l’Histoire, il y a toujours des femmes et des hommes, des vies, des familles, des souffrances.
Mais aussi du courage, de la solidarité et de l’espoir. C’est ce que vous faites ici, à Souchez.
À travers cette fête, vous ne célébrez pas la guerre.
Vous célébrez la liberté retrouvée.
Et cette distinction est essentielle.
Nous ne devons jamais banaliser la guerre.
Nous devons, au contraire, mesurer ce que signifie vivre en Paix, vivre libre, vivre dans une démocratie.
Voilà pourquoi le Département continuera d’être aux côtés de celles et ceux qui font vivre cette mémoire dans nos territoires.
Et voilà pourquoi nous continuerons à donner à nos jeunes les moyens de rencontrer cette Histoire.
Parce que transmettre la mémoire, c’est transmettre une exigence.
L’exigence de ne jamais accepter l’inacceptable.
L’exigence de défendre la liberté.
L’exigence de combattre toutes les formes de haine.
L’exigence, aussi, de ne jamais renoncer à l’égalité et à la fraternité.
Et l’exigence de croire que, même après les périodes les plus sombres, il est toujours possible de reconstruire.
C’est finalement tout le sens du mot qui nous rassemble aujourd’hui :
La Renaissance.
Renaissance d’un territoire.
Renaissance d’une population.
Renaissance de la liberté.
Et, plus que jamais, renaissance de notre volonté collective de construire la paix.
Je vous remercie.
Le projet en deux mots :
La commune a obtenu 2 aides départementales sur ce projet :
FARDA 2024 pour l’aide à l’acquisition foncières de l’ancien café : 24 408 €
FARDA 2025 pour les travaux d’extension réhabilitation 105 000 € (dont 15 k€ bonification)
Eléments de langage possibles
Le Département partenaire des communes rurales !
Parce que le soutien aux communes rurales, c’est dans l’ADN du Département depuis toujours, la recherche de l’égalité entre les citoyens !
Dans le Pas-de-Calais le monde rural n’est pas délaissé – on peut même dire « les mondes ruraux », que ce soit ici dans des villages en agglomération mais aussi dans des zones plus éloignées des grandes villes –
On ne note pas de désertification rurale comme on peut le voir dans d’autres départements (au contraire, beaucoup de villages gagnent plutôt des habitants).
Cette opération a bénéficié du soutien du Département dans son fonds spécifique pour les petites communes le « FARDA », et ce que nous voyons aujourd’hui nous conforte dans les choix que nous faisons pour continuer à équiper et moderniser les communes rurales
Ce café, c’est retrouver une partie de l’âme du village !
C’était « Chez Berthe » il y a 100 ans, une longue histoire familiale, des souvenirs pour les Ablainoises et Ablainois.. et aujourd’hui « Chez Clémence », c’est se retrouver autour d’un nouveau lieu de vie, un endroit central où l’on partage, où l’on fait communauté.
Si les locaux sont aujourd’hui adaptés aux normes et besoins de 2026, ils assument cette continuité historique et humaine, et ce sera sans nul doute un équipement essentiel pour la qualité de vie des habitants de la commune.
Comme le dit régulièrement notre Président Jean-Claude LEROY : « le Département ne fait pas de bruit mais il fait le boulot » : il l’a fait, sans bruit, en vous soutenant sur cette opération dès son initiation et en facilitant sa réalisation par un appui technique et financier.
On le sait peu, mais le Pas-de-Calais comprend plus de 750 petites communes, tout un tissu rural entre ici dans l’ex-bassin minier mais aussi jusqu’au littoral, en passant par de grandes zones de campagne, autant de facettes de notre territoire !
D’une manière plus générale, le Département intervient aussi dans notre quotidien sans que l’on se rende forcément compte :
Derrière tous ces moments du quotidien il y a une action réalisée par le Conseil départemental du Pas-de-Calais.
On entend souvent dire « que fait-on avec mes impôts ? » et c’est une question bien légitime ; eh bien au travers de ces exemples, et de tous les aménagements du quotidien, le Département aide à ce que nos communes soient convenablement équipées et puisse offrir les meilleurs services aux habitants, aux associations et à celles et ceux qui participent à l’animation de la vie locale.
L’investissement public = un rôle dans la vie économique du territoire !
Les subventions pour l’investissements, c’est aussi agir pour la dynamique économique dans nos territoires : en effet, des travaux décidés, c’est du carnet de commandes et des travaux mis en œuvre sur le territoire, par nos artisans et PME.
Il y avec ce programme un vrai effet levier pour l’économie et ainsi pour l’emploi même si ce n’est pas son but premier !
Avoir l’appui du Département c’est très important pour les Maires ; c’est bien souvent LE levier pour rendre réalisables des projets que ne pourrait pas réaliser la commune seule ; en tant que Conseillers départementaux nous sommes à l’écoute des projets et des besoins des communes, en cherchant – quand cela est possible et dans les compétences fixées par la loi – à pouvoir les accompagner.
Le développement du tourisme, dans tous les territoires !
Quelques mots en tant que Vice-président du Département en charge du tourisme… Ablain Saint Nazaire est un village qui connaît un essor et une attractivité touristique, perché au pied de la colline de Lorette, à deux pas du Louvre-Lens… c’est un lieu qui est devenu prisé des touristes qui visitent notre territoire.
Là aussi, nous pouvons remercier les décisions qui ont été prises pour faire arriver le Louvre à Lens. Parce que c’est aussi cela l’aménagement du territoire, c’est l’inverse du « laisser faire » : des grands choix politiques, qui participent à de grands équipements, administratifs, économiques ou culturels, qui deviennent des moteurs et des points de repère de tout un territoire, et aussi une source du développement futur !
Dès l’arrivée du Louvre, le Département avec Pas-de-Calais tourisme et les offices de tourisme, nous nous sommes dits que c’était une opportunité pour notre territoire, et également une fierté : vous savez, les visiteurs n’ont pas le même œil critique que nous pouvons parfois avoir sur nous-même ; le territoire de Lens-Liévin est un territoire majeur dans le développement du tourisme du Pas-de-Calais, car il mêle histoire, patrimoine urbain, industriel et culturel, avec des touches de nature, et surtout toute la convivialité qui nous caractérise.
« Chez Clémence » ce sera aussi un point d’ancrage idéal pour les visiteurs qui traversent, viennent et reviennent sur notre territoire !
Monsieur le Préfet
Monsieur le Maire
Madame la Conseillère départementale,
Mesdames et Messieurs les élus,
Madame la Vice-présidente du Conseil d’administration du SDIS,
Monsieur le Directeur départemental,
Mesdames et Messieurs les officiers, sous-officiers et sapeurs-pompiers,
Mesdames et Messieurs,
Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour inaugurer l’extension du Centre d’Incendie et de Secours d’Hucqueliers. Derrière les murs, les mètres carrés et les équipements que nous inaugurons, il y a d’abord des femmes et des hommes qui ont fait le choix de s’engager au service des autres.
Ici, à Hucqueliers, cet engagement prend une dimension toute particulière puisque les 42 sapeurs-pompiers du centre sont tous volontaires, parmi lesquels 16 femmes. Je veux donc commencer par m’adresser directement à eux.
Merci.
Merci pour votre engagement.
Merci pour votre disponibilité.
Merci pour le temps que vous consacrez à la protection de nos concitoyens, aux gardes, à la formation, à l’entraînement et à la vie du centre.
Être sapeur-pompier volontaire aujourd’hui, particulièrement dans le Pas-de-Calais, est un engagement exigeant.
C’est assurer des gardes postées au centre de secours, être prêt à intervenir immédiatement, se former régulièrement, entretenir ses compétences et participer pleinement à la vie du centre. C’est aussi concilier cet engagement avec une vie professionnelle et familiale. C’est pourquoi les locaux que nous inaugurons aujourd’hui ont toute leur importance.
Nous sommes ici au cœur d’un territoire rural auquel nous sommes profondément attachés et je veux insister sur ce point : habiter en milieu rural ne doit jamais signifier être moins bien protégé ou secouru moins rapidement. C’est tout le sens du maillage territorial de notre SDIS. Le centre d’Hucqueliers n’est donc pas simplement un bâtiment public parmi d’autres : c’est un service public essentiel, une présence humaine et opérationnelle, une sécurité pour les habitants et, d’une certaine manière, la République au plus près de chacun, garantissant la même protection à tous, quel que soit l’endroit où l’on habite.
Ici, 25 communes sont défendues en premier appel par le Centre d’Incendie et de Secours d’Hucqueliers. Son activité témoigne de son importance : 832 interventions ont été réalisées en 2025. Autant de situations dans lesquelles nos concitoyens ont eu besoin des sapeurs-pompiers. Accidents, incendies, secours aux personnes : derrière chaque départ, il y a une personne, une famille, parfois une vie à sauver.
Dans un département comme le Pas-de-Calais, qui conjugue des territoires urbains densément peuplés et de vastes espaces ruraux, maintenir une capacité d’intervention au plus près des habitants est indispensable.
Notre conception du service public est précisément celle-ci : la proximité ne doit dépendre ni du nombre d’habitants d’une commune ni de sa distance avec une grande ville. Investir dans les bâtiments, c’est aussi investir dans les femmes et les hommes. L’opération que nous inaugurons aujourd’hui représente 882 000 euros TTC. En six mois, près de 200 m² supplémentaires ont été réalisés, portant la superficie totale du centre à 572 m².
Nos sapeurs-pompiers volontaires assurent ici des gardes postées et passent du temps dans ce centre. Ils doivent pouvoir s’y restaurer, s’y reposer, s’y entraîner et préparer leurs interventions dans de bonnes conditions, tout en restant prêts à partir immédiatement. Ces espaces ne sont donc pas accessoires : ils contribuent directement à la qualité de la réponse opérationnelle. Dès lors que nous attendons de nos sapeurs-pompiers disponibilité, professionnalisme et efficacité, il est normal que la collectivité leur offre des conditions d’exercice à la hauteur de leur engagement.
Je veux également saluer les entreprises qui ont participé à cette réalisation : l’entreprise Lefrançois de Clenleu, Goudalle Charpente de Preures et Schmidt de Saint-Martin-Boulogne. Le SDIS a assuré la maîtrise d’ouvrage de cette opération. L’investissement public, c’est aussi améliorer le service rendu à la population tout en permettant à des entreprises de notre territoire de participer à nos projets et de faire vivre l’économie locale.
Cette inauguration prend une résonance particulière après les nombreux feux de végétation et de forêt qui ont fortement sollicité nos services d’incendie et de secours cet été.
Face aux incendies, aux épisodes de chaleur et aux nouveaux risques auxquels nos territoires sont confrontés, les sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais ont une nouvelle fois répondu présents.
Professionnels et volontaires ont été mobilisés, parfois dans des conditions difficiles, pour protéger les populations, les habitations, les exploitations agricoles et nos espaces naturels. Cette mobilisation exceptionnelle mérite d’être saluée. Elle nous rappelle aussi que le changement climatique fait évoluer la nature et l’intensité des risques auxquels nous devons faire face.
Des phénomènes autrefois considérés comme plus lointains concernent désormais directement nos territoires.
Nous devons donc anticiper, adapter nos moyens, former et équiper nos équipes et surtout conserver notre capacité à mobiliser rapidement des femmes et des hommes sur l’ensemble du département. Dans cette organisation, sapeurs-pompiers professionnels et volontaires sont pleinement complémentaires.
Le Département a d’ailleurs fait le choix de renforcer cette capacité opérationnelle avec le recrutement de 90 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires en trois ans à compter de 2026. Mais ce renforcement ne change rien à une conviction fondamentale : le volontariat demeure l’une des colonnes vertébrales de notre modèle de sécurité civile et de notre présence dans les territoires.
Je veux enfin profiter de cette inauguration pour réaffirmer très clairement l’engagement du Département du Pas-de-Calais aux côtés de son Service départemental d’incendie et de secours. Cet engagement est sans faille et le restera. Dans une période où les finances des collectivités sont contraintes, nous faisons le choix de continuer à donner au SDIS les moyens d’accomplir ses missions. C’est un choix budgétaire, mais d’abord un choix politique.
Celui de considérer que la sécurité de nos habitants est une priorité, de maintenir des centres de secours au plus près des territoires et d’investir dans les femmes et les hommes, les véhicules, les équipements, la formation et l’immobilier. Car derrière un budget du SDIS, il ne faut jamais voir uniquement des lignes comptables, il faut voir un véhicule qui part en intervention, un équipement de protection qui permet à un pompier d’agir en sécurité, une formation qui prépare à affronter une situation difficile, un centre de secours rénové ou construit et, surtout, une équipe capable de répondre présente lorsqu’un habitant compose le 18 ou le 112. La sécurité a évidemment un coût. Mais elle n’a pas de prix lorsque des vies sont en jeu.
Le Département continuera donc à accompagner le SDIS, à soutenir son développement et à investir dans ses infrastructures, dans les grandes agglomérations comme dans les villes moyennes et les territoires ruraux.
Parce que nous portons une conviction simple : il ne peut pas y avoir de sécurité à deux vitesses dans le Pas-de-Calais. Une certaine idée de la solidarité.
Mesdames et Messieurs,
Aujourd’hui, nous inaugurons officiellement près de 200 m² supplémentaires.
Mais, au fond, ce que nous célébrons va bien au-delà de cette extension.
Nous célébrons 42 femmes et hommes engagés volontairement au service de 25 communes et de leurs habitants, une certaine idée de la solidarité, du service public et de nos territoires ruraux : des territoires vivants et solidaires, dans lesquels des citoyens continuent de s’engager pour protéger leurs voisins.
Dans une société où l’on parle beaucoup d’individualisme et de repli sur soi, nos sapeurs-pompiers volontaires démontrent chaque jour que l’engagement collectif est, lui, bien vivant.
À vous, Lieutenant Nicolas Charlemagne, chef de centre, à votre adjoint, Lieutenant François Leduc, et à l’ensemble des sapeurs-pompiers d’Hucqueliers, je veux redire toute notre reconnaissance.
Prenez possession de ces nouveaux locaux.
Faites-les vivre.
Continuez à vous entraîner, à vous former et à transmettre aux nouvelles générations cette culture de l’engagement qui fait la force de notre sécurité civile et surtout, gardez cette certitude : vous pourrez toujours compter sur le Département du Pas-de-Calais. Parce que vous êtes là, chaque jour, lorsque nos habitants ont besoin de vous, il est naturel que le Département soit là, lui aussi, lorsque vous avez besoin de lui.
