Nous exprimons notre profonde inquiétude et notre vive indignation à la suite de la liquidation judiciaire de l’entreprise Durisotti, implantée à Sallaumines depuis 1956, ainsi que des conséquences qu’elle entraîne pour l’ensemble des sociétés du groupe GTE Automotive, notamment Créafer à Avion, la SPAC à Lesquin et Klégé à Bapaume.
Cette décision frappe de plein fouet 161 salariés et leurs familles, auxquels s’ajoutent les nombreux emplois menacés dans les autres filiales du groupe. Derrière ces chiffres se trouvent des femmes et des hommes, des compétences reconnues, des savoir-faire industriels précieux et des familles dont l’avenir est aujourd’hui plongé dans l’incertitude.
Cette situation suscite une incompréhension d’autant plus forte que l’activité de l’entreprise reposait sur un carnet de commandes conséquent, démontrant l’existence d’un marché, d’un savoir-faire reconnu et d’une capacité de production répondant à des besoins économiques réels.
Une nouvelle fois, notre territoire est confronté aux conséquences de logiques financières qui privilégient les intérêts des actionnaires au détriment de l’emploi, de l’industrie et de l’avenir des territoires. Une entreprise ne peut être réduite à une simple ligne comptable. Elle est avant tout constituée de salariés qui produisent les richesses, développent les compétences et font vivre l’économie locale.
Le bassin minier et plus largement le Pas-de-Calais ont déjà payé un lourd tribut aux restructurations industrielles, aux fermetures d’usines et aux délocalisations. Nous refusons de voir disparaître une nouvelle fois des outils de production viables, alors même que les besoins existent et que les travailleurs démontrent chaque jour leur engagement.
Face à cette situation, les élus du groupe communiste et républicain et les élus du groupe socialiste, républicain et citoyen du conseil départemental du Pas-de-Calais demandent solennellement au Gouvernement :
Nous affirmons notre totale solidarité avec les salariés de Durisotti, de Créafer, de la SPAC et de Klégé, ainsi qu’avec leurs familles.
Nous rappelons que l’emploi industriel constitue un enjeu majeur pour l’avenir du Pas-de-Calais et de la France. L’industrie est une richesse nationale. Elle ne peut être abandonnée aux seules logiques financières.
En conséquence, les élus du groupe communiste et républicain du conseil départemental et les élus du groupe socialiste, républicain et citoyen du Pas-de-Calais appellent le Gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver les emplois concernés, garantir l’avenir industriel des sites menacés et empêcher que les travailleurs soient une nouvelle fois les victimes de stratégies financières qui les dépassent.
Jean-Marc TELLIER, Président du groupe communiste et républicain
Anouk BRETON, Valérie CUVILLIER, Audrey DESMARAI, Carole DUBOIS,
René HOCQ, Michèle JACQUET, Laurence LOUCHAERT, Brigitte PASSEBOSC,
Mireille HINGREZ-CEREDA, Présidente du groupe socialiste, républicain et citoyen
André KUCHCINSKI, Vice-Président du groupe socialiste, républicain et citoyen
Jean-Claude LEROY, Président du Conseil Départemental,
Fatima AIT CHIKHEBBIH, Olivier BARBARIN, Maryse CAUWET, Sébastien CHOCHOIS, Jean-Jacques COTTEL, Jean-Louis COTTIGNY, Alain DE CARRION, Jean-Claude DISSAUX, Blandine DRAIN, Jean-Luc DUBAELE, Philippe DUQUESNOY, Laurent DUPORGE, Delphine DUWICQUET, Raymond GAQUERE, Karine GAUTHIER, Pierre GEORGET, Séverine GOSSELIN, Ludovic IDZIAK, Daniel KRUSZKA, François LEMAIRE, Emmanuelle LEVEUGLE, Ludovic LOQUET, Daniel MACIEJASZ, Caroline MATRAT, Bénédicte MESSEANNE-GROBELNY, Alain MEQUIGNON, Sandra MILLE, Evelyne NACHEL, Bertrand PETIT, Benoît ROUSSEL, Véronique THIEBAUT, Françoise VASSEUR, Sophie WAROT-LEMAIRE, Florence WOZNY, Cécile YOSBERGUE.