L’École est bien plus qu’un lieu d’apprentissage. Elle est l’espace où se construit la citoyenneté, où les élèves apprennent à vivre ensemble, à respecter les règles collectives et à trouver leur place dans la société. Cette mission essentielle ne repose pas uniquement sur les enseignants. Chaque jour, les assistants d’éducation contribuent à faire vivre l’École de la République.
Encadrement des élèves, gestion des absences et des retards, prévention des conflits, accompagnement des projets éducatifs, dialogue avec les familles : les assistants d’éducation sont des acteurs indispensables de la communauté éducative. Ils sont également les premiers à repérer les situations de mal-être, de harcèlement ou de violence. Pour de nombreux jeunes, ils constituent une personne de confiance, un adulte référent vers qui se tourner lorsque les difficultés apparaissent.
Pourtant, malgré leur rôle essentiel, les assistants d’éducation sont souvent confrontés à une faible reconnaissance de leurs missions, à des perspectives d’évolutions limitées et à des conditions d’emploi précaire.
Depuis plusieurs années, les établissements scolaires souffrent d’un manque chronique d’effectif. Alors que les besoins augmentent et que les situations auxquelles sont confrontées les personnels se complexifient, l’État envisage encore de réduire le nombre de postes.
À cela s’ajoute une précarité devenue structurelle. En 2025, moins d’un assistant d’éducation sur cinq bénéficie d’un contrat à durée indéterminée. Pour accéder à cette stabilité, il faut souvent attendre six années d’exercice. Pendant ce temps, des milliers de jeunes professionnels enchaînent les contrats précaires, sans perspective claire d’évolution et souvent avec un salaire qui n’est pas à la hauteur des missions assurées.
Cette situation n’est plus acceptable.
Nous demandons le renforcement des moyens humains dédiés à la vie scolaire afin de répondre aux besoins des établissements scolaires.
Les élus du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen appellent le Gouvernement à ouvrir, sans délai, de véritables négociations avec les organisations représentatives afin de construire un véritable statut national des assistants d’éducation, afin d’améliorer les conditions d’emploi, avec une
grille salariale nationale permettant une réelle revalorisation des rémunérations, ainsi qu’un accès renforcé à la formation initiale et continue.
Nous souhaitons également que soit engagé un plan de recrutement à la hauteur des besoins de nos établissements.
Parce qu’il n’y a pas d’école sereine sans personnel reconnu et protégé, soutenir les assistants d’éducation, c’est défendre l’avenir de notre service public de l’éducation.
Mireille HINGREZ-CEREDA, Présidente du groupe socialiste, républicain et citoyen
André KUCHCINSKI, Vice-Président du groupe socialiste, républicain et citoyen
Jean-Claude LEROY, Président du Conseil Départemental,
Fatima AIT CHIKHEBBIH, Olivier BARBARIN, Maryse CAUWET, Sébastien CHOCHOIS, Jean-Jacques COTTEL, Jean-Louis COTTIGNY, Alain DE CARRION, Jean-Claude DISSAUX, Blandine DRAIN, Jean-Luc DUBAELE, Philippe DUQUESNOY, Laurent DUPORGE, Delphine DUWICQUET, Raymond GAQUERE, Karine GAUTHIER, Pierre GEORGET, Séverine GOSSELIN, Ludovic IDZIAK, Daniel KRUSZKA, François LEMAIRE, Emmanuelle LEVEUGLE, Ludovic LOQUET, Daniel MACIEJASZ, Caroline MATRAT, Bénédicte MESSEANNE-GROBELNY, Alain MEQUIGNON, Sandra MILLE, Evelyne NACHEL, Bertrand PETIT, Benoît ROUSSEL, Véronique THIEBAUT, Françoise VASSEUR, Sophie WAROT-LEMAIRE, Florence WOZNY, Cécile YOSBERGUE.