Je vous remercie.
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous ce matin à Outreau pour inaugurer cette Maison des Services, l’Espace Philippe Dufour.
Je veux saluer tout particulièrement Sébastien Chochois et Brigitte Passebosc, Conseillers départementaux du canton d’Outreau et rappeler simplement que Sébastien, lorsqu’il était maire, a été à l’origine de ce beau projet. Il était naturel de le souligner aujourd’hui au moment où celui-ci devient pleinement réalité.
Derrière l’ouverture de ce nouvel équipement, c’est une ambition beaucoup plus large que nous célébrons : faire vivre un quartier, rapprocher les services publics des habitants et créer un lieu où l’on peut se rencontrer, échanger et construire ensemble. Nous sommes ici au cœur du quartier de la Tour du Renard, qui connaît une transformation profonde dans le cadre du programme de renouvellement urbain.
Mais, transformer un quartier ne peut évidemment pas se limiter aux logements et aux bâtiments. Rénover un quartier, c’est aussi agir sur la qualité de vie de celles et ceux qui y habitent. C’est également permettre aux habitants d’accéder plus facilement aux services publics, c’est soutenir la vie associative, c’est créer des lieux de rencontre entre les générations et cela permet d’agir pour l’insertion, l’éducation, la culture, l’alimentation ou encore la santé. C’est précisément toute la vocation de cette Maison des Services.
Le Département du Pas-de-Calais partage pleinement cette ambition. Je veux d’ailleurs rappeler ici une chose importante : la politique de la ville n’est pas une compétence obligatoire du Département. Pourtant, nous avons fait le choix de continuer à y intervenir. C’est un choix politique assumé.
Parce que le Pas-de-Calais est un département de solidarité et que nous considérons que cette solidarité doit d’abord aller vers les habitants et les territoires qui en ont le plus besoin. Nous refusons que l’endroit où l’on habite ou celui où l’on grandit puisse déterminer la qualité des services publics auxquels on accède ou les chances que l’on aura demain.
C’est pourquoi le Département mène depuis plusieurs années une politique volontariste en direction des quartiers prioritaires. Outreau en est une illustration très concrète. Depuis 2021, la commune a bénéficié chaque année de notre appel à projets consacré à la modernisation de l’offre de services aux habitants des quartiers prioritaires. Ce sont ainsi plus de 55 000 euros de financements départementaux qui ont permis d’intervenir notamment dans les écoles Louise-Michel et Kergomard- Jean-Macé, mais également au sein de la crèche Suzanne-Lacore.
Derrière ces financements, ce sont des améliorations très concrètes : des sols rénovés, des menuiseries remplacées, un meilleur éclairage, des locaux plus agréables pour les enfants comme pour les professionnels. C’est cela aussi, la politique de la ville : améliorer concrètement la vie quotidienne. L’équipement que nous inaugurons aujourd’hui correspond parfaitement à cette philosophie.
Le Département a souhaité accompagner la réalisation de la cuisine pédagogique à vocation solidaire de l’Espace Philippe Dufour avec une participation de 30 000 euros au titre de notre Fonds Alimentation Durable.
Cette cuisine permettra de réunir les générations, de transmettre des savoir-faire, de sensibiliser les enfants à l’équilibre alimentaire, de valoriser les productions issues des jardins pédagogiques du quartier et de développer les circuits courts. Elle s’inscrit également dans une démarche d’insertion avec le travail mené autour des jardins pédagogiques avec l’atelier CREACTIF.
Voilà ce que doit être un équipement public moderne : un lieu qui ne juxtapose pas simplement des services, mais qui crée du lien.
Et notre présence aux côtés d’Outreau ne s’arrête évidemment pas à cette inauguration.
Je veux notamment rappeler l’existence d’un dispositif auquel je suis particulièrement attaché : le Fonds de Solidarité Urbaine du Département.
Nous avons voulu cet outil précisément pour accompagner les communes qui comptent des quartiers prioritaires et qui doivent faire face à des besoins d’investissement importants. Son principe est simple : la solidarité territoriale ne consiste pas toujours à donner la même chose partout. Elle consiste aussi à faire davantage là où les besoins sont les plus importants.
Je veux le dire clairement aujourd’hui : Outreau peut bénéficier de ce Fonds de Solidarité Urbaine pour poursuivre ses projets et la transformation de ses quartiers. Monsieur le Maire, lorsque de nouveaux projets seront prêts, lorsque vous souhaiterez améliorer un équipement, transformer un espace ou développer de nouveaux services au bénéfice des habitants, le Département sera à vos côtés pour étudier les possibilités d’accompagnement. Parce que nous voulons que ce Fonds de Solidarité Urbaine soit avant tout un outil concret au service des communes et de leurs habitants.
Mesdames et Messieurs, ce que nous inaugurons aujourd’hui est finalement une belle illustration de ce que peut produire l’action publique lorsqu’elle part des besoins réels des habitants. Un équipement ouvert, utile, qui rassemble et qui permettra de croiser les générations, les associations et les services publics. C’est aussi un équipement qui prend toute sa place dans la transformation de ce quartier car derrière les murs, les aménagements et les financements, il ne faut jamais perdre de vue l’essentiel : ce sont les habitants qui font vivre un quartier. Notre responsabilité est de leur donner les moyens de le faire dans les meilleures conditions possibles.
C’est le sens de l’engagement du Département du Pas-de-Calais dans les quartiers prioritaires. C’est le sens de notre Fonds de Solidarité Urbaine et c’est le sens de notre présence aujourd’hui aux côtés d’Outreau. Parce que dans le Pas-de-Calais, la solidarité n’est pas seulement un principe que l’on affiche. C’est une politique que l’on met en œuvre !
Je souhaite donc une longue vie à l’Espace Philippe Dufour, beaucoup de projets, beaucoup de rencontres et surtout beaucoup de beaux moments partagés par les habitants.
Je vous remercie.
Le projet en deux mots :
24 au 30 juin 2026, le Parc Artois Expo à Saint-Laurent-Blangy deviendra la vitrine nationale des savoir-faire et de l’apprentissage à l’occasion des évaluations nationales du concours « Un des Meilleurs Apprentis de France » (MAF).
Plusieurs centaines de jeunes talents issus de toute la France et notamment du Pas-de-Calais y présenteront leurs travaux dans plus de 80 métiers.
Un événement gratuit, ouvert à tous, qui valorise la jeunesse, la formation professionnelle et l’attractivité du territoire.
Le Département accordera une aide financière de 10 000 € pour l’organisation de cet évènement (CP de septembre)
Eléments de langage possibles
L’artisanat au cœur de la vitalité des territoires !
Le Pas-de-Calais c’est 887 communes, avec des secteurs urbains mais aussi un vaste espace rural
Les artisans sont les acteurs de l’économie de proximité, de la vie quotidienne. Ils participent à la qualité de vie de nos communes : oui on cherche toujours à avoir à proximité de chez soi une boulangerie, une boucherie-charcuterie, un salon de coiffure, un garage, un fleuriste, des artisans du bâtiment pour nos travaux…
Parce que c’est une économie tournée vers les besoins du quotidien, et pas vers la finance ou la spéculation
C’est aussi un savoir-faire, transmis de génération en génération, l’art du geste, le geste juste, précis, professionnel !
La loi a prévu que le Conseil départemental ne mène plus de politique en direction du développement économique de son territoire. Nous gardons cependant avec les artisans en lien étroit, de par nos très bonnes relations avec la Chambre de Métiers et particulièrement Marie-José ORLOF qui s’occupe du le Pas-de-Calais, et aussi par une aide plus indirecte mais qui irrigue nos territoires et nos entreprises, c’est l’investissement public et les chantiers portés par le Département et les communes !
Le Pas-de-Calais mène depuis des années une politique active de soutien aux projets d’investissement aux projets d’équipement des communes et notamment dans la ruralité, chaque année environ 10 millions d’€ d’aides accordées qui génèrent plus de 40 millions d’€ de travaux HT.
Cela concerne avant tout le bâtiment, les espaces verts, et si parfois on dissocie un peu trop les secteurs « public » et « privé », l’investissement porté par les collectivités, c’est à la fois :
L’apprentissage et la transmission au cœur des enjeux de demain !
C’est très important de travailler à perpétuer la qualité du travail pour les générations futures, et nous ne pouvons que saluer les efforts entrepris par l’organisation mais surtout par les jeunes eux-mêmes qui deviennent maîtres de leur destin !
Dans une période où l’arrivée massive de l’Intelligence Artificielle brouille les repères et pose énormément de questions sur les métiers de demain, s’investir dans l’artisanat, c’est en quelque sorte s’investir dans des métiers où l’humain garde toute sa part.
Au Département nous regardons cela très attentivement également, par exemple pour le secteur de l’aide à domicile, la santé et ce qui touche aux besoins des personnes.
C’est aussi le cas pour les métiers de l’agriculture, la pêche et plus globalement l’alimentation qui sont vecteurs d’emplois d’excellence et toujours ancrés dans le réel.
Je salue les jeunes du Pas-de-Calais qui se sont investis sur les concours de sélection et celles et ceux qui vont concourir sur cet évènement d’ordre national
Le Département est fier de soutenir et s’associer à votre évènement !
Je vous remercie d’avoir choisi Arras et le Pas-de-Calais pour cette première finale nationale dans les Hauts-de-France !
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les Conseillers départementaux,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
C’est avec beaucoup de plaisir que je suis aujourd’hui parmi vous pour inaugurer cette Maison Citoyenne, un équipement qui porte particulièrement bien son nom. Car derrière les murs que nous inaugurons aujourd’hui, il y a avant tout une ambition : celle de rassembler, de créer du lien, de permettre aux habitants de se rencontrer, de partager, de construire ensemble des projets au service de leur commune.
Dans une période où les fractures peuvent parfois sembler plus nombreuses que les occasions de se retrouver, offrir un lieu comme celui-ci est un acte fort. C’est faire le choix de la proximité, de la solidarité et de la confiance dans l’engagement citoyen.
Je tiens à saluer le Maire et son équipe municipale qui ont porté ce projet avec conviction. Vous avez su imaginer un équipement moderne, fonctionnel et ouvert sur les besoins d’aujourd’hui.
Une salle polyvalente, des espaces réservés aux associations, un espace ludique, un bureau de coworking, des équipements adaptés aux pratiques sportives et culturelles… Rien n’a été laissé au hasard pour faire de cette Maison Citoyenne un véritable cœur de vie pour Équihen-Plage.
Au Département du Pas-de-Calais, nous croyons profondément que ce sont ces équipements de proximité qui font la qualité de vie d’un territoire. Ils permettent aux associations de grandir, aux bénévoles de s’investir, aux habitants de tisser des liens et aux plus jeunes comme aux plus âgés de trouver leur place. C’est précisément la vocation du Fonds Départemental de Solidarité Urbaine. Lorsque nous avons décidé d’accompagner cette opération à hauteur de 250 000 euros, nous n’avons pas simplement financé un bâtiment. Nous avons choisi d’investir dans le vivre-ensemble. Parce que chaque euro investi dans un équipement qui rapproche les habitants est un investissement utile. Un investissement qui produit de la cohésion sociale, de la confiance et de l’attractivité. Mais cette Maison Citoyenne regarde également vers l’avenir. Vous avez fait le choix d’une construction exemplaire sur le plan environnemental. Isolation performante, pompe à chaleur, panneaux photovoltaïques, récupération des eaux pluviales, autoconsommation énergétique, suivi en temps réel des consommations… autant de choix qui démontrent qu’il est possible de concilier transition écologique et maîtrise des dépenses publiques. C’est exactement la philosophie que nous défendons au Département : accompagner les communes dans des projets durables, responsables et économes. Et ce n’est pas la première fois que nous avançons ensemble.
Ces dernières années, nous avons accompagné le développement du camping municipal de La Falaise, sa modernisation, son extension, puis plus récemment la réhabilitation de l’aire de camping-cars. Parce qu’investir dans le tourisme, c’est aussi soutenir l’économie locale, les commerces, les emplois et l’attractivité de notre littoral.
Nous accompagnons également la jeunesse à travers le dispositif Sac Ados, qui permet à de nombreux jeunes de vivre leurs premiers départs en autonomie dans d’excellentes conditions. Notre présence auprès des communes ne se limite pas aux financements. Grâce à Ingénierie62, nous sommes aussi aux côtés des élus pour les conseiller, préparer les projets, imaginer les solutions les plus adaptées aux réalités locales.
C’est cela, le Département : un partenaire fidèle, disponible et concret.
Monsieur le Maire, vous m’avez récemment fait part de vos préoccupations concernant la salle de sport voisine. Je connais l’importance de cet équipement pour les nombreux clubs, les scolaires et les manifestations sportives qui y sont organisées. Nous regarderons naturellement ce dossier avec toute l’attention qu’il mérite, comme nous le faisons chaque fois qu’un projet répond à un véritable besoin du territoire.
Parce que notre responsabilité est d’accompagner les communes, particulièrement lorsqu’elles portent des projets utiles à leurs habitants.
Mesdames et Messieurs, cette Maison Citoyenne n’appartiendra réellement ni au Département ni à la commune. Elle appartiendra à celles et ceux qui vont lui donner vie : les bénévoles, les associations, les familles, les jeunes, les sportifs, les habitants d’Équihen-Plage. Ce sont eux qui, chaque jour, feront de ce bâtiment un lieu vivant, accueillant et utile. Je forme le vœu que cette Maison Citoyenne devienne un lieu où l’on échange, où l’on apprend, où l’on s’entraide, où l’on construit des projets communs. Un lieu où l’on fait vivre cette valeur qui est au cœur de l’identité du Pas-de-Calais : la solidarité.
Je vous remercie, souhaite une longue vie à cette belle Maison Citoyenne et adresse toutes mes félicitations à celles et ceux qui ont contribué à sa réalisation. Vive Équihen-Plage !
« Terres en Fêtes » c’est en quelque sorte le Salon de l’Agriculture du Pas-de-Calais !
L’agriculture, c’est l’alimentation, locale, durable et de qualité !
’est plus facile quand équipes de cuisine et achat « tirent dans le même sens », mais il faut savoir que le Département n’a pas la compétence sur l’ensemble des personnels de la chaîne de décision
L’agriculture c’est aussi la structuration des paysages de nos campagnes
Trop longtemps il a été plus facile et rapide d’aménager sur terres agricoles puisque le terrain était « vierge » en quelque sorte et ne nécessitait pas de remise en état.
C’est le sens de l’histoire que de privilégier au maximum les requalifications pour que chacun puisse continuer à vivre et travailler sans rogner systématiquement sur le parcellaire !
Au Département, nous sommes également en train de regarder comment donner un coup de main sur le sujet des compensations foncières à partir des espaces naturels sensibles départementaux et préserver la terre agricole
L’agriculture, ce sont aussi des métiers, des emplois d’avenir pour nos jeunes, avec ce lien unique à la terre, au vivant et notamment nos éleveurs !
La France a vécu des épisodes assez dramatiques en début d’année sur ce sujet de la santé animale : comme dans bien des sujets, il est essentiel de continuer à soutenir le préventif plutôt que le curatif !
Le préventif a cette difficulté : c’est qu’il ne se voit pas !
Ce n’est pas un objet de communication, or, la preuve que le boulot est fait est bien fait, c’est qu’il ne se passe rien ! chacun doit avoir cela à l’esprit dans les prises de décisions sur ces sujets, protéger la santé animale c’est aussi protéger la santé humaine, et le Département prend toute sa part !
Le Département est présent sur le salon et au quotidien sur le terrain !
(saluer le cas échéant les élus CD62 présents)
Bon salon à toutes et à tous !
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’Éducation nationale,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Mesdames et Messieurs les parents d’élèves,
Chers enfants,
Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui à Beuvry pour inaugurer cette nouvelle salle multi-activités Catherine Gueguen ainsi que la frise participative réalisée avec les enfants et les familles de l’école Simone Veil.
Cette inauguration est un moment important pour votre commune, mais aussi pour le Département du Pas-de-Calais. Car derrière ce bâtiment, derrière ces aménagements, il y a une conviction forte : celle que l’école doit rester un lieu d’égalité, d’épanouissement et d’avenir pour tous les enfants, quels que soient leur quartier ou leur parcours.
Le Département a souhaité accompagner ce projet à hauteur de 250 000 euros au titre du Fonds Départemental de Solidarité Urbaine. Nous l’avons fait parce que ce projet répond pleinement aux priorités que nous défendons : améliorer le quotidien des habitants, soutenir les communes qui investissent et ne jamais renoncer à l’ambition pour nos quartiers populaires. Car il faut le dire clairement : les quartiers prioritaires de la politique de la ville ne doivent jamais être regardés comme des territoires à part. Ils doivent être considérés comme des territoires d’avenir. Et cela suppose une présence forte des services publics et des collectivités.
Le Département du Pas-de-Calais assume pleinement cet engagement. Nous investissons dans les collèges, dans les équipements publics, dans les espaces de vie, dans les associations, dans l’accompagnement social, dans la culture, dans le sport, dans la réussite éducative. Parce que derrière chaque investissement, il y a toujours la même volonté : donner à chacun les mêmes chances de réussir et de trouver sa place.
Nous savons aussi qu’un bâtiment scolaire de qualité change beaucoup de choses dans la vie d’un quartier. Cela améliore les conditions d’apprentissage des enfants, cela facilite le travail des enseignants, cela rassure les familles et cela participe à la fierté des habitants. Quand une collectivité investit dans une école, elle envoie un message fort : celui de la confiance dans l’avenir.
Ici, à Beuvry, cette opération traduit exactement cet état d’esprit. La fusion des écoles Albert Camus et George Sand n’a pas été pensée comme un simple regroupement administratif. Elle a été l’occasion de construire un projet éducatif plus cohérent, plus moderne et plus adapté aux besoins des enfants et des équipes pédagogiques.
Les anciens préfabriqués vétustes laissent aujourd’hui place à un bâtiment durable, conçu en ossature bois, mieux isolé, plus confortable, plus respectueux de l’environnement et surtout mieux adapté aux usages pédagogiques d’aujourd’hui.
Je veux également souligner l’attention portée à l’inclusion. La salle de motricité mise à disposition des élèves des dispositifs ULIS et UEE montre que cette école veut accueillir chaque enfant dans les meilleures conditions possibles. C’est une vision profondément humaine et républicaine de l’école.
Je veux aussi saluer la dimension environnementale du projet. La désimperméabilisation des sols, la création d’îlots de fraîcheur, les plantations d’arbres et de haies, la gestion des eaux pluviales par infiltration : ce sont des choix responsables, utiles et concrets pour préparer l’avenir.
Je souhaite également remercier chaleureusement Emmanuelle Leveugle, conseillère départementale et adjointe à la commune de Beuvry, pour son investissement constant dans ce dossier. Son engagement, sa connaissance du terrain et son implication aux côtés des habitants et des équipes municipales ont contribué à faire avancer ce projet important pour les enfants et les familles de Beuvry.
Enfin, je veux féliciter tous ceux qui ont contribué à cette réalisation : les élus municipaux, les services de la commune, les équipes éducatives, les architectes, les entreprises, les associations et bien sûr les parents d’élèves. La frise participative inaugurée aujourd’hui illustre parfaitement cet esprit collectif. Elle rappelle que l’école n’est pas seulement un lieu d’enseignement. C’est aussi un lieu de vie, de création, de partage et de citoyenneté.
Le Département du Pas-de-Calais restera aux côtés des communes qui portent des projets utiles à leurs habitants et particulièrement à leur jeunesse. Parce qu’investir dans l’éducation et dans les quartiers populaires, ce n’est jamais une dépense parmi d’autres : c’est un choix politique fort, un choix de solidarité et un choix d’avenir.
Je souhaite à tous les enfants de cette école de grandir, d’apprendre et de s’épanouir pleinement dans ces nouveaux espaces.
Je vous remercie.
Monsieur le Directeur de Sciences Po Lille,
Mesdames et Messieurs les membres des jurys,
Chers collègues, Chère Anouck Breton
Mesdames et Messieurs les chefs d’établissement,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Chers étudiantes et étudiants tuteurs,
Et surtout, chers collégiennes et collégiens,
Bonjour,
Je suis Sébastien Chochois, Président de la commission « Education Culture, Sport et Citoyenneté » et Conseiller départemental du canton d’Outreau. C’est toujours un immense plaisir de participer à cette journée de soutenance. Je vous prie de bien vouloir excuser Blandine Drain, Vice-présidence du Conseil départemental en charge des collèges et des politiques éducatives.
Avant de commencer cette journée, j’aimerais partager avec vous une citation de Nelson Mandela « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse. »
Je crois qu’elle correspond parfaitement à ce que beaucoup d’entre vous ressentent aujourd’hui.
Parce que oui, prendre la parole devant un jury, devant des universitaires, devant des professeurs que l’on ne connaît pas, cela peut impressionner. Il est normal d’être stressé, d’avoir le trac, de se demander si l’on sera à la hauteur. Mais si vous êtes ici aujourd’hui, ce n’est pas par hasard.
Vous êtes ici parce que vous avez travaillé pendant plusieurs mois.
Parce que vous vous êtes engagés dans un projet exigeant.
Parce que vous avez accepté de sortir de votre zone de confort.
Et surtout parce que vous avez déjà prouvé que vous étiez capables de relever ce défi.
Cette journée n’est pas là pour vous piéger. Elle est là pour vous permettre de montrer ce que vous avez appris, ce que vous avez construit ensemble, et de prendre confiance en vous.
Depuis 2010, le Département du Pas-de-Calais soutient avec conviction le Programme d’Études Intégrées porté par Sciences Po Lille. Ce partenariat repose sur une idée simple mais essentielle, aucun jeune ne doit renoncer à ses ambitions parce qu’il pense que certaines études ou certaines écoles ne sont “pas faites pour elle ou pour lui”. Le talent existe partout. Encore faut-il donner à chacun la possibilité de le révéler.
C’est tout le sens de ce programme, qui permet à des collégiens de découvrir de nouvelles méthodes de travail, de développer leur esprit critique, d’apprendre à argumenter, à travailler en équipe et à prendre la parole en public.
Aujourd’hui, vous êtes 134 collégiens à participer à cette soutenance, accompagnés par vos professeurs, vos chefs d’établissement et les étudiants tuteurs de Sciences Po Lille, que je remercie chaleureusement pour leur engagement à vos côtés.
Je veux également saluer les enseignants et les équipes éducatives des 15 collèges participants, répartis sur l’ensemble du territoire du Pas-de-Calais. Leur accompagnement tout au long de l’année a été essentiel.
Le thème choisi cette année vous invitait à réfléchir à une question majeure :
« Quel projet proposer pour répondre au changement global et agir à notre mesure en tant que citoyens et citoyennes ? »
À travers vos projets, vous avez montré votre créativité, votre sens des responsabilités et votre capacité à vous emparer des grands enjeux de notre société, la transition écologique, les mobilités durables, la protection de l’environnement et l’engagement citoyen.
Mais au-delà des sujets que vous allez présenter aujourd’hui, il y a quelque chose d’encore plus important. C’est la confiance que vous allez gagner en vous-mêmes. Car cette journée marque souvent une étape. Le moment où l’on découvre que l’on est capable de parler devant un public.
Capable de défendre ses idées. Capable d’oser. Et parfois, capable aussi de se dire : “Pourquoi pas moi ?”
Le Département du Pas-de-Calais est fier de soutenir cette belle ambition d’égalité des chances aux côtés de Sciences Po Lille, afin d’ouvrir les horizons, de révéler des talents et de permettre à chaque jeune de croire en son avenir.
Alors aujourd’hui, ne cherchez pas à être parfaits. Soyez simplement fiers du chemin parcouru.
Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle journée de soutenance, de beaux échanges avec les jurys, et surtout beaucoup de confiance en vous.
Merci, je vous retrouve tout à l’heure pour la remise des prix.
Ouverture par Jean-Claude LEROY
Président du Département du Pas-de-Calais
Mesdames, Messieurs,
C’est avec grand plaisir que je vous accueille ici au sein de notre hémicycle départemental pour cette table ronde consacrée à la laïcité.
Vous accueillir ici a une forme d’évidence.
Une première évidence déjà quand cet Hôtel du Département se trouve dans la rue Ferdinand Buisson. En plus d’être le cofondateur de la Ligue des droits de l’Homme et d’avoir été le Président de la Ligue de l’Enseignement, Ferdinand BUISSON est une grande conscience laïque de notre République.
Il est donc difficile de trouver une adresse plus appropriée pour vos travaux !
Mais, au-delà de l’anecdote, c’est toujours un plaisir d’accueillir les évènements organisés par la Ligue de l’Enseignement, et son Président Ludovic IDZIAK, parce que nous sommes de véritables partenaires.
Vous le savez sans doute mais le Pas-de-Calais est le seul Département des Hauts-de-France à accompagner financement les mouvements et associations d’Education Populaire ; C’est un véritable choix politique.
Par ce partenariat avec la Ligue, avec les Francas, l’AAE 62 ou les Foyers Ruraux, nous renforçons l’accompagnement des jeunes qui veulent s’engager et facilitons le quotidien de centaines de bénévoles associatifs.
Mais si nous tenons tant à ce partenariat c’est surtout parce que nous croyons à la pertinence de la démarche d’Education Populaire.
Une démarche qui se veut émancipatrice et qui permet, par l’Education, de lutter contre toutes les formes d’obscurantismes.
Alors vous serez toujours les bienvenus dans cette enceinte démocratique pour provoquer le débat et pour éclairer nos réflexions.
L’autre évidence tient au sujet de votre table ronde et à votre engagement pour la laïcité.
S’il y a bien un concept que tout le monde connait mais que personne ne sait expliquer simplement c’est bien celui de la laïcité ! Alors aucun temps d’explication ou de ré-explication n’est inutile.
Je me garderai bien ici d’en donner une définition mais peut-être puis-je vous dire pourquoi je suis très attaché à la laïcité.
Un attachement à ce qu’est l’héritage de Jean Jaurès et à la loi de 1905 qui ne peut pas être qu’une simple tolérance mais contient une véritable dimension d’égalité. C’est d’ailleurs la laïcité qui a permis d’instaurer l’ascenseur social ; Les enfants des familles les plus modestes recevant alors la même instruction et le même enseignement que celui des familles les plus aisés.
Une laïcité porteuse de progrès et d’émancipation aussi dans une véritable vision de la société. « Laïcité et démocratie sont deux termes identiques », disait d’ailleurs Jaurès dans son discours de castres.
Mais cette vision de la laïcité n’est pas toujours partagée et certains militent même pour une adaptation de la loi de 1905, au nom « d’accordements raisonnables » ou d’ouverture.
Personnellement j’ai plutôt tendance à penser comme Elisabeth BADINTER qui disait qu’à « chaque fois que l’on fait passer nos différences avant nos ressemblances, on met le doigt sur un processus d’affrontement ».
D’autres ont fait le choix d’instrumentaliser la loi de 1905 pour mieux stigmatiser, pour mieux discriminer. Or la laïcité ne saurait être un outil de division.
La grande leçon de la République démocratique et laïque dans laquelle nous évoluons c’est que l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers ; C’est aussi que ce qui confine à la sphère privée ne peut pas prendre le pas sur ce qui concerne le plus grand nombre, toujours au nom de l’intérêt général et du respect de chacun.
Etre attaché à la laïcité n’a rien contre les religions, nous le savons tous ici. C’est en réalité tout l’inverse parce qu’elle nous garantit un espace de liberté, d’égalité et de fraternité.
Mais comme le disais récemment Richard MALKA, « nous n’avons pas su transmettre le goût de la laïcité ». Nous devons collectivement reconnaître cet écueil.
Alors je vais écouter avec grand intérêt vos travaux et je suis persuadé que nous sortirons d’ici beaucoup mieux armé pour faire ce travail d’explication sur la laïcité, notamment auprès des plus générations. Un travail nécessaire, un travail indispensable dans une République plus apaisée.
Pour ouvrir cette séance je vais vous demander de vous lever afin que nous puissions rendre hommage à Mathieu CORNU, jeune sapeur-pompier de la caserne de Marquise.
C’est effectivement avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Mathieu CORNU alors qu’il s’était arrêté pour porter spontanément secours aux victimes d’un carambolage sur l’Autoroute A16, entre Calais et Boulogne-sur-Mer.
Mathieu avait fait du soutien aux autres le fil conducteur de sa vie. Engagé comme jeune sapeur-pompier à 14 ans au centre de secours de Marquise, il a confirmé cet engagement en devenant sapeur- pompier volontaire dans ce centre qui l’a vu grandir. Il est l’incarnation de ce qu’il y a de meilleur dans la République.
Ce matin du 24 novembre, Mathieu avait pris la route pour aller prendre sa garde… Une route qui s’est tragiquement arrêtée.
A sa famille, à ses proches, à la corporation des sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais nous réitérons nos plus sincères condoléances.
(instant de silence)
Mesdames, Messieurs,
Nous ouvrons donc cette séance plénière qui sera dense et rythmée.
Nous commencerons tout d’abord par la présentation du livre blanc « Jeunesse et Handicap » qui s’est notamment nourri d’une rencontre au Parc Départemental d’Olhain particulièrement intéressante.
Je tiens d’ailleurs à remercier l’ensemble de nos vice-Présidentes et Vice-Présidents ainsi que les services départementaux pour cette manière désormais largement développée de travailler en transversalité.
Ce travail en transversalité a par exemple été développé dans nos collèges sous l’angle « Culture et Education » et il y a quelques jours, c’est un temps d’échange sur le logement et les jeunes qui a été organisé au sein de cet hémicycle. C’est donc bien en croisant nos politiques publiques que nous pouvons apporter les réponses les plus pertinentes. Parce que les problèmes et les difficultés rentrent rarement dans une seule case.
C’est d’ailleurs la méthode que nous avons adoptée depuis plusieurs années au sujet de l’insertion. Comment pourrions-nous favoriser durablement l’emploi si nous ne réglons pas les problèmes de santé, les problèmes de transport ou les problèmes de garde d’enfants ?!
Et puisque le Premier Ministre, Sébastien LECORNU, a souhaité consulter les Présidents des Conseils départementaux sur un nouvel acte de décentralisation, c’est un des points sur lesquels j’ai souhaité insister.
Rien ne serait pire que de cantonner les Départements à n’être qu’une collectivité de l’aide sociale, sans action globale et spécifique, sans nous permettre en parallèle de lever des freins.
Nous savons parfaitement ce qu’il faut faire pour que cela fonctionne ! Vous en avez d’ailleurs de multiples exemples dans ce document marquant un point d’étape de notre Projet de mandat.
Ce document montre combien nous avons agi, modifié, innové, travaillé pour que la population du Pas-de-Calais et nos partenaires puissent obtenir des solutions concrètes et souvent novatrices.
Tout à l’heure, plusieurs de nos partenaires viendront nous dire comment ils ont vécu certaines de ces nouvelles procédures développées dans ce projet de mandat. Ce sont des témoignages précieux pour pouvoir faire évoluer notre action et la réinventer au besoin.
Parce qu’effectivement, nous n’avons certainement pas besoin d’une énième réforme territoriale qui vienne nous dire ce que nous devons faire, ni comment nous devons le faire. La seule question utile c’est de savoir de quels moyens pérennes allons-nous disposer pour mener à bien notre action !
Je ne prendrai qu’un seul exemple pour illustrer mon propos avec notre compétence sur l’enfance à protéger.
Nous sommes tous capables de faire des constats et de mettre en lumière des difficultés.
Oui il y a des enfants déstructurés, parfois violents, souvent perdus dans leur évolution, en proie à de nombreuses dérives.
Oui il y a des fragilités multiples avec des réponses parfois inadaptées.
Oui il y a une difficulté majeure de recrutement aussi bien dans les structures d’hébergement que l’accueil à domicile.
Mais pensez-vous un seul instant que c’est en recréant la DDASS d’antan que les problèmes vont se régler ?
Pensez-vous que c’est en atomisant la psychiatrie dans notre pays que nous trouverons des solutions d’accompagnement ?
Pensez-vous que c’est en pointant continuellement et uniquement les problèmes que le métier d’éducateur sera valorisé et que nous trouverons de nouvelles familles d’accueil ?
Parce que oui il y a aussi de très belles réussites et surtout un véritable engagement de tous qui mériterait un minimum d’éclairage.
En 2025, nous consacrons 345 millions d’euros à la protection de l’Enfance ; c’est 20 millions d’euros de plus que l’année dernière où il y avait déjà eu 15,5 millions d’euros de plus que l’année d’avant.
C’est un engagement conséquent de plus de 100 M€ sur 4 ans pour pouvoir gérer le quotidien de ces 7 000 enfants.
Mais ce qu’il nous manque ce sont des financements pérennes de la part de l’Etat pour ouvrir des solutions d’accueil nouvelles comme celles que nous avons commencé à développer. Il est indispensable de pouvoir traiter l’urgence quand tombe une décision de justice ; Indispensable aussi de pouvoir créer les conditions de l’évaluation avant d’orienter ces jeunes. Indispensable enfin d’avoir des solutions aux doubles vulnérabilités quand le handicap vient se mêler aux difficultés sociales.
La République prend un véritable risque en ne traitant pas cette problématique à la hauteur des besoins et il est de notre responsabilité à tous de ne pas toujours souffler sur les braises.
Ce travail sur l’enfance à protéger ne pourra pas non plus se faire sans un développement plus important de la prévention dans notre pays ; C’est la seule issue si nous ne voulons pas alimenter continuellement ce puits sans fond du curatif.
A cet égard, je voudrais rappeler que nous fêtons cette année les 85 ans de la PMI et c’est l’occasion de rendre hommage à tous ces professionnels qui dépistent les problèmes dès le plus jeune âge ; l’occasion de rappeler aussi que ce que nous faisons pour l’éducation dans les collèges, les écoles maternelles, dans nos Maisons des Ados, dans les MDS avec nos travailleurs sociaux…
C’est là que doit se faire la différence, en repérant, en accompagnant et en corrigeant dès le plus jeune âge.
C’est en tout cas l’option que nous avons prise ici avec un engagement plus important qu’ailleurs, comme me l’ont récemment confirmé des responsables de la Banque Postale.
Dans cette étude sur les Départements de plus d’un million d’habitants qui nous a été présentée, le Pas-de-Calais apparaît clairement comme un de ceux faisant le plus sur le volet éducatif des collèges.
C’est aussi le même constat concernant le Service Départemental d’Incendie et de Secours avec un financement constamment en hausse quand les autres baissent. Si en moyenne le financement du SDIS est de 48 € par habitant, dans le Pas-de-Calais il est de 61 €.
Cet engagement de notre collectivité est bien évidemment une question de choix politiques assumés.
Je ne parle pas des choix faciles qui voudraient que l’on fasse toujours mieux avec toujours moins. Je parle de choix éclairés et de choix partagés.
Faire des choix éclairés suppose que nous connaissions parfaitement la situation face à laquelle nous devons agir.
Tout à l’heure, nous recevrons Nathalie DELATTRE et Olivier PUCHER de l’INSEE des Hauts-de-France. Ils nous présenteront un panorama de ce que devrait être la démographie dans le Pas-de-Calais pour les années à venir. Ce sont des données essentielles pour que nous puissions adapter nos actions pour l’enfance, pour les collégiens, pour les familles et pour les personnes âgées.
Il y a là de véritables défis à relever, nous le savons bien.
Mardi dernier, la Cour des Comptes a d’ailleurs rendu un rapport particulièrement intéressant, que je vous engage à lire, sur les conséquences de la baisse de la natalité et du vieillissement de la population sur les finances publiques. Vous imaginez bien que les besoins vont être considérables !
Et ce sont ces questions-là qu’il serait bon de voir abordées à l’Assemblée Nationale, dans un climat apaisé et propice aux projections, pour pouvoir avancer sur les ressources à trouver.
Et cela ne veut d’ailleurs pas forcément dire une fiscalité toujours plus lourde pour les classes moyennes mais de vrais choix à opérer, beaucoup plus égalitaires.
L’INSEE ne dit pas autre chose dans une nouvelle fois une étude de l’INSEE de la semaine dernière indiquant que près de la moitié de la rentrée d’argent des 40 000 foyers les plus favorisés de notre pays provient des placements financiers, des dividendes et des intérêts des contrats d’assurance vie.
C’est donc bien la part de la rente qui ne cesse de progresser dans notre pays au détriment de l’appareil productif et des salaires.
Il y a là de quoi nourrir une réflexion et surtout remettre de l’égalité au profit des plus en difficulté et des classes moyennes.
Dans la mesure où cela impacte nos recettes, nous sommes tout à fait légitimes pour prendre position et nous aurons toute latitude à le faire lors de notre Débat d’Orientation Budgétaire au début de l’année.
Mesdames, Messieurs les Parlementaires,
Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux, chers collègues,
Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,
Monsieur le Directeur départemental, Mon Colonel (ou son représentant)
Messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames, Messieurs les Officiers, Sous-Officiers, Caporaux et Sapeurs,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,
Mesdames et Messieurs,
C’est toujours un moment particulier d’assister à la Sainte-Barbe, ce rendez-vous annuel qui incarne à la fois la tradition, la cohésion et la reconnaissance.
Reconnaissance d’un engagement qui ne faiblit jamais, d’une solidarité qui ne s’éteint pas et d’un esprit de service public qui mérite l’admiration de tous.
Pour commencer, permettez-moi tout d’abord d’excuser « le Président du Conseil départemental et le Président du Conseil d’Administration du SDIS du Pas-de-Calais » qui n’ont pas pu se joindre à nous et que j’ai l’honneur de représenter aujourd’hui.
Je souhaite, avant de poursuivre, remercier « les élus locaux et les parlementaires » pour leur présence et aussi saluer chaleureusement l’ensemble des sapeurs-pompiers du centre d’incendie et de secours de «XXXXXXXXX », pour leur disponibilité, leur professionnalisme et leur dévouement quotidien au service des habitants du Pas-de-Calais.
La Sainte-Barbe n’est pas seulement une fête ; C’est un moment de recueillement, de reconnaissance et de gratitude.
Elle nous rappelle que derrière chaque intervention, chaque sirène, chaque uniforme, il y a des femmes et des hommes profondément attachés à la vie des autres, prêts à se mobiliser à tout instant pour secourir, protéger et sauver.
Dans le Pas-de-Calais, ces valeurs de fraternité et de service public sont profondément ancrées. Elles s’expriment à travers votre engagement quotidien, parfois au péril de votre vie, toujours avec le même sens du devoir. En ce moment solennel, j’ai une pensée émue et particulière pour nos sapeurs-pompiers qui ont été blessés cette année dans l’accomplissement de leur devoir. Mes pensées vont aussi à tous les sapeurs-pompiers de notre pays, blessés ou décédés en service.
Une pensée évidemment toute particulière et émue pour ce jeune sapeur-pompier volontaire du Centre d’Incendie et de Secours de Marquise qui a perdu la vie, le 24 novembre dernier, alors qu’il s’était arrêté pour porter assistance après de multiples accidents sur l’Autoroute A16, non loin de Boulogne-sur-Mer. A sa famille, à ses proches, à ses collègues nous réitérons nos plus sincères condoléances.
Notre département a connu, ces dernières années, des épreuves difficiles : inondations, tempêtes, et autres évènements climatiques d’ampleur exceptionnelle. Parce que le dérèglement climatique est là et il faut bien y faire face. À chaque fois, vous avez répondu présents.
Grâce à votre professionnalisme, à votre courage et à votre sang-froid, des vies ont été sauvées, des biens préservés et des drames atténués.
Votre engagement prend tout son sens dans un département comme le nôtre, marqué par son histoire, par ses paysages contrastés et par sa densité humaine.
Qu’il s’agisse du littoral, des collines de l’Artois ou encore du bassin minier, partout, les habitants savent qu’en cas de détresse, les sapeurs-pompiers seront là.
C’est pour cette raison que le Conseil départemental, aux côtés de l’État, des intercommunalités et des communes, continue d’investir dans les équipements, les formations et les infrastructures nécessaires à votre mission.
Car la sécurité de nos concitoyens n’a pas de prix.
L’année 2025 marque un tournant important, avec l’arrivée du nouveau directeur, la réorganisation des services, l’affirmation d’une nouvelle identité graphique et surtout l’avancement ou la concrétisation des projets infrastructures. Ainsi, nous avons eu le plaisir :
Pour 2026, de nombreux projets de construction ou de rénovation sont d’ores et déjà programmés : la construction du Centre d’Incendie et de Secours de Frévent, les travaux du CTA-CODIS, ainsi que des travaux de remise aux normes environnementales et réglementaires de bâtiments existants, afin de garantir sécurité, performance énergétique et conformité aux exigences actuelles.
Parallèlement, notre engagement s’illustre également par un investissement pérenne dans les équipements et matériels roulants. Il s’agit d’assurer la sécurité optimale de nos sapeurs-pompiers et garantir la meilleure protection possible de la population Pas-de-Calaisienne, tout en nous préparant aux défis futurs.
C’est pourquoi, cette année, le SDIS du Pas-de-Calais, avec la participation du Conseil départemental, de l’Etat, de l’Agence de l’eau et de la Région, a acquis des pompes de grande capacité, parfaitement adaptées aux risques croissants de notre territoire.
Autant d’initiatives qui traduisent une volonté : améliorer vos conditions de travail et renforcer la sécurité de nos concitoyens.
Et parce qu’un service efficace repose d’abord sur des femmes et des hommes, le Président du Conseil départemental, avec le Président du Conseil d’Administration du SDIS, ont acté récemment le recrutement de 90 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires sur trois ans.
C’est un engagement fort, dans un contexte budgétaire contraint, mais c’est aussi un choix : celui de la sécurité et de la solidarité avant tout.
J’en profite également pour mettre en avant le rôle fondamental et la vitalité du volontariat dans notre département.
Département qui dénombre plus de 3 200 sapeurs-pompiers volontaires, dont la fidélisation et la reconnaissance restent une priorité. Je souhaite ainsi remercier toutes celles et ceux qui ont participé aux travaux des Assises du Volontariat, lesquels ont permis de réfléchir et de proposer des mesures concrètes pour mieux soutenir et valoriser nos sapeurs-pompiers volontaires.
Nous devons encore faire plus pour susciter des vocations, notamment chez nos jeunes générations, dont la passion et l’enthousiasme sont une promesse pour l’avenir.
Mais être sapeur-pompier aujourd’hui, c’est aussi affronter une réalité parfois difficile.
Celle d’interventions toujours plus complexes, celle d’une intensité opérationnelle croissante, et malheureusement parfois, celle des violences et incivilités subies en pleine mission.
Je terminerais en réaffirmant ici toute notre solidarité et notre détermination à faire en sorte que chaque agression soit sanctionnée avec la plus grande fermeté.
Aucune violence envers un sapeur-pompier ne peut être accepté.
À travers cette cérémonie de Sainte-Barbe, c’est toute une communauté qui se rassemble pour dire merci, pour partager une fierté commune et pour consolider la valeur de l’engagement au service des autres.
Au nom du Président du Conseil départemental et du Président du Conseil d’Administration du SDIS du Pas-de-Calais, je vous redis toute notre admiration, toute notre reconnaissance et tout notre soutien.
Vive la Sainte-Barbe et vive les sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais !
Monsieur le Président du conseil d’administration du SDIS,
Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux,
Mesdames, Messieurs les administrateurs du SDIS du Pas-de-Calais,
Monsieur le Président de la communauté de communes des Campagnes de l’Artois,
Monsieur le maire d’Avesnes-le-Comte,
Mesdames et messieurs les élus, chers collègues,
Monsieur le directeur départemental,
Messieurs les représentants des corps constitués,
Monsieur le chef du groupement territorial Est,
Mesdames et messieurs les officiers, sous-officiers, caporaux et sapeurs,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,
Je tiens tout d’abord à remercier Monsieur le Président du conseil d’administration du SDIS, Raymond Gaquere, pour son implication au quotidien afin de vous offrir les meilleures conditions d’exercice de vos missions au service des habitants du Pas-de-Calais. Avec son accord, je m’exprimerai en nos deux noms.
C’est toujours une grande joie pour moi d’assister à la naissance d’un équipement public, cela l’est encore plus aujourd’hui avec l’inauguration de l’extension du Centre d’Incendie et de Secours d’Avesnes-le-Comte.
Un équipement de secours, au-delà de sa vocation technique et professionnelle, est, au même titre qu’une gendarmerie, un commissariat ou une trésorerie, un symbole de la présence de la République sur les territoires.
Cette inauguration symbolise la volonté de faire coïncider la modernité des moyens des sapeurs-pompiers avec l’exemplarité des actions qu’ils mènent chaque jour. Les conditions de vie et de travail des sapeurs-pompiers doivent être à la hauteur de leur engagement au service de nos concitoyens.
Dans ce département qui a été fortement impacté par les inondations de 2023 et 2024, nous avons besoin de repenser nos dispositifs et nos modes d’intervention. C’est la raison pour laquelle nous avons acquis, avec le concours de l’État et de l’Europe, des pompes de très grandes capacités. Les sapeurs-pompiers se forment actuellement au maniement de ces nouveaux équipements qui seront stationnés dans différentes casernes du département afin de permettre une intervention optimale.
Dans cette perspective, l’amélioration des équipements et installations est une exigence d’efficacité autant qu’une marque de reconnaissance.
C’est bien ce que nos concitoyens attendent des pouvoirs publics : leur garantir la sécurité en tout point du territoire. C’est ce que nous faisons aujourd’hui à Avesnes-le-Comte, dont je salue le Maire, Sébastien Bertout, dans une communauté de communes rurale, tout comme à Hucqueliers il y a quelques semaines où nous avons procédé à la pose de la première pierre de l’extension, et c’est ce que nous avons fait très récemment à Boulogne-sur-Mer dans le monde urbain. Car, dans le département du Pas-de-Calais, que ce soit en matière d’éducation avec les collèges ou de sécurité avec les sapeurs-pompiers, il n’y a pas de territoire oublié.
Le CIS d’Avesnes-le-Comte est un centre composé majoritairement de sapeurs-pompiers volontaires. À l’heure où le volontariat est au cœur des débats nationaux de la sécurité civile, il est essentiel de reconnaître et de fidéliser nos sapeurs-pompiers volontaires.
Préserver le modèle français du volontariat constitue un enjeu majeur : en France, les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des effectifs.
La fidélisation et la reconnaissance reposent notamment sur de bonnes conditions d’exercice et de vie en caserne. Ce nouveau centre sera un bel outil, offrant des espaces de formation, de convivialité et de cohésion adaptés aux besoins d’aujourd’hui. Implanté au cœur des Campagnes de l’Artois, ce centre moderne et ouvert préservera et encouragera l’engagement citoyen.
Cet investissement symbolise l’attachement des élus et des autorités au maillage territorial de proximité, indispensable en zones rurales pour garantir une capacité d’intervention rapide. Il renforce aussi la vitalité du volontariat et le sentiment d’appartenance à la grande famille des sapeurs-pompiers.
Alors, évidemment, la question budgétaire est au cœur des débats, et il est normal que chacun puisse prendre sa part dans la nécessaire réduction des déficits publics. C’est une question de responsabilité.
Mais chacun doit aussi comprendre que les sapeurs-pompiers, au même titre que les forces de l’ordre ou l’école, c’est la République en acte dans les territoires.
C’est la raison pour laquelle, dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, le Département a souhaité maintenir l’effort pour les sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais à hauteur de 85 millions d’euros dans ce budget 2025. C’est un équilibre difficile à obtenir.
C’est la raison pour laquelle, aussi, nous avons décidé de procéder au recrutement de 90 sapeurs-pompiers professionnels sur 3 ans afin de répondre à l’objectif du document opérationnel.
En matière de sécurité, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui trouvent les solutions pour la vivre, sans bruit mais avec responsabilité.
Mesdames, messieurs, en votre présence, je me permets de rendre hommage à l’ensemble des sapeurs-pompiers pour leur dévouement auprès de la population, mais aussi, on les oublie parfois, aux personnels administratifs et techniques des services de secours dont l’engagement garantit le fonctionnement opérationnel des unités. Comme moi, nos concitoyens savent combien vous êtes fiers de votre engagement et combien vous êtes soucieux de l’intérêt public. Ils admirent votre courage, votre désintéressement et votre esprit de sacrifice.
Votre exigeante devise, “courage et dévouement”, nous rappelle vos valeurs autant qu’elle vous honore.
Je vous remercie pour votre attention.
ELEMENTS DE LANGAGE
Mesdames, Messieurs,
Je suis honorée de représenter ce jour le Président du Conseil Départemental Jean Claude Leroy.
En qualité de Vice-Présidente, Enfance Famille et Protection Maternelle et Infantile, je suis très contente d’être parmi vous ce soir, et de prendre la parole avant la présentation de cette pièce de théâtre qui traite de manière très sincère et originale, la parentalité. Thématique qui me tient à cœur.
La prévention est une de nos priorités et relève de la compétence des départements. Elle s’inscrit dans les missions de la Protection de l’Enfance.
Je tiens à remercier « Avenir des Cités » Service de Prévention Spécialisée qui est un acteur incontournable pour ce travail de prévention.
Merci au groupe de mamans auteures qui sont de retour avec un second livre qui s’intitule Fête des Gosses 2.
Les enfants de Madame H sont devenus des ados avec leurs problématiques : crise d’ado, puberté, sexualité, bêtises, réseaux sociaux, chagrins d’amour… Mais il y a aussi la crise de la quarantaine de la maman : suis-je encore dans le coup ? Quel est mon avenir ?
Merci à la compagnie « la belle histoire » qui poursuit leur apprentissage de la scène et de la mise en scène.
Comme pour le premier volet, ces mamans sont aussi accompagnées par le service de prévention spécialisée Avenir des Cités de Harnes et l’association Colères du présent d’Arras. Le projet a été financé par la CAF du Pas-de-Calais dans le cadre des ateliers autour de la parentalité avec le soutien financier de la ville de Harnes, du bailleur SIA Habitat et du Département.
Je ne vais pas en dire plus et rester brève dans mes propos en vous souhaitant une bonne pièce à toutes et tous.
Mesdames, Messieurs,
C’est avec une grande fierté que je me tiens devant vous aujourd’hui pour représenter Jean-Claude Leroy, Président du Département, lors de cette inauguration si attendue. La réhabilitation de l’école Charles Desavary est un moment important pour notre communauté, car elle marque notre engagement envers l’éducation de nos enfants et leur bien-être.
Aujourd’hui, nous célébrons un projet ambitieux qui vise à transformer cet établissement en un lieu de vie et d’apprentissage moderne, confortable et économe en énergie. Comme nous le savons tous, l’école est bien plus qu’un simple bâtiment ; c’est un espace où nos enfants découvrent le monde, développent leurs compétences et tissent des liens précieux. Je suis convaincue que la qualité des infrastructures joue un rôle clé dans leur épanouissement.
Monsieur le Maire, votre détermination, ainsi que celle de votre équipe municipale, a permis de donner vie à cette réhabilitation. Grâce aux travaux réalisés, vous allez améliorer le confort des élèves et des enseignants tout en réduisant l’empreinte énergétique du bâtiment. Avec une économie d’énergie estimée à plus de 52 % et une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 65,5 %, ce projet est un pas significatif vers un avenir plus durable.
Les travaux réalisés, tels que l’isolation thermique des façades, le remplacement des menuiseries extérieures et la mise en place d’un éclairage intérieur LED, témoignent de votre volonté d’offrir aux enfants un cadre d’apprentissage de qualité. Chaque euro investi dans l’éducation est un investissement dans notre avenir collectif.
Je ne peux pas oublier de mentionner le soutien essentiel du Conseil Départemental, qui a accordé une subvention de 125 000 euros dans le cadre du Fonds Départemental de Solidarité Urbaine. Ce soutien, couplé à d’autres financements, démontre notre engagement commun à garantir à chaque enfant des conditions d’apprentissage optimales, quel que soit leur lieu de vie.
Je vous invite tous à vous approprier ces nouveaux espaces. Que ce soit dans les salles de classe, les sanitaires rénovés ou les espaces communs, faisons de cette école un lieu où les rires, les échanges et les apprentissages permettront de s’épanouir pleinement.
Je vous remercie de votre attention et de votre engagement quotidien au service de nos enfants et de notre communauté. Ensemble, continuons à bâtir un avenir meilleur pour tous.
Maryse Cauwet.
Proposition des points d’interventions :
Introduction du propos
Chers collégiens, cette journée est la vôtre. Le Conseil départemental du Pas-de-Calais est très attaché à votre réussite et à votre épanouissement pour lesquels il s’engage au quotidien.
Plutôt que de ne rien faire face aux problèmes environnementaux, sociaux ou économiques actuels parce que l’on se sent impuissant ou que l’on pense que la solution doit venir des autres, on peut agir avec ses compétences, à son échelle… Et même si pris isolement nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent. Et bien comme la légende du Colibri : demain, après-demain « Je le sais, mais je prends ma part. »
Ce séminaire énergie s’inscrit pleinement dans une démarche à la fois écologique, économique et socialement responsable.
Cette journée conjugue et convoque notre volonté de sobriété énergétique, de réduction de l’empreinte carbone, de valorisation du patrimoine et de l’impact social direct, en parfaite cohérence avec les orientations politiques en matière de sobriété foncière, de résilience climatique et de transition écologique adossées à ce temps d’échanges sur les bonnes pratiques d’usage pour la communauté éducative.
J’ai souhaité cette journée départementale collège et énergie pour que nous puissions prendre ensemble des temps de réflexion. Mesurer nos usages en matière de sobriété énergétique. Partager nos différentes expériences, et je pense que nos échanges seront riches et que nous trouverons des moyens d’optimiser au mieux les défis qui sont les nôtres pour une transition énergétique efficiente.
Aujourd’hui, il est évident qu’agir pour le climat passe par un changement profond de pratiques, à titre individuel bien sûr, mais surtout à titre collectif et notamment dans le champ professionnel. De tels changements requièrent de l’information pour améliorer la connaissance des phénomènes observés, une sensibilisation pour accroître la prise de conscience, de la formation pour s’adapter aux changements, bref, un accompagnement de tous.
Depuis de nombreuses années, le Département s’emploie à agir pour préserver la biodiversité, encourager les mobilités douces et une alimentation durable, diminuer ses consommations d’énergie…
Tendre vers une gestion optimisée et respectueuse de l’environnement. Agir sur le climat passe par un changement profond des pratiques, à titre individuel et surtout collectif. La sobriété est au cœur de la gestion des collèges, tant sur le plan énergétique que dans l’utilisation des ressources. Il s’agit de construire et de faire vivre des collèges exemplaires en matière d’écologie.
De maîtriser la consommation d’eau et d’énergie : Pour votre bonne information, nous avons réparti le nombre de collèges suivant leur consommation énergétique
Nous avons mis en application un Plan de Sobriété Numérique : Le parc numérique départemental est constitué de plus de 45 000 équipements numériques courants hors réseaux (écrans, ordinateurs portables et fixes, vidéoprojecteurs, tablettes, téléphones, réseaux), dont les 2/3 sont répartis dans les 125 collèges départementaux.
Le Département a mis la lutte contre le changement climatique au cœur de sa politique, notamment à travers l’ambition 6 du Pacte des Solidarités Territoriales qui prévoit de « prendre en compte les enjeux climatiques dans les politiques départementales », en faisant « du Département une collectivité exemplaire en faveur du climat » qui « doit agir pour lui-même en s’imposant des engagements en faveur du climat particulièrement ambitieux ».
Prendre conscience de l’impact des politiques départementales est la première marche permettant d’améliorer les pratiques et d’enclencher un cercle vertueux pour la planète. Lors des forums organisés pour les ATTEE juste avant l’été par la DEC, j’ai pu constater combien il était important de sensibiliser nos agents sur ces questions.
La limitation des effets du réchauffement climatique passe ainsi par une véritable révolution des consciences. Le Département, dans le cadre de ses politiques volontaristes auxquelles il n’a pas renoncé à la différence d’autres collectivités, contribue résolument à faire de nos collégiens de véritables éco-citoyens conscients du changement global en cours et agissant pour rendre le monde d’aujourd’hui plus habitable et notre futur plus désirable.
A travers notre partenariat éducatif, nous incitons au concept de Co-éducation au développement durable : organisation d’ateliers, de campagnes de sensibilisation avec des partenaires.
Education à la citoyenneté : développement du sens critique, de la responsabilité et de l’engagement des élèves face aux défis du monde contemporain. « Changer les comportements et répondre aux défis du développement durable » nous confions à notre partenaire Eden 62 le soin de mener une démarche pluriannuelle d’étude et de préservation de la biodiversité autour et au sein des collèges. 32 collèges sont engagés dans cette démarche pour l’année scolaire 2025/2026. C’est en connaissant mieux leur environnement que nos collégiens seront désireux d’agir pour le préserver. Il en est de même pour la sobriété énergétique, nous accompagnons le dispositif Cube(s), « des économies d’énergie dans mon collège » 9 collèges inscrits en 2025/2026. Depuis 2019 date du lancement du challenge, plus de 50 établissements du Département ont participé, réduisant en moyenne 12% d’économies dès la première année. Le challenge est un outil ludique pour mobiliser les communautés éducatives autour du développement durable. Chaque collège mobilise ses équipes pédagogiques, les élèves engagés comme les éco-délégués ou autres ainsi que le personnel départemental en charge de l’entretien des collèges et de sa maintenance.
Le programme PEI de Sciences Po nous invite également à agir pour le développement durable 2024/202. Les collégiens et collégiennes sont invités à imaginer un projet ou une proposition concrète autour de la problématique suivante : « Quel projet proposer pour répondre au changement global et agir, même modestement, en tant que citoyen ?
La proposition s’inscrira dans l’un des deux objectifs suivants :« accélérer la transition vers une « mobilité durable et intelligente » et ou « ambition zéro pollution » pour un environnement exempt de substances toxiques ».
Le Département s’engage pleinement pour un collège responsable, égalitaire et sobre. Il veille ainsi dans la conception et l’exploitation de ses collèges au respect d’objectifs :
Nous avons voté en janvier 2023 un Plan collège : « construisons ensemble le collège de demain en Pas-de-Calais pour une égalité réelle des chances » avec pour point d’entrée la résorption des collèges métalliques et comme perspective la création d’un nouvel écosystème éducatif et civique.
Cependant dans un contexte budgétaire national contraint qui est répercuté sur l’ensemble des départements de France, il nous impose de la prudence.
Nous avons donc dû décaler dans le temps des opérations votées pour sept collèges. Toutefois nous réservons une enveloppe de 18,6M€pour les travaux de première nécessité (sanitaires, Isolement par l’extérieur, mise en accessibilité… en concertation avec la communauté éducative vote en CA).
Le rapport annuel 2025 sur la situation financière des collectivités territoriales de la Cour des comptes souligne de manière claire et chiffrée la situation financière dégradée des Départements. Chaque euro dépensé pour compenser les désengagements de l’Etat est un euro en moins pour rénover un collège, entretenir une route, équiper les services de secours ou soutenir une commune rurale.
Ce sont ces missions de proximité qui sont directement menacées par la croissance des dépenses sociales imposées par l’Etat.
S’ajoute à cela l’application du décret tertiaire imposé par l’Etat sans moyens supplémentaires. Réduire progressivement la consommation énergétique des bâtiments de 40% en 2030 – 50% en 2040 – 60% en 2050. Estimation à près de 1 million d’euros.
La transition environnementale est un défi incontournable pour le collège de demain afin de faire de la sobriété énergétique un enjeu partagé par tous. Il en sera de même dans toutes les politiques départementales concernant les questions liées aux changements climatiques. Pour changer le monde, il faut repenser l’éducation afin de transmettre les bonnes conduites à nos enfants.
En menant à bien la transition énergétique, nous ne faisons pas que répondre aux contingences du présent, nous investissons et le faisons depuis longtemps pour l’avenir de tous !
Je vous remercie.
Conclusion
Remercier les services pour leur travail.
« Résoudre la crise climatique est le défi le plus important et le plus ambitieux que les Homos sapiens ont eu à affronter. La solution est pourtant si simple que même un enfant pourrait le comprendre. Il faut arrêter nos émissions de carbone. Mais que faire au juste quand il n’y a aucune volonté politique » Greta Thunberg
« Aux jeunes ne traçons pas un seul chemin, ouvrons leurs toutes les routes »
de Léo Lagrange
Je fais mienne cette devise et je ressens une vive émotion ce matin quand je vous regarde. Je suis élue, Vice-présidente du Département depuis 10 ans et chaque fois que je m’assieds à cette place, je me demande encore ce que je fais là, comment j’ai pu me retrouver ici, moi la petite fille d’ouvrier à qui on a répété tant de fois qu’il y a des choses qui ne sont pas pour nous, qu’on ne pourra jamais briller et atteindre les sommets.
Certains souhaiteraient effectivement que les choses continuent ainsi. Ils voudraient qu’à l’Ecole (et dans la société) chacun reste bien à sa place.
Ici l’idée que nous défendons c’est donner à chacun toutes les chances d’être à la place qu’il mérite, pas celle que lui a donné sa naissance.
Mesdemoiselles, Messieurs, c’est un immense plaisir de vous accueillir dans cet hémicycle en tant que futurs citoyens actifs du département, surtout pour des actions si ambitieuses.
Partenariat avec Sciences Po depuis 10 ans : pour les accompagner dans leur volonté d’ouvrir davantage les filières d’excellence à tous.
Nous souhaitons à leur côté élargir vos horizons et vous faire prendre conscience de vos capacités. Vous faire découvrir cette école pour vous montrer que vous avez la possibilité d’intégrer ce type d’école prestigieuse et que nous sommes là pour vous y accompagner dans un souci de justice sociale. C’est un tremplin pour vous permettre de vous projeter et d’envisager un cursus de qualité dans tout domaine que ce soit.
Au-delà de la scolarité : donner confiance.
Mais le PEI ce n’est pas que ça. C’est aussi un outil pour apprendre à travailler ensemble, à mener collectivement des projets. Trouver sa place dans un collectif, faire valoir ses atouts, reconnaître ceux des autres, travailler ensemble et aboutir en équipe à une production finale, prendre la parole en public, gérer son stress sont autant d’atouts précieux qui vous permettront de réussir votre scolarité et bien au-delà d’atteindre les sommets que vous aurez l’audace et le courage de viser.
4 Thématiques
Ensemble nous faisons œuvre commune pour plus de justice sociale. Pour que chaque enfant puisse se dire, ose se dire : « une grande Ecole, pourquoi pas moi ? », pour qu’aucun n’ait à se dire un jour « si j’avais su, je l’aurais fait ».
Chers élèves, croyez-en vous ! Ne renoncer à rien, jamais ! »
Mesdames et Messieurs,
Je dois tout d’abord vous présenter les excuses de notre Président Jean-Claude Leroy, retenu sur une autre manifestation.
C’est avec un immense honneur que je le représente en ma qualité de Vice-Présidente en charge de la Culture et des enjeux du Patrimoine, et j’en profite pour saluer mes collègues élues présent(e)s ce matin.
L’inauguration du jardin de la paix indien est le symbole d’une amitié forte et ancienne entre l’Inde et notre pays. Ce jardin rappelle également le lourd tribut payé par nos deux nations à la guerre. Conçu par l’agence indienne Newarch Landscapes LLP, Hues of Peace (Nuances de Paix) entend être un espace de mémoire et de sérénité. Il forme bien ce havre de paix que tous ceux qui ont vécu la guerre espéraient de leurs vœux, afin qu’elle soit « la Der des Ders ». Nous savons toutes et tous ce qu’il est advenu de cet espoir formulé par les anciens-combattants de la Grande Guerre.
Le jardin indien fait partie d’un ensemble de trois jardins de la Paix réalisés avec notre soutien par l’associationArt & jardins | Hauts-de-France. Les deux autres sont le jardin portugais à proximité du cimetière portugais, conçu par les paysagistes Ricardo Gomes et Samuel Alcobia et inauguré le 2 avril 2022 ; et le jardin britannique « No man’s land », près du Saint Vaast Post Military Cemetery, proposé par les architectes britanniques Lynda Harris et Nicholas Tomlan.
Tous les trois sont le fruit d’une très belle collaboration mémorielle, intense et riche. Cette dernière s’intègre parfaitement dans notre volonté de « construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes ».
Ces œuvres, pérennes mais constamment changeantes au fil des saisons, liées indissolublement aux nécropoles et cimetières auprès desquels elles ont été aménagées, offrent l’opportunité d’unir nature et mémoire dans la création artistique, mais aussi de constituer un nouveau chemin de mémoire, alliant entre elles toutes les nations autrefois combattantes.
Le conseil départemental du Pas-de-Calais a décidé d’accompagner financièrement la création de dix jardins de la Paix. Vous pourrez découvrir, sur chaque site, le fruit qu’une petite graine de tolérance et de fraternité a pu donner en germant, un jardin singulier, pensé et dessiné par des artistes venus du monde entier – comme les combattants, autrefois – ; permettez-moi de les féliciter collectivement.
En seulement cinquante et un mois, la Première Guerre mondiale a marqué à jamais le sol de notre département. Conflit « industriel » par excellence, il a frappé avec une ampleur inégalée civils et militaires de tous âges et de toutes nationalités, villes et villages, usines et commerces, champs et forêts. 167 de nos communes ont été anéanties et 57 touchées à plus de 50 % ; et plus de 3 % de ses habitants, c’est-à-dire 33 308 jeunes hommes, ont perdu la vie lors des combats. Mais un seul nombre suffit pour témoigner des souffrances vécues dans notre région, c’est celui des 580 000 noms de soldats morts dans le Nord et le Pas-de-Calais, inscrits sans distinction d’origine, à quelques kilomètres d’ici, sur l’Anneau de la Mémoire. Parmi eux figurent le nom de nombreux soldats indiens.
Confronté à cette empreinte permanente de la guerre, le Département du Pas-de-Calais se devait de prendre une part majeure dans les commémorations comme dans la valorisation de la mémoire de la Grande Guerre. Depuis, les élus ont tenu à rendre sensible à chacun d’entre nous ce qu’ont pu connaître et endurer ses habitants, à témoigner à hauteur d’homme du destin de ceux qui se sont croisés sur ses territoires. Les productions mémorielles, culturelles et touristiques, nées dès 2009 dans le cadre de projets européens et plus encore à partir de 2014, qu’elles soient conçues ou soutenues par le Département, en sont le résultat tangible. Aujourd’hui encore, nous poursuivons l’accompagnement de nombreux projets d’associations ou de collectivités, dans le cadre de notre politique volontariste mémorielle.
L’inscription au patrimoine mondial de l’Humanité des sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale, en septembre 2023, constitue de même, non seulement l’aboutissement du travail accompli collectivement depuis 2011, mais aussi un enjeu mémoriel et touristique majeur pour nos territoires, qui ne peut que nous inciter à poursuivre notre engagement et à répondre pleinement à la confiance, comme aux recommandations, de l’Unesco. Le Président, Jean Claude Leroy rappelle fréquemment « son attachement particulier à transmettre à toutes et à tous, et en particulier à la jeunesse, les valeurs d’humanité et de fraternité, grâce à la connaissance de notre passé. Le travail de mémoire est en effet indispensable pour empêcher l’Histoire de bégayer ».
Monsieur le Maire, votre commune compte deux des quatorze sites du département du Pas-de-Calais inscrits au Patrimoine mondial, parmi les 139 composant ce bien réparti entre France et Belgique. En témoigne le dévoilement, le 12 avril dernier, à l’occasion du 107e anniversaire de la bataille de la Lys, d’une plaque au cimetière portugais par la Ministre déléguée aux anciens combattants.
Ces monuments aux morts, ces cimetières rappellent que notre territoire est connecté à l’Europe et au monde entier, hier au Portugal, aujourd’hui à l’Inde. Il faut imaginer qu’il y a plus d’un siècle, des hommes, parfois des femmes ont parcouru des milliers de kilomètres, ont franchi des continents, ont traversé des océans pour venir mourir dans les tranchées du Nord de la France.
J’aimerais, pour conclure, vous raconter Monsieur l’Ambassadeur, une anecdote. C’est l’histoire d’une amie indienne, dont la famille est originaire de Lucknow, et qui a noué des liens forts avec le Pas-de-Calais. Lors de l’une de ses visites, nous lui avons fait découvrir le cimetière indien de Neuville-sous-Montreuil, sans doute l’un des plus petits cimetières militaires de France. Il compte en effet « seulement » 30 tombes. A notre plus grande surprise, notre amie a éclaté en sanglots en découvrant sur le monument que les morts étaient originaires comme elle de Lucknow.
Etreints par l’émotion, nous nous sommes alors plus à imaginer un jumelage entre la petite commune du Montreuillois et ses 630 habitants et la capitale de l’Uttar Pradesh, gigantesque mégapole à la dimension de l’Inde, forte de ses près de 3 millions d’habitants.
Mesdames et Messieurs, en commémorant les tragédies du passé, nous avons la volonté de construire un monde futur plus juste et moins incertain que ne l’est notre présent. Nous sommes par ailleurs convaincus qu’en cultivant la relation d’amitié entre l’Inde et la France, nous contribuons à rendre ce futur plus désirable et plus sécurisant.
Je vous remercie.
Mesdames, Messieurs,
Si nous sommes ici aujourd’hui c’est parce nous avons tous en mémoire de cet hiver 2023/2024 qui nous ont surpris autant par l’intensité que par les dégâts qu’ils nous ont laissé, ici à Arques nous savons précisément ce que j’évoque.
Au-delà de ces événements, je souhaite axer mon propos autour de la formidable mobilisation et solidarité qui a suivi.
Je peux l’affirmer ici l’ensemble des engagements pris durant la catastrophe ont été honorés.
Je tiens tout d’abord à rendre un hommage appuyé à tous ceux qui n’écoutant que leur courage et parfois au péril de leur vie n’ont pas hésité à se mobiliser pour venir en aide aux sinistrés. Je pense bien entendu aux sapeurs-pompiers en première ligne pour évacuer les populations, mais également aux bénévoles de la Protection civile, aux services de police et de la gendarmerie, les services de l’Etat et le Gouvernement.
Je pense aux élus locaux et les maires des communes en particulier qui ont été sur tous les fronts. Il serait impossible de tous les citer mais nous avons vraiment vus des « maires courage » comme ici à Arques, à Blendecques, à Bourthes, à Saint-Etienne-au-Mont, à Guînes, à La Calotterie et ailleurs.
Je pense aux agents de la voirie départementale qui ont passé plusieurs jours afin de sécurisé le réseau routier et venir en aide aux naufragés de la route, en oubliant par moment nos compétences et notre périmètre d’action, juste pour aider.
Je pense enfin à employés municipaux et à ces milliers d’anonymes qui ont ouverts leurs portes, qui ont préparé des repas, collectés des biens de première nécessité et apporté tout simplement un peu d’humanité et de réconfort, à l’image de ces jeunes du Club de Prévention d’Harnes venus nettoyer les maisons à Blendecques.
Très tôt, à l’initiative des élus départementaux, nous avons aussi décidé de prendre en charge les franchises d’assurance des sinistrés, la Région à travers son Président Xavier Bertrand que je tiens à remercier, a très vite décidé de nous accompagner dans cette initiative en proposant une prise en charge à 50%. En tout c’est près de 5 millions d’euros qui ont été mobilisés pour soutenir les habitants.
Lorsque l’eau s’est retiré, nous avons constaté les dégâts, des routes avaient été emportées, des ouvrages d’art étaient à reconstruire, des bâtiments publics étaient dévastés.
Encore une fois la complémentarité de l’Etat et des collectivités a permis de lancer les chantiers de reconstruction dans les meilleurs délais. Je peux en témoigner ici la solidarité nationale, un des piliers de notre République, a joué parfaitement son rôle. Pour le département du Pas de Calais, les dégâts s’élevaient à plus de 60 millions d’Euros. Sans l’intervention de L’Etat à près de 70%, nous n’aurions pas été en capacité de lancer les chantiers dans un tel délais.
Aujourd’hui encore nous venons d’assister à une formidable démonstration des sapeurs-pompiers du Pas de calais que nous dotons d’un matériel essentiel, sans la synergie de l’Etat, de la Région, du Département, du SDIS et de l’Agence de l’eau nous n’aurions pu effectuer un tel investissement.
De très nombreux investissements ont été réalisés ces dernières années et nous savons qu’il faut aller plus loin. Mais nous continuons collectivement de tirer les enseignements et mettons en œuvre l’ensemble des mesures nécessaires à notre adaptation.
En conclusion,
Cette résilience c’est la force du département du Pas de calais, pas simplement dans l’adversité mais aussi au quotidien nous nous serrons les coudes, nous sommes attentifs aux autres. Nous savons aussi ce qu’est l’égalité et aucun territoire n’est oublié.
Dans une période où la mode est au replis sur soi, à l’égoïsme et au chacun pour soi, continuons de cultiver cette singularité qui fait la spécificité de la population du Pas de calais.
Je vous remercie
Mot de clôture
M. le Président du Département Jean-Claude LEROY
Proposition d’éléments de langage
Françoise – et la petite vidéo – a rappelé l’origine de PAS-DE-CALAIS ACTIF (ex-INSERACTION 62) et l’initiative du Département avec Roland HUGUET en 1995
30 ans, et la « constance de l’engagement » !
Années 1990 : nous étions dans l’installation de la décentralisation, et surtout la mise en place progressive de notre politique d’insertion des bénéficiaires du « RMI »
Constat qu’il manquait quelque chose, pour apporter la crédibilité financière au secteur de l’insertion par l’économique, aux personnes en difficulté créateurs d’entreprises.
Sans faire de bruit, le Département a une nouvelle fois été précurseur !
Pas facile d’être crédible et considéré auprès des banques, des partenaires institutionnels… l’expertise d’INSERACTION 62 (aujourd’hui PAS DE CALAIS ACTIF) a permis la réalisation de centaines, de milliers de projets grâce à un accompagnement et expertise rigoureuse mais qui reste humaine
Une sorte de « gage de sérieux » financier apporté à nos structures et porteurs de projets, et les partenaires bancaires y trouvent également avantage.
Une structure d’intérêt public qui favorise aussi l’émergence de projets du secteur privé, et un outil pour l’égalité des chances en matière de création d’entreprises pour tous dans notre département.
Accompagner, rassurer, mettre en relation, financer, c’est ce qu’apporte Pas-de-Calais actif depuis 30 ans ; grâce à l’énergie des équipes, grâce au soutien de nos institutions et du réseau de partenaires qu’il convient de remercier
Tout ceci, rendu possible grâce à une chose : la constance de l’engagement !
L’engagement dans la gouvernance, puis que PDC actif est présidé par un ou une collègue Conseiller départemental ; c’est l’occasion pour moi de remercier Françoise, mais aussi Caroline, Philippe qui ont « mouillé le maillot » de nombreuses années, et amicale pensée pour Claudette qui nous a malheureusement quittés.
Ce sont aussi nos collègues Conseillers départementaux, qui tiennent leur place au sein du conseil d’administration et qui font vivre avec vous PAS DE CALAIS ACTIF depuis 30 ans. Ils assurent certes l’exercice de leur mandat, mais en cela leur engagement permet à la structure de fonctionner et prendre les bonnes orientations.
L’engagement, c’est aussi donner les moyens d’agir !
Chaque année depuis 30 ans, le Département prévoit dans son budget l’accompagnement financier nécessaire pour permettre à PAS DE CALAIS ACTIF d’exercer ses missions, avec bien évidemment un appui particulier pour les actions qui particpent à notre politique d’Economie Sociale et Solidaire et à l’accompagnement des travailleurs indépendants bénéficiaires du RSA
Malgré un contexte financier plus que contraint pour les Départements de France, nous avons toujours répondu présent pour garantir notre appui à la structure que nous avons créée, et au regard de l’ensemble de services rendus pour le Pas-de-Calais et ses habitants.
L’Economie Sociale et Solidaire et les solutions pour le RSA dans le Pas-de-Calais
PAS DE CALAIS ACTIF est dans notre jargon un « organisme associé » du Département faisant partie intégrante de nos politiques et notamment de notre politique en faveur de l’Economie Sociale et Solidaire.
L’économie de marché est incontestablement le moteur de la création de richesses de notre pays ; Mais elle ne peut pas se passer de justice sociale. Il est également logique de récompenser la prise de risque du capital ; Mais cela ne peut pas être déconnecté des efforts des salariés. C’est un équilibre nécessaire si nous visons collectivement l’unité nationale dans une société apaisée.
En ce sens, l’Economie Sociale et Solidaire montre une voie avec une répartition équilibrée du fruit de la production, une place pour chacun dans la gouvernance de l’entreprise et une prise en compte des priorités environnementale.
PAS DE CALAIS ACTIF a un rôle essentiel dans cette politique ESS, en accompagnant la structuration financière des projets et des entreprises, à tous les stades de leur vie : création, développement et parfois difficultés
Notre collège Bénédicte MESSEANNE-GROBELNY mène cette politique dans le Pas-de-Calais avec une motivation sans faille et une grande énergie ; cette amibien politique a été réaffirmée par notre assemblée départementale cette année.
S’agissant de l’accompagnement à l’emploi des personnes bénéficiaires du RSA, PAS DE CALAIS ACTIF mène une action particulière pour assurer des diagnostics de situation. Il faut notamment faire le point si une activité peine à décoller, trouver des solutions de développement pour permettre la sortie pérenne du RSA. Mais parfois d’autres options sont préférables et se sont des équilibres fragiles où se mêlent les contraintes financières à l’humain.
Le rôle irremplaçable de l’initiative publique, y compris dans l’économie
PAS DE CALAIS ACTIF est la démonstration que l’initiative économique, pour qu’elle soit accessible à tous, a besoin d’organisme d’intérêt général pouvant apporter conseils, appui et financement aux projets dans nos territoires.
Tout comme l’accès à l’éducation est une ressource proposée à tous, c’est une forme de service public rendu par la collectivité que de permettre à chacun de nos concitoyens de pouvoir être épaulé et accompagné dans un projet d’activité.
De toute façon, l’activité économique ne peut pas se passer de l’initiative publique. Cela passe par des structures d’accompagnement telle que Pas-de-Calais Actif mais cela passe aussi par les chantiers portés par l’Etat et les collectivités locales. Qu’ils soient grand ou plus petits, ils sont le moteur de l’activité de bon nombre de PME, d’artisans et même les grandes entreprises de BTP.
Cela passe par les chantiers qu’engage chaque année le Département, que ce soit sur les routes, les bâtiments départementaux ou les collèges. Mais cela passe aussi par notre accompagnement des communes dans leurs projets : rénover une école, réaménager une place de village ou la création d’espaces verts par exemple.
Nous sommes même appelés à contribuer financièrement là où la répartition des compétences devrait nous empêcher d’être comme le creusement du Canal Seine Nord Europe !
Mais ce qui compte pour nous c’est l’emploi local qu’il y a au bout, notamment par le biais de la clause sociale d’insertion, et les perspectives d’avenir pour le Pas-de-Calais et ses habitants.
Des situations à conforter pour les collectivités et notamment les Départements
Reste que pour répondre à tous ces enjeux, le Département doit pouvoir dégager des marges de manoeuvre budgétaires qu’il est de plus en plus difficile à obtenir. Et c’est dans ce contexte budgétaire particulièrement contraint que s’inscrit désormais notre partenariat.
Cette situation n’est satisfaisante pour personne. Ni pour nous, parce que notre action s’en trouve limitée, ni pour vous, parce que votre modèle économique en souffre, ni pour la population du Pas-de-Calais qui en subit forcément les conséquences.
Il est donc temps d’engager un autre modèle et sans doute une nouvelle phase de la décentralisation dans laquelle le financement des politiques sociales ne se fait pas au détriment de l’accompagnement et de la prévention. C’est là aussi un équilibre que j’entends défendre dans les semaines à venir.
En attendant ce débat, chacun de nous, partenaires du Groupement, avons notre pierre à l’édifice pour permettre de poursuivre l’action qui démontre chaque jour son rôle indispensable, et cela pour au moins les 30 prochaines années.
Sachez que l’engagement du Département pour PAS DE CALAIS ACTIF reste intact et fort de la conviction des premiers jours, dans sa gouvernance et dans son accompagnement financier, pour participer à une économie plus juste et solidaire dans le Pas-de-Calais !
Rapport n°1- Budget Primitif 2025
Position du Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen
Mireille HINGREZ-CEREDA
Mes chers collègues,
A entendre les analystes en tout genre, les Think tank de tous poils et certains élus nationaux n’ayant jamais exercé la moindre responsabilité locale mais ayant un avis sur tout, je me dis que, quand même, il y aurait parfois de quoi baisser les bras…
Il suffit pourtant de mettre le nez 5 minutes dans ce Budget départemental 2025 pour comprendre le caractère indispensable de notre action et pour constater l’esprit de responsabilité qui est le nôtre face à ce qui s’apparente de plus en plus à de la maltraitance institutionnelle.
Depuis des années l’Etat nous dit : «Vous devez verser 1 000 € d’allocation à notre place mais je ne vous donne en compensation que 500 €, voire même plutôt 350 € ; Débrouillez-vous pour trouver ce qu’il manque ! ».
Désormais ce même Etat nous dit en plus : « J’augmente vos charges mais je baisse vos dotations tout en vous empêchant de trouver des recettes nouvelles. Et si une recette devient un tant soit peu dynamique alors je la plafonne histoire de compliquer encore plus votre situation ! ».
Cette méthode ubuesque pourrait être risible si nous ne parlions pas ici du quotidien de la population du Pas-de-Calais, de l’enfance en difficulté, des jeunes, des personnes sans emploi, des personnes âgées en perte d’autonomie et de celles en situation de handicap.
Et comme si cela ne suffisait pas, j’attire votre attention sur un point de vigilance qu’il nous faudra avoir dans les semaines qui viennent concernant les Fonds Européens.
La Présidente de la Commission européenne a en effet appelé à une réaffectation des enveloppes de la programmation 2021-2027 de la politique de cohésion vers les priorités liées à la défense, la sécurité et la migration. Or, je vous rappelle que ces fonds européens de cohésion financent aujourd’hui une large part de notre politique d’insertion et que les conséquences seraient lors loin d’être neutres.
Par ailleurs, on évoque aussi une recentralisation de la gestion des fonds de l’Union Européenne ; l’Etat pourrait alors gérer le FSE à la place des collectivités locales et réorienter ces fonds vers ses propres priorités. C’est exactement ce qui s’est passé avec le Fonds de Transition JUSTE, créé pour soutenir les territoires confrontés à des difficultés et qui a finalement servi à financer MaPrimeRénov’ !
Ma PrimeRénov’ dont on apprend d’ailleurs aujourd’hui, par le biais de la Ministre en charge des comptes publics, que 250 M€ de fraudes ont été détectées en 2024 émanant de fausses entreprises et de fausses déclarations de travaux. Comme quoi la fraude n’est pas toujours là où on le dit !
Reste qu’au final c’est toujours moins de recettes pour mener nos politiques départementales alors que les besoins sont là et ne sont pas prêts de disparaitre. Vous savez bien que c’est même l’inverse et qu’il reste des solutions financières pérennes à trouver pour faire face au vieillissement de notre population.
En attendant, il faut bien trouver des solutions pour boucler ce budget 2025 et c’est tout le sens du travail de rationalisation qui a été engagé.
Ayant moi-même la responsabilité de plusieurs de champs de compétence, je peux témoigner de la difficulté de l’exercice et de ce qu’il a fallu comme énergie et comme inventivité à chaque Vice-Président et aux services pour rendre une copie équilibrée. Evidemment personne ne baisse des budgets par gaieté de cœur surtout quand nous sommes persuadés de l’intérêt de notre action.
Alors j’entends bien l’opposition qui n’est pas avare de leçons, pour ne pas dire de reproches, sur ce que nous ferions mal et sur ces ratios qui devraient être meilleurs…
Mais que dîtes-vous au gouvernement et qui n’a de cesse de nous mettre la tête sous l’eau ?
Où sont vos propositions précises et concrètes sur les économies à réaliser alors qu’entre la posture et le néant il y a largement la place pour des solutions constructives ?
Nous n’allons pas attendre encore 6 mois que ces propositions viennent ; Il nous faut avancer. Nous n’allons pas non plus nous cacher derrière une abstention de vote à ce budget.
Nous n’en profiterons pas non plus pour faire des publications de propagande sur les réseaux sociaux devant les portes de nos partenaires pour dire qu’on les abandonne et que « vraiment ce n’est pas bien » !
Non, nous préférons voter ce Budget 2025, en responsabilité et en assumant toutes les décisions, même si c’est difficile.
Nous assumerons cette augmentation de 0,5 point de DMTO, qui ne compensera même pas ce que nous n’aurons pas avec le gel de la TVA. Nous la voterons notamment parce qu’elle ne s’applique pas aux primo-accédants et donc aux jeunes cherchant leur premier logement. Habitant sur la Côte, je ne connais que trop cette problématique liée à la pression immobilière qui mériterait un encadrement plus conséquent.
Nous assumerons aussi les baisses de budgets et les réductions de voilure même si nous n’en portons pas la responsabilité. 50 M€ de non-dépenses ce ne sont pas que de simples lignes dans un document budgétaire, ce sont surtout des conséquences concrètes sur l’ensemble de nos compétences.
Certaines collectivités, à l’instar d’un Javier MILEI ou d’un Elon MUSK, ont fait le choix de couper à la hache, pour ne pas dire à la tronçonneuse, dans certaines de leurs compétences. Ce n’est pas le choix que nous avons fait ici en conservant toutes nos compétences, qu’elles soient obligatoires ou volontaires, parce que toutes sont utiles et complémentaires.
Nous procédons aussi ainsi parce qu’il faut arrêter de laisser croire qu’il suffit de supprimer la Communication, qui représente 0,17% du budget, pour ne rien réformer à l’APA. Arrêter de dire aussi qu’un rond-point en moins est la solution à tout, mélangeant au passage et de façon volontaire le fonctionnement et l’investissement.
Quand 76% d’un budget est consacré à l’action sociale, il faut bien étudier toutes les pistes d’optimisations y compris sur le champ des solidarités.
Nous ne pouvons pas non plus laisser croire que la règle adoptée est celle d’une baisse mécanique et uniforme parce que chaque cas a été étudié, le dialogue avec les partenaires est largement engagé et il ne s’est jamais arrêté ici à un simple arrêté de subvention.
Ce qui compte c’est la ligne que nous avons adoptée et celle-ci est claire ! Les adaptations qui s’imposent à nous ne doivent pas remettre en cause la qualité du service aux usagers ni les conditions de travail des agents de notre collectivité. Le maintien de l’emploi est aussi pour nous une préoccupation forte et c’est un critère primordial dans le dialogue avec les partenaires.
Malgré cette asphyxie financière organisée par le gouvernement et grâce à ce travail collectif de rationalisation, nous arrivons à un Budget départemental de plus de 2 milliards €. Un budget de plus de 2 milliards € qui protège et n’abandonne personne.
Un budget avec également une capacité d’investissement qui reste importante, à la hauteur de ce qui a été réalisé en 2024, pour poursuivre la modernisation de nos collèges et pour sécuriser les routes. Et vous savez bien que ce niveau d’investissement dépend de notre capacité d’emprunt et des marges que nous trouvons sur notre fonctionnement.
Un budget d’investissement avec 43 M€ consacrés aux projets des territoires et des communes et des intercommunalités en particulier.
Parce que là aussi il faut être cohérent… Que devons-nous dire aux maires des communes lorsqu’ils sollicitent le Département pour la construction d’une piscine, pour la rénovation d’équipement sportif ou culturel, pour une voie verte ou de la voirie ? Etes-vous prêts à aller leur dire : « désolés, cette année c’est l’abstention sur les subventions » ?!
Ce n’est en tout cas pas notre conception de la démocratie locale et nous avons bien conscience que l’avenir du Pas-de-Calais et de son attractivité se finance aujourd’hui.
Pour toutes ces raisons, par solidarité avec la population et nos partenaires, par ambition pour notre département et par fidélités à nos valeurs, nous voterons donc ce Budget Départemental 2025.
Mes chers collègues,
En deux siècles d’existence, les Départements n’ont cessé de démontrer leur résilience et leur capacité à se réinventer. Né dans les soubresauts de la Révolution, traversant les changements de régime et le zèle des bureaucrates le Département est plus que jamais l’échelon de proximité indispensable à l’efficacité de l’action publique.
À l’inverse, les crises qu’a traversées et continue de subir la France ont révélé l’impotence d’un État centralisé rompu aux projections abstraites, et éloignées des réalités du terrain. Elles ont montré combien, face à l’urgence des situations, l’inertie administrative et l’uniformité de normes mal pensées, ont empêché les collectivités d’agir utilement.
Le Département, par ses missions et sa juste distance, parce qu’il est de plain-pied avec ses racines, avec son quotidien et son avenir, est ce « chaînon » qui garantit la cohésion territoriale de notre pays.
Cela fait aujourd’hui 235 ans que les Départements de France sont au service des Français. Jamais ils n’ont été aussi reconnus dans leurs missions essentielles de solidarité sociale et territoriale ; et jamais ils n’ont été aussi menacés, dans leur existence même, par l’asphyxie budgétaire qui leur est infligée.
Construire un budget alors que la France n’avait pas encore adopté le sien fût une expérience inédite et compliquée pour l’ensemble des collectivités. A fortiori, lorsque jour après jour, annonce après annonce, le Gouvernement fait encore peser beaucoup d’incertitudes quant à l’ampleur des contraintes financières qu’il nous impose. Mais, nous voici donc arrivés au terme d’un véritable marathon budgétaire où, décidément, rien n’aura été simple, une chose est sûre, l’Etat et le Gouvernement nous demande d’en faire autant si ce n’est plus avec toujours moins de moyens.
En 2025, les collectivités locales devraient contribuer à l’effort de réduction des déficits publics à hauteur de 2,2 milliards d’€. Comme l’indique le Président du Comité des Finances Locales, André LAIGNEL, nous serons bien au-delà notamment parce que l’État n’en a pas terminé avec cette méthode qui consiste à décider depuis Paris des hausses qui nous concerne sans nous donner les moyens de les payer. Charge à nous de trouver la différence en faisant toujours plus d’économies.
La dernière décision en date c’est la hausse du taux de cotisation des employeurs territoriaux à la caisse nationale de retraite qui impacte directement notre budget dédié au personnel.
L’État n’a toujours rien résolu non plus de ce manque de compensation concernant les Allocations Nationale de Solidarité que nous versons à sa place et qui obligent tous les Départements de France à trouver des solutions de plus en plus improbables.
Enfin, le Gouvernement n’a tiré aucune leçon de ce bazar fiscal qu’il a organisé durant toutes ces dernières années au détriment du Département, dans une incompréhension générale.
Il y a deux ans, il nous a été promis, la main sur le cœur, qu’une part de la TVA pour compenser la disparition de la taxe sur le foncier bâti amènerait du dynamisme à nos recettes. Cette parole est aujourd’hui tout simplement reniée avec une part de TVA largement encadrée.
Il y a quelques semaines, j’entendais le maire du Touquet, Daniel FASQUELLE (ou « un maire du Montreuillois ») dire que nous étions « pénalisés par un État qui nous fait les poches chaque année un peu plus ». Je dois reconnaître que si la formule est expéditive, elle n’en est pas moins dénuée de vérité.
Aussi, dans ce contexte très contraint de préparation budgétaire, je tiens à remercier l’ensemble des élus et des groupes politiques pour le travail fourni. En plus de la concertation habituelle au sein des Commission Thématique, nous avons créé une Commission Budgétaire spécifique où chaque Vice-Président a pu exposé sa feuille de route et chaque Groupe politique faire part de ses propositions.
Ces remerciements je les adresse également à notre administration qui a dû travailler sur plusieurs options et faire preuve de beaucoup d’anticipation et de souplesse. Chacun a fait preuve de responsabilité et de professionnalisme et je sais pouvoir compter sur nos agents pour s’adapter au mieux aux décisions prises dans ce budget 2025.
Nous ne sommes pas élus pour renoncer mais pour agir alors, une nouvelle fois, c’est en responsabilité que nous arrêterons aujourd’hui un Budget équilibré fait de choix et d’adaptations aux circonstances. Comme l’a si bien dit Antoine de Saint Exupéry « pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de prévoir mais de le rendre possible ». Reste que les circonstances ne doivent pas servir d’alibi…
Les circonstances c’est notamment ce contexte international qui oblige notre pays à prendre en considération la menace Russe ainsi que le désengagement des Etats-Unis vis-à-vis de l’Europe.
L’alibi c’est cette manière pour les plus libéraux d’en profiter pour opposer Budget de défense à Budget social. Comme si les deux étaient forcément liés et devaient nous conduire inexorablement à l’austérité.
Il y a pourtant des leçons du passé qui devrait nous servir de boussole et nous permettre de sanctuariser notre modèle social.
« La sécurité nationale et la sécurité sociale sont pour nous des buts et des impératifs conjugués ». Ces mots sont ceux du Général De Gaulle et doivent je pense parler à certains ici.
Souvenez-vous aussi des décisions prises durant le Front Populaire qui ont permis l’unité de la France et des français.
Des décisions fondamentales pour les salariés des entreprises, à travers les Accords de Matignon, mais aussi pour les salariés agricoles et l’agriculture.
Des décisions sociales aussi à l’image des celles prises par les premières femmes ministres, comme Suzanne LACORE, au profit des enfants défavorisés et du handicap ou avec la création des premières cantines scolaires. Là encore des mesures qui raisonnent forcément dans notre hémicycle.
Mais toutes ces avancées sociales n’ont pas empêché Léon BLUM de faire preuve de responsabilité et d’investir massivement dans la défense de notre pays. C’est le budget de la défense qui a été largement augmenté, c’est l’industrie de l’armement qui s’est largement développée et c’est même la nationalisation des industries aéronautiques qui a été menée, sous l’égide du Ministre Pierre COT.
Comme quoi Budget de solidarité et Budget de la défense peuvent aussi aller de pair !
Il devient d’ailleurs de plus en plus insupportable de devoir presque s’excuser d’être la collectivité de la solidarité.
Cette solidarité, ce social tant décrié, c’est ce qui a permis l’année dernière dans le Pas-de-Calais à plus de 28 000 personnes âgées dépendantes de pouvoir rester à domicile et à plus de 10 000 autres d’être prises en charge en établissement. Tout cela grâce à l’APA pour lequel nous augmenterons notre budget de 7 millions d’€ encore cette année.
Ce social c’est ce qui permet l’accompagnement par le PCH de 9 600 personnes en situation de handicap ; c’est 1300 bénéficiaires de plus que l’année dernière.
Ce social, ce sont des centaines d’enfants que nous protégeons en établissement, en accueil familial ou en milieu ouvert parce que les carences parentales sont là.
Ce social se sont ces 6 000 familles accompagnées l’année dernière au titre de l’aide au logement qui n’ont finalement pas sombrées.
Ce social c’est enfin plus de 300 personnes éloignées de l’emploi sensibilisées l’année dernières aux métiers du BTP, ce sont les freins à l’emploi qui se lèvent, c’est la formation pour être opérationnels sur les chantiers du Canal Seine Nord Europe, comme nous l’avons vu récemment à Riencourt-lès-Bapaume.
En 10 ans, le nombre de bénéficiaires du RSA est passé de 78 000 à près de 50 000 dans le Pas-de-Calais et je ne crois pas que la dynamique économique suffise à expliquer cela.
Alors ce budget 2025 sur lequel vous allez être appelés à vous exprimer restera un budget qui protège, ce que nous assumons avec fierté.
J’en profite d’ailleurs pour réitérer nos remerciements collectifs et notre confiance à tous les travailleurs sociaux et les familles d’accueil qui ont une mission difficile mais si importante pour la cohésion sociale dans notre département.
Alors bien sûr, quand 76% du budget départemental est destiné à la santé et à l’action sociale, on peut difficilement réaliser 50 millions d’€ d’économies imposées par le Gouvernement sans adapter les dispositifs liés à la solidarité. C’est tout le travail qui a été engagé mais sans aucun renoncement ni abandon.
Un budget départemental proposé à plus de 2 milliards d’€ dans lequel nous refusons la suppression de nos politiques volontaristes, pour l’éducation, pour le sport, pour la culture, pour la vie associative et la jeunesse, pour l’engagement solidaire et citoyen.
Supprimer nos politiques volontaristes, comme l’ont fait certaines collectivités, ne suffirait pas à financer nos politiques obligatoires. Mais surtout, ces politiques volontaristes c’est ce qui fait le lien dans une société qui en a tellement besoin.
Ce budget c’est enfin une proposition du maintien d’un haut niveau d’investissement pour construire l’avenir du Pas-de-Calais et garantir l’emploi.
Malgré les difficultés nous poursuivons donc les ambitions fixées dans notre projet de mandat et, comme je m’y étais engagé, si tôt le budget voté, nous renverrons dans les commissions thématiques un premier bilan de cette feuille de route départementales fixée en début de mandat.
Sans perdre de temps, cette après-midi nous étudierons plusieurs mesures liées à la jeunesse qui reste, plus que jamais, une priorité de notre action départementale.
Nous verrons enfin les modalités 2025 de l’appel à projets visant la modernisation des services aux habitants des quartiers prioritaires. Tout comme nous le faisons pour les équipements publics en milieu rural avec le FARDA, nous pouvons être très fiers de cette politique pour l’enfance, la jeunesse et l’éducation dans les quartiers, amenant toujours plus d’égalité et d’humanité.
Ce besoin d’humanité, c’est d’ailleurs un des enseignements majeurs d’une vaste enquête menée récemment sur les inégalités d’accès aux services publics. Nous aurions tort de négliger ce besoin qui n’est pas qu’une question générationnelle.
Mais avant de commencer nos travaux de la journée, je me devais de vous donner quelques informations.
La première concerne la solidarité qui perdure entre nos territoires. Ainsi, après les périodes d’inondations que notre département a subies, nous continuons de percevoir des gestes de solidarités et notamment 200 000 € de dons émanant des 7 Départements de la région Parisienne.
L’autre information concerne le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Pas-de-Calais pour lequel nous prévoyons un budget de 90,5 millions € avec une hausse de 2,5 millions € par rapport à l’an dernier. Avec plus de 63% de part départementale dans le budget du SDIS, nous restons un des Départements le plus engagé budgétairement de France.
Il y a quelques temps j’ai saisi le Ministre de l’Intérieur sur le fait que le SDIS ne bénéficiait pas de fonds solidaire alors que nos sapeurs-pompiers sont particulièrement mobilisés par les conséquences de la question migratoire sur nos côtes. Nous avons été entendu sur ce problème et je remercie l’État d’avoir accepté de revoir sa procédure. Cela pourrait ramener 2 millions € supplémentaires pour nos sapeurs-pompiers qui en ont bien besoin.
Enfin, pour ouvrir cette séance, nous accueillons avec grand plaisir le Colonel Stéphane CONTAL, le nouveau directeur départemental et chef de corps des sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais. Nous lui souhaitons la bienvenue dans le Pas-de-Calais et lui assurons tout le soutien de notre collectivité pour mener à bien tous les chantiers engagés par le SDIS.